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Pourquoi l'interdit ? Regards psychologique, culturel et interculturel
Guerraoui Zohra ; Reveyrand-Coulon Odile
ERES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782749206547
Dans nos espaces contemporains de vie, l'interdit tend à être appréhendé comme une aliénation, expression d'une loi abstraite soit subjective (de l'éducateur), soit groupale (de la société), contraire à l'épanouissement du sujet. Ce dernier cherche à s'en affranchir et le prescripteur (le plus souvent le parent ou son substitut) a du mal à l'assumer sans culpabilité. Or, l'interdit contribue aux limites organisatrices de la psyché. Il proscrit et prescrit. Il est acte d'autorité: en amont, il fonde l'autorité; en aval, il la légitime quand elle défaille. Il indique les points butoirs à partir desquels il faut composer et aménager, donc se constituer en sujet. Il est à l'interface du subjectif et du culturel. Familles, espaces d'éducation sont porteurs d'interdits. Selon les cultures, ils prennent des formes localement variables. Ils portent sur le corps, les aliments, les lieux, les gestes... Les rencontres avec des personnes d'origine étrangère et avec des patients migrants nous obligent à interroger les significations, expressions et vécus des interdits, dans leur dimension subjective et culturelle. Les situations interculturelles confrontent ou court-circuitent parfois des sens interdits. A partir d'une réflexion pluridisciplinaire, des psychologues, des cliniciens, des anthropologues, des historiens, des juristes exposent et confrontent leurs observations, leurs perceptions, leurs analyses de l'Interdit et des interdits.
Ce livre présente un regard croisé sur le Maroc et le Portugal et constitue une contribution à l'analyse des préjugés, des idées reçues et des stéréotypes, qui sont souvent source d'incompréhension, de barrières et d'obstacles à des constructions communes entre les peuples. Il s'appuie sur une étude des représentations qu'ont les Marocains sur les Portugais et les Portugais sur les Marocains, à travers une enquête réalisée au Maroc auprès d'un échantillon représentatif de Marocaines et de Marocains. Il livre enfin des témoignages de personnalités marocaines et portugaises du monde de la culture, des arts, du savoir, de l'économie, de la politique, de la diplomatie et de la société civile. Une belle et fructueuse réflexion collective sur l'identité et les représentations.
L'appropriation des pratiques de l'intelligence économique est devenue pour l'Afrique une condition incontournable pour accompagner son projet ambitieux que constitue la construction d'une nouvelle Afrique unie et forte. Fruit de la première Rencontre Africaine de Dakhla, tenue en mai 2018, le présent ouvrage met en exergue l'importance de l'intelligence économique, ses implications sur la gouvernance des organisations publiques et privées, leurs performances et leur traduction en termes d'intelligence juridique. Il apporte un éclairage sur l'état de l'intelligence économique en Afrique et ses défis futurs et jette un regard européen en cette matière. Il examine les expériences nationales et met en perspective les approches permettant d'initier des partenariats panafricains innovants dans les domaines de l'intelligence économique. Il tire, enfin, les enseignements majeurs pour l'avenir en matière de développement de bonnes pratiques de l'intelligence économique en Afrique.
Les algorithmes existent depuis que l'humain essaie de calculer. Au Moyen Age, leur exécution est déléguée à des machines. En 1936, Alan Turing propose une machine universelle, exécutant tous les algorithmes possibles et imaginables, et donne ainsi naissance à l'ordinateur et à l'informatique. L'invention des réseaux, à partir des années 1960, a permis d'aller encore plus loin avec l'informatique répartie, connectant des ordinateurs dans de grands réseaux comme Internet et des processeurs dans de petits réseaux à l'intérieur de chacun des ordinateurs. L'objectif était de créer une super-machine, indestructible et ultra-rapide. Mais la recherche de ces " super-pouvoirs " a entraîné la perte de l'universalité. L'algorithmique répartie étudie les conditions permettant de retrouver l'universalité de Turing, ou des formes d'universalités restreintes réalisables. Rachid Guerraoui est professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, où il dirige le Laboratoire de calcul distribué. Il est professeur invité sur la chaire annuelle Informatique et sciences numériques du Collège de France pour l'année académique 2018-2019.
Guerraoui Driss ; Richet Xavier ; Albagli Claude ;
Le concept d'intelligence économique est-il opérationnel pour répondre aux défis auxquels font face les économies émergentes dans le nouvel environnement concurrentiel produit par la mondialisation? C'est à cette question que des spécialistes ont tenté de répondre au cours d'une rencontre internationale qui s'est déroulée à Tétouan en novembre 2004. Il faut voir dans ce concept un prolongement de l'économie de la connaissance, qui elle-même indique un dépassement de la fonction de production classique: la concurrence entre firmes se déplace de plus en plus en amont, vers la conception des produits et des procédés, là où les découvertes et leur exploitation peuvent donner un avantage concurrentiel durable aux premiers venus. L'autre relève de l'économie de l'information. Ce mouvement implique la mobilisation importante de ressources, notamment en formation, et en capital humain, pour pouvoir dominer ces connaissances. Les économies émergentes peuvent-elles s'engager dans ce mouvement, réaliser des raccourcis en accumulant les savoirs, les expériences qui les rendent capables de se mesurer avec ce qui se fait dans les économies avancées? Il subsiste des pesanteurs structurelles évidentes en dépit des moyens mobilisés. La domination des nouvelles technologies de l'information et de la communication par les nations développées et les grands groupes industriels induit-elle le même type de hiérarchisation des systèmes productifs, assignant une place spécifique aux économies émergentes, ou bien, au contraire, laisse-t-elle ouverte des "fenêtres d'opportunités" aux économies émergentes qui ont su se déplacer vers l'amont, sur des segments précis, là où on produit la connaissance? Ces économies ne restent-elles pas des prestataires des grandes firmes occidentales, dans une relation de sous-traitante et dans le meilleur des cas de co-traitante? Les connaissances accumulées, dans ce sens, contribuent-elles à engendrer des externalités positives, à endogénéiser des savoir-faire induits par la coopération industrielle? Telles sont les questions centrales auxquelles des chercheurs, des experts et des opérateurs publics et privés ont tenté de répondre.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.