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17 Police
Guibourgé Stéphane ; Kaczor Laurent
ARLEA
34,00 €
Épuisé
EAN :9782869597006
Tout commence par un coup de téléphone. Numérocomposé : le 17, police secours. Au bout du fil, dans un des Centres d'information et de commandement où sont régulés les appels, un des cent mille policiers répond. À Marseille, Fos-sur-Mer, Angoulême, Bordeaux, Lyon ou Metz, le scénario est le même : écouter, cerner l'urgence, évaluer la gravité d'un délit ou d'une infraction, et agir, vite. Ensuite, toutes sirènes hurlantes, les voitures partent à vive allure, embarquant des hommes ou des femmes armés qui ont choisi pour métier de faire respecter la loi. Nikon en bandoulière, revêtu d'un gilet pare-balles, Laurent Kaczor les accompagne. Pendant plusieurs mois, il vit avec eux vingt-quatre heures sur vingt-quatre et photographie sans artifices leur quotidien. Un cambriolage, un accident, un vol de voiture, un homme qui surgit armé dans une boîte de nuit, ou un décès, Laurent se fait discret pour capter ces instants délicats où la police doit intervenir en réprimant, en informant ou en tentant la conciliation. Il photographie l'attente comme l'action, les patrouilles interminables, les interrogatoires, et les heures d'entraînement... Chacune de ces photos rend compte de la complexité d'un métier trop souvent mal perçu et mal compris. Ce qui est ici saisi " sur le vif ", c'est la vie dans ce qu'elle peut avoir de plus brutal, mais aussi de plus banal ; c'est une vision contrastée mais juste, subjective mais honnête.
L'hiver s'avance sur le Pays basque ; les doigts gourds, les lèvres gercées, la terre gelée par endroits, ses teintes sourdes quand se marient le mauve et le brun ; la boue au creux des ornières, dans ces chemins où, hier encore, sous mes pas, les feuilles mortes résonnaient comme une soie froissée". Tout semble si proche alors, le jour qui s'étiole, le visage de Marianne, la plainte du vent, les années qui s'échappent... et cette sorte d'allégresse, quand on comprend qu'à la mort d'une femme, aimée jadis, puis délaissée, c'est toute la jeunesse, tout ce que l'on a trahi, qui s'en va, et vous délivre presque. "J'irai demain disperser ses cendres au sommet du col de Lizarrieta. Il faut aller jusqu'au bout, drainer le passé sous la lampe, l'éclairer d'un jour sans faille, revoir Marianne, les blessures aussi, et mes fautes. Apprivoiser ses silences une dernière fois, et ce secret, qui l'aura rongée longtemps. Prendre la mesure du soir, dompter la mélancolie, et vivre enfin, peut-être. . ".
J'ai grandi avec les films de Delon. Ils évoquent à la fois pour moi un bréviaire et une géographie. Une façon d'être, de se tenir. Une manière d'être libre absolument, de vivre selon sa propre morale et le souvenir d'un pays enseveli. Une France où il était encore possible de s'inventer un destin. En revenant sur les traces de Delon, je reviens vers mon enfance, je reviens vers mon père. Le môme que j'étais alors, il est temps que j'apprenne à l'accepter, que j'essaie de l'aimer, puisque je n'ai pas su le protéger. J'ai toujours rêvé de survivre à mon enfance. Y a-t-il réussi, lui ? Son enfance... Elle est dans chacun de ses gestes, chacun de ses pas, elle repose dans ses silences, ses colères, ses éclats. Cet homme n'a aucun talent pour le bonheur. Il faut se méfier des enfants tristes. Blessés, ils savent qu'ils peuvent survivre". Delon, ce n'est pas simplement le récit d'une ascension spectaculaire à la faveur des Trente Glorieuses. C'est un coup de force. Il résonne encore au plus profond de notre mémoire, magnétique, sobre et brutal. Parce que nos vies se jouaient aussi, en ces années-là, à travers ses rôles, chaque fois plus sombres, extrêmes, dépouillés. Parce que la solitude spectrale qui à l'écran le gagna peu à peu annonçait déjà l'ère du nihilisme et de l'absence à soi-même qui allait mettre fin aux années d'engouement et de conquête. Stéphane Guibourgé croise les destins, retourne les masques et offre au "Samouraï" la reconnaissance des humbles.
Comment survivre à l'abandon? Aimer, simplement? Anne et Vincent, l'une nomade, l'autre brisé, vont tenter de transformer leur dérive en histoire d'amour. Vincent entraîne Anne vers Darjeeling, à la découverte des jardins de thé, d'une culture qu'il aime avec passion. À travers leur renaissance s'ébauche celle du narrateur, son retour vers une mère inconnue et sa propre histoire d'enfant adopté. Fiction et réalité tissent une trame sensuelle et bouleversante, jusqu'à l'accomplissement: la réconciliation. Biographie de l'auteur Stéphane Guibourgé a 42 ans. Il a publié deux recueils de nouvelles et six romans dont, chez Flammarion, Le Train-fantôme (2001) et Une vie ailleurs (2003).
Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
Ce livre est tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. A 5 ans, Hélène Lanscotte reçoit le premier prix de gourmandise. La récompense détrône le péché. Sa vie sera gourmande, exigeante en goûts, curieuse de toutes les saveurs et de tous les mets. Manger a toujours été un acte simple, naturel et vital pourtant jamais une telle évidence n'aura été disséquée, analysée et cataloguée. Regarde comment tu manges et tu sauras qui tu es. Ce pourrait être l'exergue de ce livre, tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. De la pinailleuse qui cache son jeu au glouton qui semble jouer sa vie à chaque repas, des habitudes de cuisine aux recettes transmises de génération en génération, elle dresse un panorama sensible et gourmand de ces comportements alimentaires, et ce faisant, parle de la vie tout court. Elle oscille sans cesse entre le coup de fourchette et le coup d'oeil, débusquant celle qui n'aime pas, celui qui déguste, ou encore celui qui fait de chaque repas une cérémonie immuable. De quelques miettes, elle fait son essentiel, comme si manger était bien plus que se nourrir, mais aussi se dire et se dévoiler.