Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Si l'on pouvait se reconnaître
Guieu Jean-Michel
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782343255569
Un homme sur le quai d'une gare, au petit matin. Il s'appelle Adam. Il attend un homme, "noir aux yeux de l'océan", qui ne lui ressemble pas. Pourtant, sur cette photo que sa mère lui aurait donnée juste avant de mourir, il cherche le père qu'il n'a pas eu, qui aurait une histoire héroïque à lui léguer, un père qui saurait l'aimer pour ce qu'il est. Dans l'attente de son arrivée, Adam va préparer son discours, son visage, son regard, pour que ce père ne l'abandonne pas, pour espérer le rendre fier, d'un fils qu'il n'a pas reconnu. D'un fils qu'il pourrait ne pas reconnaître. Cette pièce questionne la recherche de la paternité, par-delà la couleur de peau, la classe, la culture, le sang. Peut-on écrire un destin commun, oublieux des dissensions raciales, des écartèlements de la société ? Quel monde construire sur un mirage, un malentendu ?
Résumé : Le 11 novembre 1918, au terme d'un conflit d'une ampleur inédite, Georges Clemenceau prévient : "Nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être plus difficile". Dès les premiers jours de la guerre, l'espoir de bâtir une nouvelle ère de paix a, en effet, agi comme l'un des principaux ressorts de l'acceptation de la lutte. Mais sa prolongation durant cinquante-deux longs mois et l'immensité des sacrifices qu'elle a imposés aux Français font désormais de la paix une aspiration viscérale venue des profondeurs du corps social et à laquelle la "paix des vainqueurs" de 1919 n'a pu répondre que de manière imparfaite. L'obsession d'écarter à tout jamais le péril d'une nouvelle guerre explique alors l'énorme popularité qui entoure, dans la seconde moitié des années 1920, la politique d'Aristide Briand en faveur du rapprochement franco-allemand et de la réconciliation européenne, préfiguration d'une paix solide et durable. La décennie qui suit la Grande Guerre mérite ainsi d'être davantage considérée pour elle-même, en s'affranchissant de la tentation de tout regard rétrospectif qui n'envisagerait la période qu'à la lumière de l'évolution tragique des années 1930. Loin d'être une sorte d'"entre-deux", les années 1920 possèdent leur propre cohérence et leur propre virtualité, qu'illustre une floraison d'idées et d'expériences inédites dans tous les domaines de la pensée et de l'action. Une France nouvelle est bel et bien en train de s'inventer, même si ce n'est pas toujours sans angoisse.
Decaux Emmanuel ; Guieu Jean-Michel ; Jeannesson S
Plus que jamais, le monde a besoin d'une solidarité internationale pour relever les multiples défis auxquels il est aujourd'hui confronté : faire prévaloir la paix et le droit face au recours à la force qui mène aux conflits ; pourvoir au développement économique et social et lutter contre les inégalités ; assurer collectivement la gestion des grands réseaux et des biens publics mondiaux (climat, énergie, environnement, santé, numérique...) dont dépend l'avenir de l'humanité. Face à une crise du système international qui évoque certaines heures sombres de notre vingtième siècle européen, cet ouvrage propose au lecteur quinze portraits parmi celles et ceux qui, confrontés à la violence de leur temps, décidèrent de mettre leur vie au service de la paix, de la solidarité et de valeurs humanistes. Ces Français, loin de travailler seuls, surent s'associer à d'autres de ces acteurs visionnaires, Européens, Américains, Asiatiques ou Africains, qui voulurent aller aussi loin que leur époque le permettait. Ces portraits et études ont été conçus et rassemblés pour rappeler au lecteur le chemin parcouru et éclairer sa réflexion sur le multilatéralisme et sa quête inlassable de la paix et du bien commun.
L'idée d'une paix durable fondée sur le droit a représenté le grand espoir d'un XXe siècle traumatisé par deux guerres mondiales. Première incarnation de cet idéal, la Société des Nations (1919-1946) a suscité en sa faveur un mouvement de soutien qui s'est employé à relayer l'" esprit de Genève " auprès de l'opinion française. A l'opposé d'un " pacifisme sentimental " ou naïf qui leur est souvent associé, ce livre entend montrer que les militants pour la SDN ont défendu une conception nouvelle des relations internationales, visant à limiter, sinon à abolir, la violence entre les Etats souverains par le recours à des règles juridiques. L'histoire de ce militantisme français reste essentielle pour comprendre un combat politique dont les succès et les échecs alimentent encore les réflexions contemporaines en matière d'organisation de la communauté internationale - multilatéralisme, coopération internationale, sécurité collective, désarmement, justice internationale, universalisme/régionalisme, etc. -, de l'ONU à l'Union européenne.
Entre de Gaulle et les républicains il y a d'abord, il y aura toujours le coup d'Etat".Toute la thèse de François Mitterrand tient dans cette courte phrase. Paru en mai 1 964, Le Coup d'Etat permanent est un livre de combat. Mitterrand veut "s'attaquer au gaullisme", et c'est avec un sens aiguisé de la formule qu'il dresse un réquisitoire minutieux et féroce contre le régime du Général. Il dissèque chacun des actes du gouvernement, dénonce le "pouvoir personnel" instauré par de Gaulle depuis son retour aux affaires en 1958, engage à une vigilance républicaine de tous les instants contre tous les pouvoirs. Avec ce livre, Mitterrand fait franchir à son combat une nouvelle étape: en choisissant l'arme littéraire pour affronter le Général, il prend à son tour date avec l'Histoire, ayant l'intuition que son propre destin doit passer par une opposition encore plus irréductible au gaullisme, quitte à en caricaturer la présentation de façon à susciter le débat. Devenu, dix-sept ans plus tard, président de la Ve République, François Mitterrand jugera inutile de "continuer de promener une polémique qui appartient à l'histoire". Il n'en considérait pas moins ce Coup comme son meilleur ouvrage.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.