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L'indépendance de la musique de film
Guglielmetti Yohann
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782343210070
La musique navigue entre fonctionnalité et indépendance au cinéma comme dans l'opéra. L'idée d'une musique au service de l'image se retrouve tant dans les métaphores visuelles employées par les biographes de Beethoven que dans Alexandre Nevski et Ivan le terrible. Pourtant, élément de mémoire et de mystification émotionnelle du film, au coeur de la problématique du rythme et de la temporalité intrinsèque de l'oeuvre, la musique peut tant se rattacher à la vie intérieure des personnages, à la diégèse et à l'intrigue que s'accorder toute latitude par rapport aux images. Cinéastes et compositeurs gagnent même à l'exclure de cette dichotomie et à lui préférer un caractère omniscient basé sur le scénario, ce qui nous interroge sur l'autonomie du compositeur face aux attentes du réalisateur et sur le cas particulier des réalisateurs-compositeurs : écrivent-ils une musique fonctionnelle ou indépendante ?
Peut-on encore croire aux frontières entre musique, bruit et silence au cinéma ? Dans ce livre, vous explorerez les ressorts esthétiques du silence et les enjeux de son application. Vous naviguerez le long de la frontière poreuse entre bruit et musique, croisant les considérations usuelles sur le bruit, et serez transportés aux racines de la musique occidentale qui tracent les prémisses de cette démarcation. Vous sonderez la part de bruit dans la musique et, afin de prendre conscience de la perméabilité de ces frontières et de mettre en relief les potentialités dramatiques du bruit au cinéma, l'origine de la mystérieuse "règle des trois" vous sera dévoilée. Son "naturel" et son "artificiel" afficheront leur étonnante complicité que nous démasquerons dans Les oiseaux d'Hitchcock, à travers l'observation de représentations sonores du feu ou l'archétype du tonnerre dont l'usage comme ponctuation dramatique ou comme signifiant au cinéma est pour le moins... subjuguant.
Dans le nouveau roman d'Anne Guglielmetti, c'est une maison qui raconte l'histoire - la modeste maison d'un garde-barrière posée au creux d'un vallon dont le passage de trois trains quotidiens n'ébranle qu'à peine la paix bucolique. De ce garde-barrière sans qualités, obstinément coupé de ses semblables, enfermé dans ses murs avec, pour seule compagnie, ses ambitions secrètes, la maison a fini par tout connaître. Car, des années durant, elle l'a observé, lui, son " associé ", au début sans comprendre, avant de mesurer, à son plus grand effroi, la manière dont le mal s'entend à investir l'âme humaine, jusqu'à la déchéance morale. Surtout quand, comme ici, une guerre survient, qui a tôt fait de réveiller les démons qui sommeillent dans les ténèbres.
Au Domaine d'Estère, Roch vient de faire un infarctus : il lui faut quitter cette exploitation à laquelle il a tout donné durant trois décennies et dont il n'a jamais pu obtenir l'acte de propriété. Les fermages sont repris par Marlin, un agriculteur ambitieux, et la maison rachetée par Mathias, un jeune Parisien pour qui Roch va retracer l'histoire du Domaine, depuis sa constitution, au seuil de la Première Guerre mondiale, jusqu'à son barbare démembrement... Objet de convoitise depuis près d'un siècle au sein d'un univers où la terre n'a cessé de dicter aux hommes sa loi, ce domaine paysan des origines en forme d'impossible éden correspond sans doute à l'une des figures les plus archaïques de notre imaginaire. Et ce roman de chair, de songe et de temps est sans conteste la plus belle invitation à revisiter notre rapport à ces lieux très anciens qu'avec nos passions, du fond des âges, nous n'avons jamais cessé d'habiter.
Résumé : André Lheureux est le patron de La Belle Italie, bistrot périclitant que son père lui a laissé en mourant - un bric-à-brac de vieux objets et d'habitudes, deux grandes glaces qui se reflètent à l'infini, des verres ballon, des tasses à Viandox, des bouteilles de Martini. Là, au c?ur d'une banlieue grise, les mois pèsent comme des années. Là, se retrouvent Alicia Sterne, la blanchisseuse qui n'aime que l'hiver, sa serre d'arbres nains et ses souvenirs enfouis ; Schweiz, le voisin attentif et mélancolique, raccroché à la certitude que l'action la plus infime compte; Léon, son neveu aux poches pleines de boules de coco... Là, chacun se noie dans " un océan de temps gaspillé ". Jusqu'au jour où arrive Luce, une gamine androgyne, aux cheveux courts et mal coupés, au visage grave. Son détachement, sa liberté apparente vont réactiver les passions des habitués de La Belle Italie. Là Belle Italie est le premier roman, plein de vibrations et de musique, d'Anne Guglielmetti - auteur du Domaine (Actes Sud, 1999).
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.