Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Femmes et économie solidaire
Guérin Isabelle
LA DECOUVERTE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782707139412
Au Nord comme au Sud, la pauvreté se féminise et les inégalités entre les sexes persistent. D'où la nécessité de trouver et d'expérimenter de nouvelles formes de solidarité. De plus en plus, à l'échelle mondiale, face aux carences de l'État et du marché, le recours à l'" économie solidaire " apparaît comme la solution qui s'impose pour " réencastrer " l'économique dans le social et dans le politique. Mais cette formulation reste trop abstraite et insensible à la différence des genres. En fait, non seulement les femmes sont souvent les premières actrices des pratiques d'économie solidaire - et il faut se demander pourquoi et comment -, mais celles-ci offrent une opportunité inédite pour lutter contre les inégalités de sexe. Ceci explique-t-il cela ? Procédant à une précieuse synthèse des débats sur la question du genre et des inégalités entre les sexes, tirant les leçons de multiples expériences menées dans le monde et s'appuyant plus particulièrement sur des enquêtes approfondies conduites en France et au Sénégal, cet ouvrage analyse les vastes potentialités offertes par les nouvelles formes de l'entrepreneuriat collectif. D'une écriture limpide, il intéressera un large public acteurs de terrain, étudiants, chercheurs et citoyens concernés par la question de la justice et, plus particulièrement, les militant(e)s du monde associatif qui s'interrogent sur la spécificité du rôle des femmes.
Ignorée, invisible, la question du genre reste cachée sous le développement. Et pourtant, comprendre le développement n'est pas possible sans une perspective de genre. Cet ouvrage, didactique, montre en quoi et comment le concept de genre permet de revisiter les études de développement. Le genre permet de comprendre la construction historique, sociale et culturelle des différences et des inégalités. Il offre des outils pour une analyse critique du système capitaliste globalisé. Le genre, inscrit dans le féminisme, permet aux catégories dominées et marginalisées, en particulier les femmes mais pas seulement, de faire entendre leurs voix. Dans le contexte actuel de crise globale et d'accroissement des inégalités, il propose des pistes pour renouveler la pensée sur le développement, mais aussi pour agir autrement. Combinant diverses disciplines et thématiques, cet ouvrage montre que la portée heuristique du genre ne se limite pas aux domaines habituellement considérés comme féminins (l'éducation, la famille, le social, la santé de la reproduction, etc.) mais s'étend à tous les domaines (le politique, le droit, la sécurité, la diplomatie, l'économie, etc). Ce livre met aussi en évidence la diversité et l'enrichissement mutuel des diverses traditions de recherche entre le monde francophone, anglophone et hispanophone. II s'adresse particulièrement aux étudiant-es, chercheur-es et enseignant-es, militant-es, chargé-es de programme dans des organisations de coopération et représentant-es des pouvoirs publics au Nord et au Sud.
Résumé : Isabelle Durand-Le Guern s'attache à faire émerger les diverses représentations du Moyen Age, telles qu'élaborées et véhiculées par les romantismes allemand, anglais et français. C'est en effet un Moyen Age rêvé, recomposé que nous donnent à voir les ?uvres romantiques, un Moyen Age dans lequel s'expriment moins des réalités historiques que les fantasmes d'une génération romantique porteuse de bouleversements esthétiques et idéologiques. L'exploration des différents genres littéraires - conte, ballade, théâtre, roman historique - qui s'ouvrent à la présence du Moyen Age permet de mettre en évidence les diverses colorations et distorsions que subit la période sous la plume des écrivains romantiques. L'analyse de ce qui apparaît déjà comme un processus de mythification se poursuit par l'évocation de grands personnages médiévaux revisités par les romantiques, et sur lesquels se projettent nombre de préoccupations contemporaines. L'ouvrage propose une typologie des Moyen Ages romantiques en distinguant les représentations qui s'attachent à l'aspect " grotesque " de la période, celles qui l'associent au merveilleux et au terrifiant, et celles qui la constituent en âge d'or. Le Moyen Age devient ainsi un mythe, mythe d'un temps primitif à mi-chemin entre histoire et légende. Ce passé mythifié, dans lequel le romantisme cherche à la fois un ailleurs radicalement autre et une identité, représente paradoxalement l'un des moyens d'expression privilégiés de la modernité du mouvement romantique.
A quoi et comment dépenser son argent ? Cette question simple en apparence nous conduit à marche forcée vers un futur inquiétant qui angoisse désormais tout un chacun. Les contradictions sont nombreuses : d'un côté, la phase ascendante de la consommation s'est achevée avec la crise ; de l'autre, un nouveau marché s'ouvre aux plus démunis. Les consommateurs, de quoi et lesquels ? veulent échapper à une prison de plus en plus étroite qui, d'abonnements en obsolescence programmée des objets, les enchaîne au stade ultime de l'aliénation du marché capitaliste. Etre citoyen aujourd'hui, c'est consommer et dépenser son argent, qu'il soit rare ou abondant. C'est participer à une gouvernante économique où tout choix politique a disparu. Jusqu'où et jusqu'à quand ? Telle est la matière des réflexions qui nourrissent cet ouvrage à plusieurs voix et plusieurs voies sur tous les continents.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.