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L'épidémie et la démorésilience
Gualde Norbert
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296565609
En réponse à l'épidémie, la démorésilience représente, pour une communauté humaine, sa résistance antimicrobienne, émergence de la fédération des résistances de chacun des membres de la collectivité. La démorésilience, de nature biologique, est consécutive à une adaptation émergeant des joutes avec les agents pathogènes selon un modèle métaphorisé par celui de la " Reine Rouge ". Les luttes adaptées aux variétés microbiennes génèrent la diversité des outils de la démorésilience, expression de l'empreinte génétique chez les hôtes de la pression des agents pathogènes. Certaines desdites empreintes (hémoglobines, cellules immunitaires, etc.) sont les signatures en miroir des attaques microbiennes. On peut par conséquent spéculer sur l'intérêt d'investigations génétiques desdits hôtes, permettant de " lire " (catoptromancie) les gènes, miroirs du potentiel défensif des populations. La démorésilience est également un fait culturel et pose de façon lancinante la question du vaccin ; elle n'est plus alors entendue comme résistance physiologique aux microbes, mais comme un principe qui suscite une réflexion et des mesures appropriées, en ce qu'il se manifeste à la suite d'un refus vaccinal de plus en plus fréquent. Se pose en conséquence la définition de l'altruisme puisque chacun, en se vaccinant pour lui-même, protège de facto autrui. Altruisme inconscient pour la conservation de l'espèce ? Un différentiel est à poser dans les cas où l'épidémie survient, car cette dernière module la démorésilience.
Ce livre, pourtant fort savant, est écrit comme un roman. On y dialogue beaucoup. Le narrateur commence par rencontrer en Nouvelle-Angleterre, Hélen Deutsch, élève de Freud et auteur du célèbre Psychanalyse des femmes. Et rien n'est plus drôle que d'entendre la psychanalyste, mondialement connue, s'interroger avec une fausse naïveté sur la vaccination que son médecin vient de lui conseiller. Ainsi commence l'histoire de la machinerie humaine dans ses fonctions immunitaire, cognitive et mémorisante. Le rôle génétique de la femme y apparaît déjà, troublant, en opposition avec bon nombre d'idées reçues. Deuxième dialogue : nous voilà en Afrique où une jeune femme-médecin sénégalaise raconte l'Eve africaine à un futur juge qui refuse de croire à la sociobiologie. Troisième dialogue : où l'auteur jongle avec le temps. Cela se passe de nos jours, au Museum of Fine Arts, à Boston. Deux êtres vont se rencontrer : Pic de la Mirandole, érudit italien du XVe siècle et Frida Khalo, peintre du XXe dont son " Autoportrait dédié à Léon Trotsky " rappelle qu'avec l'aide de Diego Rivera (qu'elle épousa deux fois) elle abrita Trotsky alors poursuivi par les sbires de Staline. Le fil conducteur de cet ouvrage pourrait se résumer ainsi " L'association de ces deux notions : spécificité de l'immunité féminine et évolution du système immunitaire, suggère qu'en ce qui concerne les processus de défense, la femme a apporté à la construction de l'espèce humaine une pierre dont on commence tout juste à percevoir l'importance. "
Résumé : Au moment où de nouveaux acteurs microbiens et viraux entrent en scène, il est intéressant de s'interroger sur les liens entre leurs performances et les activités humaines. Il est clair qu'un microbe ne suffit pas à expliquer une épidémie : les causes des maladies infectieuses co-évoluent au sein de systèmes complexes et si l'on veut comprendre la survenue ou la disparition de certaines maladies, on ne peut séparer le biologique du social. Qu'il s'agisse du risque infectieux d'origine alimentaire, de l'extension du sida, de la guerre bactériologique ou du bioterrorisme, tout confirme qu'en fait l'épidémie, c'est l'homme.
Dans Le Regard du Colibri, 200 poèmes s'envolent avec légèreté et la grâce de ce petit oiseau. Chaque texte capture un instant fugace, un éclat de vie, tel un colibri qui butine les fleurs de l'existence. La poésie, ici, se fait aussi fragiles que les battements d'ailes, mais aussi puissante par sa capacité à révéler l'essentiel. A travers ces poèmes, l'auteur nous invite à poser un regard neuf sur le monde, à voir la beauté dans l'éphémère et à savourer la poésie cachée dans les détails les plus subtils. Le Regard du Colibri est une célébration de la légèreté, une danse poétique où chaque mot est un vol et chaque vers un battement d'ailes. Le Regard du Colibri transforme chaque moment en un image poétique vibrante, rappelant que la vraie beauté réside souvent dans les choses les plus petites et simples.
Résumé : "Le bilan humain de la traite atlantique est dramatique. D'une extraordinaire brutalité, elle a concerné entre treize et dix-sept millions d'hommes, de femmes et d'enfants sur une période allant de la deuxième moitié du XVIe siècle à la fin du XIXe ? siècle. Les campagnes françaises, à elles seules, sont responsables de la déportation d'un million trois cent mille Africains. Nantes fut le premier port négrier de France". Cet ouvrage éclaire l'histoire de la traite atlantique depuis Nantes, premier port négrier au XVIIIe siècle, à l'apogée du commerce triangulaire. Il fait le récit de l'esclavage colonial de cette période selon une approche globale, à l'échelle de plusieurs continents, et s'ancre plus précisément dans l'histoire nantaise en y dévoilant le passé esclavagiste de la ville. Les trajectoires individuelles, retracées par les dernières recherches universitaires, témoignent ici d'une mémoire sensible à laquelle il s'agit de faire face, pour mieux comprendre les enjeux de ce terrifiant commerce d'êtres humains.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.