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La Société des nations : une expérience de l'internationalisme
Guieu Jean-Michel ; Jeannesson Stanislas
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753582682
Depuis plus d'une vingtaine d'années, l'histoire de la Société des nations fait l'objet d'un fort regain d'intérêt au sein du monde académique et, sous l'influence des approches globale et transnationale, un nouveau récit de cette organisation internationale créée au lendemain du premier cataclysme mondial a progressivement vu le jour, tournant résolument le dos à une historiographie longtemps dominée par le prisme de son "échec" et saisissant "l'expérience de Genève" dans toute sa complexité et sa globalité. La SDN fait désormais figure de lieu inédit de fabrication de l'international, impliquant une grande diversité d'acteurs, de réseaux et de pratiques, entremêlant logiques nationales et circulations transnationales. Cent ans après la naissance de l'organisation genevoise, la revue Monde(s) a souhaité rendre compte de ce chantier historiographique en plein renouvellement. Avec les contributions de Jean-Michel Guieu, Stanislas Jeannesson, Karen Gram-Skjoldager, Haakon A. Ikonomou, Myriam Piguet, Dzovinar Kévonian, Magaly Rodriguez Garcia, Hannah Tyler, Matthieu Boisdron, Yannick Wehrli, Tomoko Akami, Andrew Barros, Nicolas Vaicbourdt, Ludovic Tournés, Marie-Luce Desgrandchamps, Cyril Cordoba.
Guieu Jean-Michel ; Le Dréau Christophe ; Raflik-G
La recherche historique récente a permis de renouveler profondément notre connaissance de l'histoire de l'unification européenne. La mise en relation de l'Europe-idée ( penser l'Europe ) avec l'Europe-construction ( construire l'Europe ) sur la période allant de la paix de Versailles (1919) à la création de l'Union européenne actuelle par le Traité de Maastricht (1992), permet d'échapper à une approche demeurée trop longtemps factuelle et institutionnelle, et cantonnée aux seules réalisations de l'après 1945. Cet ouvrage présente d'abord les différentes approches historiographiques de la question et propose une sélection commentée des travaux les plus récents. Il s'attache ensuite à décrypter les principaux enjeux du sujet : les cycles de la construction européenne, les modalités de promotion et de réception du projet européen, les différents modèles d'Europe ayant présidé aux réflexions et réalisations européennes, ainsi que les rapports de l'Europe en voie d'intégration avec les autres continents. . . Jean-Michel Guieu est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Paris I - Panthéon-Sorbonne. Christophe Le Dréau est chargé de cours à l'IEP de Paris et à l'université de Versailles - Saint-Quentin. Jenny Raflik est PRAG à l'Université de Cergy-Pontoise. Laurent Warlouzet est ATER à l'université de Paris IV-Sorbonne.
De Hitler à Sigmaringen, l'histoire comparée, parallèle et croisée de la France et de l'Allemagne permet de comprendre un moment crucial d'une Europe secouée par la grande dépression économique, déchirée par l'émergence des totalitarismes et par la Seconde Guerre mondiale. Dans ces années matricielles du XXe siècle, le flux inexorable d'événements monstres n'a exonéré ni les personnes ni les institutions les mieux établies d'un choix civilisationnel. Des deux côtés du Rhin, l'engagement s'affirme alors comme une issue vers l'avenir. L'édification d'un "Reich de mille ans" génocidaire qui aspire la vie de millions de soldats et de travailleurs entend unifier par la force le continent contre le bolchevisme, tandis que les résistances clandestines, soumises à la répression, réinventent l'idée d'Europe chère aux années 1930.
L'idée d'une paix durable fondée sur le droit a représenté le grand espoir d'un XXe siècle traumatisé par deux guerres mondiales. Première incarnation de cet idéal, la Société des Nations (1919-1946) a suscité en sa faveur un mouvement de soutien qui s'est employé à relayer l'" esprit de Genève " auprès de l'opinion française. A l'opposé d'un " pacifisme sentimental " ou naïf qui leur est souvent associé, ce livre entend montrer que les militants pour la SDN ont défendu une conception nouvelle des relations internationales, visant à limiter, sinon à abolir, la violence entre les Etats souverains par le recours à des règles juridiques. L'histoire de ce militantisme français reste essentielle pour comprendre un combat politique dont les succès et les échecs alimentent encore les réflexions contemporaines en matière d'organisation de la communauté internationale - multilatéralisme, coopération internationale, sécurité collective, désarmement, justice internationale, universalisme/régionalisme, etc. -, de l'ONU à l'Union européenne.
Entre de Gaulle et les républicains il y a d'abord, il y aura toujours le coup d'Etat".Toute la thèse de François Mitterrand tient dans cette courte phrase. Paru en mai 1 964, Le Coup d'Etat permanent est un livre de combat. Mitterrand veut "s'attaquer au gaullisme", et c'est avec un sens aiguisé de la formule qu'il dresse un réquisitoire minutieux et féroce contre le régime du Général. Il dissèque chacun des actes du gouvernement, dénonce le "pouvoir personnel" instauré par de Gaulle depuis son retour aux affaires en 1958, engage à une vigilance républicaine de tous les instants contre tous les pouvoirs. Avec ce livre, Mitterrand fait franchir à son combat une nouvelle étape: en choisissant l'arme littéraire pour affronter le Général, il prend à son tour date avec l'Histoire, ayant l'intuition que son propre destin doit passer par une opposition encore plus irréductible au gaullisme, quitte à en caricaturer la présentation de façon à susciter le débat. Devenu, dix-sept ans plus tard, président de la Ve République, François Mitterrand jugera inutile de "continuer de promener une polémique qui appartient à l'histoire". Il n'en considérait pas moins ce Coup comme son meilleur ouvrage.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.