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Dispositifs artistiques et interactions situées
Guelton Bernard
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753548978
Désormais omniprésente, la notion de dispositif dans l'art contemporain définit des relations ouvertes, mobiles, reconfigurables selon les contextes et les situations. Originairement constitutif de l'exposition, le dispositif en art contemporain est maintenant susceptible de s'en affranchir totalement. Il intègre les notions d'opérativité et de performativité. L'opérativité ou "caractère d'une action ou série d'actions organisées en vue d'atteindre un but donné" se concentre sur l'utilisateur. Celui-ci, à travers ses actions, sa participation, son implication "perform", exécute, accomplit, joue le dispositif. En ce sens, un principe de performativité régit également de façon conséquente un grand nombre de dispositifs dans les pratiques contemporaines. Cette nouvelle configuration est en étroite corrélation avec une compréhension dynamique de l'espace qui articule la position relative du corps propre avec celle des objets, trajectoires et actions orientées du sujet. Ces principes d'opérativité, de performativité et d'interactions situées forment autant de questions qui redéfinissent une partie importante de la notion de dispositif en art contemporain. Les territoires de l'exposition, des réalités alternées, celui du jeu, se trouvent naturellement convoqués. Comment ces notions sont-elles mises en oeuvre concrètement dans les oeuvres contemporaines ? Quels en sont les constituants, les configurations, les enjeux forment les questions essentielles développées dans cet ouvrage.
L'interprétation de l'exposition traitée dans cet ouvrage est le fruit d'une expérience concrète de création et de présentation d'oeuvres contemporaines. Les questions de l'exposition comme mise en scène, celles de la place du spectateur sont étudiées à partir de la possibilité pour une oeuvre et une exposition d'être "reproduites". En bouleversant la conception traditionnelle de l'oeuvre originale, en considérant l'exposition du point de vue des différents acteurs qui la constituent, c'est finalement du côté du film qu'est envisagé le modèle de l'exposition contemporaine.
Résumé : Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, fut l'opération amphibie la mieux organisée et la plus réussie de toute la guerre. Encore faut-il rappeler que les deux opérations, Overlord en Normandie et Drageon en Provence, avaient été pensées par les Américains comme les deux moments d'une manoeuvre unique destinée à chasser les Allemands du sol français. Ils avaient mémo envisagé que le débarquement de Provence ait lieu avant celui de Normandie voire que les deux aient lieu simultanément. Le succès magistral de l'Opération Dragoon fut paradoxalement à l'origine de la "marginalisation mémorielle" , dans laquelle il a été depuis, relégué. Comme si une victoire éclatante avec relativement peu de morts était moins glorieuse qu'une victoire accompagnée d'une hécatombe ! Ce débarquement fut également celui de la renaissance d'une armée française victorieuse qui réunit, sous l'autorité politique du général de Gaulle et militaire du général de Lattre de Tassigny, tous les éléments d'une France combattante, éparpillés parla défaite de 1940, avec les Français Libres, l'Armée d'Afrique, les résistants, des évadés du STO, des volontaires, etc. Une armée qui, débarquée sur des plages devenues aussi célèbres que celles de Cavalaire ou de Saint-Tropez, libéra dans une liesse indescriptible Toulon puis Marseille avant de remonter avec son homologue américaine la vallée du Rhône à une vitesse telle qu'elle bouleversa tous les plans.
Le 11 novembre 1918, une page de l'Histoire de l'année française se clôt. L'armistice n'est, en droit international, qu'une suspension d'armes, dans l'attente de la signature d'un traité de Paix. Mais peu importe. Pour tous les soldats en ligne, à ce moment précis, la guerre se termine. La guerre est finie. Il faut tourner la page, entreprendre puis hâter la démobilisation, pour que chacun puisse rentrer chez lui et reprendre une vie normale. En oubliant, comme si rien ne s'était passé. Cette hâte compréhensible a une conséquence inattendue. Alors qu'il est relativement facile de décrire l'armée de 14, juste avant ou juste après la mobilisation, il est plus difficile de décrire celle de la victoire. Point d'almanach, ni de loi qui décrivent et organisent tout dans le moindre détail. Rien, si ce n'est un corps vivant, l'armée française, en évolution permanente depuis presque cinq ans, qui est devenue en 1918 une machine guerrière d'une redoutable efficacité au moment même où apparaissent, dans nombre de domaines, des signes de fatigue évidente.
Si la littérature et le cinéma ont nourri une réflexion approfondie sur la fiction, d'autres domaines liés aux arts visuels sont largement restés inexplorés. Ainsi l'exposition peut recourir aux fictions canoniques (vidéo, cinéma, dispositifs textuels), mais aussi à l'image fixe, l'installation ou la performance. Quelle est l'importance respective de chacun de ces éléments en rapport avec la fiction? Que produisent leurs éventuelles cohabitations? Quelle est la place dévolue au "scénario", celle relative au concepteur ou au visiteur de l'exposition? Deux lieux communs informent massivement l'art contemporain dans son rapport à la fiction. Le premier consiste à qualifier l'?uvre d'art comme suspendue entre réalité et fiction. Le second justifie cette indétermination comme une conséquence de la spectacularisation du monde, l'indistinction entre le vécu et sa représentation. Que recouvrent ces lieux communs? Quelles sont les limites du tout fictionnel? Certains rapports entre l'architecture et la fiction dans le cadre de l'exposition d'art contemporain sont analysés à travers un ensemble d'expositions personnelles réalisées par l'auteur entre 1993 et 2001 mais aussi étendus à cinq paradigmes susceptibles de caractériser la création contemporaine: in situ et readymade, peinture abstraite et performance, pratiques collaboratives. Dans leurs situations aux marges des fictions canoniques, les fictions artistiques et visuelles viennent nous interroger sur le statut de la croyance et l'importance des niveaux de représentations dans la génération des univers fictionnels. Mais, à travers la multiplicité des exemples qu'il est loisible de convoquer pour exemplifier les fictions artistiques, n'est-ce pas de façon à chaque fois différente, nous mettre dans le passage d'un monde à un autre? Et gommer un peu à chaque fois la priorité de notre monde ordinaire en l'ouvrant vers une pluralité de mondes possibles?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.