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L'accident de Fukushima Dai Ichi. Le récit du directeur de la centrale Volume 2, Seuls
Guarnieri Franck ; Travadel Sébastien ; Martin Chr
ECOLE DES MINES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782356712295
Le 11 mars 2011, le Japon subit l'un des séismes les plus importants de l'histoire. Il est suivi d'un tsunami de grande amplitude. Ce double événement fait plus de 18 000 morts et provoque d'importants dégâts matériels. Cinq centrales nucléaires sont notamment touchées par le sinistre. L'une d'entre elles, Fukushima Dai Ichi, est confrontée à une situation d'urgence nucléaire. Trois réacteurs entrent en fusion et des explosions se produisent dans trois bâtiments réacteurs. Malgré la gravité de l'accident - rapidement comparé dans les médias à celui de Tchernobyl - le pire est pourtant évité. Évité grâce au courage et à l'action d'une poignée d'hommes restés aux commandes de la centrale. Ils sont dirigés par Masao Yoshida, le directeur de Fukushima Dai Ichi. Cet ouvrage propose au lecteur la suite d'un récit inédit : le témoignage, traduit du japonais, de Yoshida à la commission d'enquête gouvernementale sur l'accident. Plus de 400 pages qui dévoilent une autre histoire, celle d'une équipe de travailleurs confrontés à un désastre annoncé. Une histoire qui, du reste, peut se lire comme un grand roman technique. Face à l'ampleur du chantier de traduction et d'analyse, nous avons choisi de diviser ce projet éditorial en quatre volumes. Ce second volume, sous-titré " Seuls ", aborde la lutte acharnée livrée par une poignée d'homme face à une installation nucléaire libérée de ses dispositifs de contrôle et de sûreté. Il livre aussi le témoignage sans concession de Masao Yoshida sur le rôle des cadres et experts de la société TEPCO, sur celui des forces d'auto-défense japonaise et sur celui du Premier Ministre du moment, Naoto Kan.
Résumé : L'audition du directeur de la centrale de Fukushima, Masao Yoshida, à la suite de la catastrophe de mars 2011, s'est échelonnée sur plusieurs jours. Dans cet ouvrage en est réuni l'essence : de par l'enchaînement des péripéties qu'il rapporte, l'épaisseur des personnages qu'il met en scène ou encore la temporalité qu'il dégage, le témoignage de Yoshida apparaît comme un " roman technique ". Aux questions techniciennes des enquêteurs, le directeur répond parfois par de longs développements dans lesquels il fait surgir ici un nouveau protagoniste, là un événement qui s'impose au développement de l'histoire. Il livre son expérience hors du commun avec un réalisme et une cohérence qui confèrent un sens profond à son action, particulièrement lors de ses écarts aux recommandations et autres bonnes pratiques que les enquêteurs relèvent systématiquement. Pourtant, en transgressant la procédure, Masao Yoshida a assurément empêché une catastrophe pire encore : l'explosion pure et simple de toute la centrale. Dans ce témoignage présenté et mis en lumière par deux ingénieurs français, il apparaît que lorsque les probabilités sont contrariées et les manuels devenus inutiles, l'humain est le dernier rempart face au pire.
Cet ouvrage est construit sur un ensemble de contributions présentées et discutées initialement lors de la deuxième édition du colloque SIRNAT (Système d'Information et Risques NATurels) qui s'est tenue en décembre 2001 à l'École des Mines de Paris à Sophia Antipolis. Il permet à travers une série d'expériences et de réalisations opérationnelles d'apprécier et de démontrer les apports (réels et possibles) des technologies de l'information et de la communication à une meilleure prévention et gestion des risques naturels. Sont ainsi considérés les feux de forêts, les avalanches, les inondations, les mouvements de terrains... selon trois problématiques interreliées: la formalisation des données et des connaissances: elle permet de capitaliser et de représenter le problème et ses données selon des normes sémantiques pour un dialogue entre les différents acteurs. Elle assure une vision d'ensemble des données et des bases de données à établir. Elle cherche à intégrer les connaissances et les pratiques des acteurs du système. Elle fait le lien entre le modèle conceptuel et les moyens techniques à développer, notamment en matière de modélisation de l'aléa; L'usage décuplé des systèmes d'information et des techniques d'observation de la terre associe les systèmes de gestion de bases de données environnementales, leur représentation spatiale par le biais de modèles mathématiques et/ou statistiques de simulation; Le rôle de l'information spatiale et la possibilité pour les chercheurs, les décideurs et les citoyens d'accéder à une information se structure progressivement selon les besoins de chacun, facilités par le recours aux technologies de l'Internet. L'ouvrage s'adresse aux enseignants et chercheurs, étudiants et élèves ingénieurs de la communauté des systèmes d'information et des risques naturels. Il concerne aussi les acteurs des collectivités locales et territoriales ainsi que les responsables au sein des entreprises en charge de la gestion des risques naturels et des crises qui y sont associées.
Résumé : Les ingénieurs structurent notre quotidien. Ingénierie des procédés industriels, financière, juridique, sociale, voire humaine... Nous pourrions poursuivre à l'envie l'inventaire des domaines à travers lesquels l'ingénierie colonise notre manière d'agir. Pourtant, il n'en existe aucune définition satisfaisante. Son emprise est désormais telle qu'elle constitue une menace pour notre survie, à travers ses effets sur le vivant, le climat ou les ressources. Mieux comprendre l'ingénierie est devenue dès lors une urgence pour infléchir de l'intérieur la trajectoire suicidaire des systèmes productifs. Dans cet ouvrage, nous proposons un éclairage nouveau sur l'action des ingénieurs, leur rapport à la science et à l'éthique. Ce cheminement invite en retour à inscrire l'ingénierie dans une pensée écologique.
Qu'est-ce que la confiance ? La défiance, la méfiance ? La confiance est-elle source de vulnérabilités ? Est-elle nécessaire en matière d'éducation ? Peut-on parler de culture(s) de la confiance ? Comment peut-on organiser la confiance ? Le droit permet-il d'assurer la confiance ? Comment la confiance se gère-t-elle et suivant quelles pratiques ? Telles sont les principales questions abordées au sein de cet ouvrage interdisciplinaire qui offre une réflexion approfondie sur la thématique de la confiance. A entrées multiples, de la sociologie aux sciences de gestion, en passant par la science politique, le droit ou encore la psychologie, cet ouvrage passionnant permet de mieux cerner cette notion polysémique grâce à la qualité des trente-cinq auteurs réunis.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.