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La mélancolie d'Alain Delon
Guibourgé Stéphane
PG DE ROUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782363711908
J'ai grandi avec les films de Delon. Ils évoquent à la fois pour moi un bréviaire et une géographie. Une façon d'être, de se tenir. Une manière d'être libre absolument, de vivre selon sa propre morale et le souvenir d'un pays enseveli. Une France où il était encore possible de s'inventer un destin. En revenant sur les traces de Delon, je reviens vers mon enfance, je reviens vers mon père. Le môme que j'étais alors, il est temps que j'apprenne à l'accepter, que j'essaie de l'aimer, puisque je n'ai pas su le protéger. J'ai toujours rêvé de survivre à mon enfance. Y a-t-il réussi, lui ? Son enfance... Elle est dans chacun de ses gestes, chacun de ses pas, elle repose dans ses silences, ses colères, ses éclats. Cet homme n'a aucun talent pour le bonheur. Il faut se méfier des enfants tristes. Blessés, ils savent qu'ils peuvent survivre". Delon, ce n'est pas simplement le récit d'une ascension spectaculaire à la faveur des Trente Glorieuses. C'est un coup de force. Il résonne encore au plus profond de notre mémoire, magnétique, sobre et brutal. Parce que nos vies se jouaient aussi, en ces années-là, à travers ses rôles, chaque fois plus sombres, extrêmes, dépouillés. Parce que la solitude spectrale qui à l'écran le gagna peu à peu annonçait déjà l'ère du nihilisme et de l'absence à soi-même qui allait mettre fin aux années d'engouement et de conquête. Stéphane Guibourgé croise les destins, retourne les masques et offre au "Samouraï" la reconnaissance des humbles.
Comment survivre à l'abandon? Aimer, simplement? Anne et Vincent, l'une nomade, l'autre brisé, vont tenter de transformer leur dérive en histoire d'amour. Vincent entraîne Anne vers Darjeeling, à la découverte des jardins de thé, d'une culture qu'il aime avec passion. À travers leur renaissance s'ébauche celle du narrateur, son retour vers une mère inconnue et sa propre histoire d'enfant adopté. Fiction et réalité tissent une trame sensuelle et bouleversante, jusqu'à l'accomplissement: la réconciliation. Biographie de l'auteur Stéphane Guibourgé a 42 ans. Il a publié deux recueils de nouvelles et six romans dont, chez Flammarion, Le Train-fantôme (2001) et Une vie ailleurs (2003).
Vincent et Anna se rencontrent en 1986. Ils ont vingt ans, appartiennent à une génération, à une époque de bruit et de fureur, qui n?est pas faite pour eux. Ils s?aiment quelque temps et se séparent. Se retrouvent de loin en loin, d?années en années, ne cessent pas de s?aimer, à leur façon. Anna voyage, elle restaure des oeuvres d?art, en différents endroits du monde, arrachant au silence la beauté de peintures effacées, tandis que Vincent s?adonne à sa passion, à sa raison de vivre, l?escalade; il s?échappe toujours d?un monde qui l?étouffe. Un jour, Vincent disparaît. Se fait passer pour mort en montagne. Anna guette longtemps son retour, puis, alors qu?elle ne l?espère plus, elle voit resurgir par hasard cet homme qu?elle aime encore. Pourtant, respectant sa liberté, elle l?incitera à partir vers une quête insatiable et brutale, qui conduira Vincent sur la trace de son père. Il est temps pour Vincent d?affronter ses origines. Quel est cet homme venu travailler en France, qui l?a abandonné pour retourner dans son pays? Quels mots berbères lui murmurait-il? L?histoire du Nom de son père est autant l?histoire de Vincent que celle de Mokhtar, ouvrier marocain exilé en France.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.