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L'abîme. Nantes dans la traite atlantique et l'esclavage colonial 1707-1830
Gualdé Krystel ; Ayrault Jean-Marc
PU RENNES
29,95 €
Épuisé
EAN :9782906519794
Le bilan humain de la traite atlantique est dramatique. D'une extraordinaire brutalité, elle a concerné entre treize et dix-sept millions d'hommes, de femmes et d'enfants sur une période allant de la deuxième moitié du XVIe siècle à la fin du XIXe ? siècle. Les campagnes françaises, à elles seules, sont responsables de la déportation d'un million trois cent mille Africains. Nantes fut le premier port négrier de France". Cet ouvrage éclaire l'histoire de la traite atlantique depuis Nantes, premier port négrier au XVIIIe siècle, à l'apogée du commerce triangulaire. Il fait le récit de l'esclavage colonial de cette période selon une approche globale, à l'échelle de plusieurs continents, et s'ancre plus précisément dans l'histoire nantaise en y dévoilant le passé esclavagiste de la ville. Les trajectoires individuelles, retracées par les dernières recherches universitaires, témoignent ici d'une mémoire sensible à laquelle il s'agit de faire face, pour mieux comprendre les enjeux de ce terrifiant commerce d'êtres humains.
Résumé : Pourquoi les grandes épidémies de peste ont-elles disparu au XVIIIe siècle ? On peut penser que l'immunité antipesteuse a sélectionné les individus répondeurs et que le germe a perdu en virulence. Mais il ne faut pas non plus oublier le rat ! Pour une raison inconnue, en 1727, le rat noir qui était porteur de la maladie a cédé la place au rat gris (dit d'égoût) résistant à la peste. Mais ce barrage est-il définitif ? Pourquoi la suette, étrange maladie qui terrorisa l'Angleterre au XVe et XVIe siècle, ne touchait-elle que les Anglais et pourquoi a-t-elle disparu ? Est-ce de manière définitive ? Comment rendre compte de l'épidémie de grippe qui s'est abattue sur la France en 1918 ? On pouvait éprouver les premiers symptômes le matin et décéder le soir. Ce qui intéresse Norbert Gualde, ce sont les systèmes complexes dans lesquels coévoluent les causes des maladies infectieuses. Un microbe ne suffit pas à expliquer une épidémie. La pauvreté joue souvent un rôle essentiel dans les épidémies, comme celles de tuberculose (qui a tué deux milliards d'humains en deux siècles). Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le nombre de cas aux Etats-Unis diminuait en moyenne de 6 % par an. Or, depuis 1985, le nombre de cas augmente de 14 % par an. Le progrès socio-économique peut aussi favoriser certaines infections, comme ce fut le cas de la poliomyélite. La grande victoire médicale représentée par les antibiotiques ne met pas fin à la guerre. Les microorganismes apprennent à résister aux traitements. De nouveaux germes émergent des nouvelles conditions que nous créons. On ne peut jamais séparer le biologique du social si on veut comprendre les épidémies du passé, celles qui peuvent survenir, l'apparition et la disparition de certaines maladies. Norbert Gualde propose de reconstituer l'écologie des pathologies infectieuses dans un monde naturel dont l'évolution est largement imprévisible.
Adolf Hitler et le philosophe Ludwig Wittgenstein ont été camarades de classe et confidents à la Realschule à Linz en 1904, c'est une réalité historique. Des années plus tard, leurs destins les ont éloignés l'un de l'autre et ils ne se reverront plus. Norbert Gualde imagine la rencontre de ces deux personnages hors du commun, le 15 juillet 1942 au Kehlsteinhause, le nid d'aigle d'Hitler. Choc entre deux idéologies, affrontement du philosophe juif et du fürher antisémite. Appuyée sur des faits réels et une importante documentation, cette fiction historique met en scène deux personnalités majeures de la scène politique et philosophique du milieu du XXe siècle, permettant la confrontation de deux points de vue inconciliables : une logique de paix et une logique d'apocalypse. . . Norbert Gualde est médecin et écrivain, professeur à l'Université Bordeaux 2. Hitler et Wittgenstein est son premier texte de fiction
Résumé : Au moment où de nouveaux acteurs microbiens et viraux entrent en scène, il est intéressant de s'interroger sur les liens entre leurs performances et les activités humaines. Il est clair qu'un microbe ne suffit pas à expliquer une épidémie : les causes des maladies infectieuses co-évoluent au sein de systèmes complexes et si l'on veut comprendre la survenue ou la disparition de certaines maladies, on ne peut séparer le biologique du social. Qu'il s'agisse du risque infectieux d'origine alimentaire, de l'extension du sida, de la guerre bactériologique ou du bioterrorisme, tout confirme qu'en fait l'épidémie, c'est l'homme.
Dans Le Regard du Colibri, 200 poèmes s'envolent avec légèreté et la grâce de ce petit oiseau. Chaque texte capture un instant fugace, un éclat de vie, tel un colibri qui butine les fleurs de l'existence. La poésie, ici, se fait aussi fragiles que les battements d'ailes, mais aussi puissante par sa capacité à révéler l'essentiel. A travers ces poèmes, l'auteur nous invite à poser un regard neuf sur le monde, à voir la beauté dans l'éphémère et à savourer la poésie cachée dans les détails les plus subtils. Le Regard du Colibri est une célébration de la légèreté, une danse poétique où chaque mot est un vol et chaque vers un battement d'ailes. Le Regard du Colibri transforme chaque moment en un image poétique vibrante, rappelant que la vraie beauté réside souvent dans les choses les plus petites et simples.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.