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Voyageurs anonymes aux Antilles
Grunberg Bernard ; Roux Benoît ; Grunberg Josiane
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782343022307
Les relations anonymes, qui retracent notamment la colonisation, sont nombreuses et portent en général le nom du lieu où elles ont été écrites. La connaissance des populations caraïbes doit beaucoup à ces récits. Pour les Petites Antilles, on connaît cinq relations, publiées dans ce volume : celles de l'Anonyme de Carpentras, de l'Anonyme de Saint-Christophe, de l'Anonyme de Grenade, celle du "gentilhomme écossais" et celle de l'Anonyme de Saint-Vincent. Ces documents manuscrits apportent un regard souvent original sur les événements dont les différents auteurs ont été les témoins. Ils se démarquent ainsi des Histoires et des Relations des religieux. L'identification des auteurs de ces relations a donné lieu à de nombreux débats sans jamais, à ce jour, véritablement convaincre. En outre, l'origine et le parcours de ces manuscrits restent souvent obscurs. Sans entrer dans les débats, nous présentons simplement ici, après un bref rappel des connaissances sur ces textes et leurs auteurs, édition critique de ces documents réalisée à partir de leurs plus anciens témoins manuscrits.
Tout grand événement est l'occasion de festivités auxquelles les habitants des Indes, comme ceux des autres mondes, n'hésitent pas à participer. Certes, il s'agir souvent de fêtes religieuses, qui occupent une place particulièrement importante. Mais il existe aussi des fêtes liées à des événements importants (célébration de victoires et de paix, naissances et mariages royaux, funérailles...). Les grandes fêtes publiques, généralement organisées par les municipalités elles-mêmes, répondent souvent au besoin d'amusements collectifs, de défoulement. Elles sont aussi la marque d'une union avec une monarchie lointaine. Avec la colonisation et l'arrivée de plus en plus nombreuse d'hommes issus d'une Europe profondément chrétienne, les fêtes prennent une forme semblable à celle que l'on connaît en Europe avec cependant des nuances induites par la participation, aux côtés des Espagnols, non seulement du monde indigène, mais aussi du monde créole. Mais les anciens rituels du Nouveau Monde ne disparaissent pas, pour autant, brutalement. Décrites non seulement à travers les exemples pris au Mexique et au Pérou aux XVIe et XVIIe siècles mais aussi dans les images européennes, les fêtes font l'objet de diverses études dans ce volume : fête des Morts avant et après la conquête du Mexique, fine du Corpus Christi en milieu indigène, chants et danses traditionnels, images de fêtes indiennes dans les récits de voyage, fêtes civiles ou religieuses en relation avec l'apparition de l'identité créole, des festivités données 3 Mexico en 1538. Dans une seconde partie, cet ouvrage fait le point sur des questions récentes : le rôle des femmes dans la conquête du Nouveau Monde, l'importance du problème de la mort en Nouvelle-Espagne, l'essor du port d'Acapulco, l'évolution du vocabulaire juridique dans le monde lusophone, la vie quotidienne des colons européens et des populations serviles dans les Petites Antilles françaises à travers les derniers résultats archéologiques, et deux analyses sur le travail du fondateur du musée d'ethnographie du Trocadéro, E.-T. Hamy. Cet ouvrage se veut aussi un hommage au grand historien, philosophe et anthropologue mexicain, Miguel León-Portilla (1926-2019), spécialiste de l'histoire, de la pensée et de la littérature náhuatl, surtout connu pour son livre La visión de las vencidos, où il livra la vision indigène de la conquête espagnole.
C'est à la recherche des Indiens caraïbes qu'est dédié ce livre, depuis les migrations précolombiennes jusqu'à la colonisation française du XVIIe siècle. Si les chroniqueurs dépeignent pour la plupart un monde quasi immobile, les historiens savent au contraire qu'il a subit de nombreuses mutations.
Que savons-nous des populations amérindiennes qui occupaient les Petites Antilles à l'arrivée des Européens, puis à l'époque coloniale aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ? A dire vrai, fort peu de choses. Si l'image du "cannibale" s'est imposée, il n'en demeure pas moins qu'on ne peut limiter les Caraïbes insulaires des Petites Antilles - encore appelés Callinagos - à une telle image, d'autant que l'on entrevoit que ce sont des populations aux structures sociales, politiques et religieuses fort complexes. C'est donc à la recherche des Indiens Caraïbes que ce colloque international - une première sur cette thématique - est dédié, depuis les migrations précolombiennes jusqu'aux colonisations européennes. Qui sont ces populations amérindiennes ? D'où viennent-elles ? Quelles ont été leurs relations avec les différents acteurs de la conquête et de la colonisation européennes ? Autant de questions qui ont été au coeur de ce colloque interdisciplinaire et le travail multidisciplinaire qui en a résulté prouve, s'il en était besoin, qu'il est désormais plus que nécessaire dans les études historiques et scientifiques sur les populations pré et post-colombiennes. Dans l'historiographie coloniale des Petites Antilles, les Caraïbes insulaires sont très souvent restés dans l'ombre, car la société d'habitation et l'esclavage ont totalement dominé et monopolisé le débat historique. Cependant, même si quelques travaux ont commencé à éclairer l'histoire des populations indigènes des Petites Antilles, il n'en demeure pas moins que les historiens ont très souvent réduit les Caraïbes insulaires à de simples éléments du décor où se déroulèrent les entreprises coloniales européennes. Quant aux ethnologues ou aux archéologues, ils ont souvent considéré ces Amérindiens principalement comme un moyen de percevoir ce qu'étaient les cultures indigènes avant l'arrivée des Européens. Or ces populations amérindiennes ont une histoire. C'est ce que cet ouvrage va tenter de montrer mais ce n'est qu'un début car il reste encore beaucoup à faire.
Les conquistadores de Mexico forment le premier groupe d'hommes à avoir affronté, dans le Nouveau Monde, des peuples parvenus à un haut degré de civilisation, et la conquête de Mexico préfigure toutes les autres. La description de l'univers des conquistadores met en lumière les origines de ces hommes, la façon dont ils ont vécu leur conquête, leur motivation et leur vie en Amérique. Solidement fondée sur des archives et des écrits du XVIème siècle, cette étude brosse le portrait d'hommes jusque-là dépeints comme des aventuriers sans scrupules, responsables de massacres effroyables, ou comme des croisés, fondateurs de l'Amérique moderne. Les conclusions de cet ouvrage démythifient, pour la première fois, ces hommes : rêvant d'or et de gloire, les conquistadores non seulement ne tirèrent aucun profit de leur participation à cette entreprise mais surtout un bon nombre d'entre eux y laissèrent la vie ou une partie de leur fortune personnelle.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !