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Le rameau et le glaive. Les militants français pour la Société des Nations
Guieu Jean-Michel
SCIENCES PO
28,50 €
Épuisé
EAN :9782724610901
L'idée d'une paix durable fondée sur le droit a représenté le grand espoir d'un XXe siècle traumatisé par deux guerres mondiales. Première incarnation de cet idéal, la Société des Nations (1919-1946) a suscité en sa faveur un mouvement de soutien qui s'est employé à relayer l'" esprit de Genève " auprès de l'opinion française. A l'opposé d'un " pacifisme sentimental " ou naïf qui leur est souvent associé, ce livre entend montrer que les militants pour la SDN ont défendu une conception nouvelle des relations internationales, visant à limiter, sinon à abolir, la violence entre les Etats souverains par le recours à des règles juridiques. L'histoire de ce militantisme français reste essentielle pour comprendre un combat politique dont les succès et les échecs alimentent encore les réflexions contemporaines en matière d'organisation de la communauté internationale - multilatéralisme, coopération internationale, sécurité collective, désarmement, justice internationale, universalisme/régionalisme, etc. -, de l'ONU à l'Union européenne.
Depuis plus d'une vingtaine d'années, l'histoire de la Société des nations fait l'objet d'un fort regain d'intérêt au sein du monde académique et, sous l'influence des approches globale et transnationale, un nouveau récit de cette organisation internationale créée au lendemain du premier cataclysme mondial a progressivement vu le jour, tournant résolument le dos à une historiographie longtemps dominée par le prisme de son "échec" et saisissant "l'expérience de Genève" dans toute sa complexité et sa globalité. La SDN fait désormais figure de lieu inédit de fabrication de l'international, impliquant une grande diversité d'acteurs, de réseaux et de pratiques, entremêlant logiques nationales et circulations transnationales. Cent ans après la naissance de l'organisation genevoise, la revue Monde(s) a souhaité rendre compte de ce chantier historiographique en plein renouvellement. Avec les contributions de Jean-Michel Guieu, Stanislas Jeannesson, Karen Gram-Skjoldager, Haakon A. Ikonomou, Myriam Piguet, Dzovinar Kévonian, Magaly Rodriguez Garcia, Hannah Tyler, Matthieu Boisdron, Yannick Wehrli, Tomoko Akami, Andrew Barros, Nicolas Vaicbourdt, Ludovic Tournés, Marie-Luce Desgrandchamps, Cyril Cordoba.
De Hitler à Sigmaringen, l'histoire comparée, parallèle et croisée de la France et de l'Allemagne permet de comprendre un moment crucial d'une Europe secouée par la grande dépression économique, déchirée par l'émergence des totalitarismes et par la Seconde Guerre mondiale. Dans ces années matricielles du XXe siècle, le flux inexorable d'événements monstres n'a exonéré ni les personnes ni les institutions les mieux établies d'un choix civilisationnel. Des deux côtés du Rhin, l'engagement s'affirme alors comme une issue vers l'avenir. L'édification d'un "Reich de mille ans" génocidaire qui aspire la vie de millions de soldats et de travailleurs entend unifier par la force le continent contre le bolchevisme, tandis que les résistances clandestines, soumises à la répression, réinventent l'idée d'Europe chère aux années 1930.
Résumé : Le 11 novembre 1918, Clemenceau prévient : "Nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être plus difficile." L' espoir d'une nouvelle ère de paix, qui avait agi comme l'un des principaux ressorts de l'acceptation de la lutte, était-il parfaitement illusoire, comme le montre l'évolution tragique des années 1930 ? La décennie qui suit la Grande Guerre mérite pourtant d'être considérée pour elle-même, en s'affranchissant de tout regard rétrospectif. Loin d'être une sorte d'"entre-deux", les années 1920 possèdent leur propre cohérence, qu'illustre une floraison d'idées et d'expériences inédites dans tous les domaines de la pensée et de l'action. Une France nouvelle est bel et bien en train de s'inventer.
Guieu Jean-Michel ; Le Dréau Christophe ; Raflik-G
La recherche historique récente a permis de renouveler profondément notre connaissance de l'histoire de l'unification européenne. La mise en relation de l'Europe-idée ( penser l'Europe ) avec l'Europe-construction ( construire l'Europe ) sur la période allant de la paix de Versailles (1919) à la création de l'Union européenne actuelle par le Traité de Maastricht (1992), permet d'échapper à une approche demeurée trop longtemps factuelle et institutionnelle, et cantonnée aux seules réalisations de l'après 1945. Cet ouvrage présente d'abord les différentes approches historiographiques de la question et propose une sélection commentée des travaux les plus récents. Il s'attache ensuite à décrypter les principaux enjeux du sujet : les cycles de la construction européenne, les modalités de promotion et de réception du projet européen, les différents modèles d'Europe ayant présidé aux réflexions et réalisations européennes, ainsi que les rapports de l'Europe en voie d'intégration avec les autres continents. . . Jean-Michel Guieu est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Paris I - Panthéon-Sorbonne. Christophe Le Dréau est chargé de cours à l'IEP de Paris et à l'université de Versailles - Saint-Quentin. Jenny Raflik est PRAG à l'Université de Cergy-Pontoise. Laurent Warlouzet est ATER à l'université de Paris IV-Sorbonne.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.