Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le vote des quinze. Les élections européennes du 13 juin 1999
Grunberg Gérard
SCIENCES PO
43,00 €
Épuisé
EAN :9782724608151
Elections après élections, la question européenne fait son chemin et s'émancipe même partiellement des vieilles oppositions entre droite et gauche qui scandent souvent la vie politique des quinze Etats de l'Union. Les citoyens dans leurs attitudes, les élites politiques dans leurs comportements montrent leur capacité à aborder l'Europe en dépassant les catégories qui servent encore à penser l'essentiel des enjeux politiques des sociétés nationales. Cependant, les médiations entre citoyens et élites politiques européennes restent défaillantes. La campagne électorale de 1999 vit, par exemple, l'enjeu européen disparaître derrière la guerre du Kosovo. Les partis européens ont du mal à devenir autre chose que de lâches attelages de partis nationaux. Au-delà des prismes nationaux apparaissent, en 1999, de véritables tendances politiques européennes : on assiste, au sein du duopole PPE-PSE, à un léger rééquilibrage à droite en faveur du premier ; le communisme européen continue son déclin, concurrencé fortement par une extrême gauche hétéroclite ; l'écologisme articulé sur les valeurs post-matérialistes et les nouvelles couches moyennes prospère ; l'ethno-régionalisme se développe en écho local à l'intégration européenne ; enfin l'extrême droite nationaliste s'essouffle. Au-delà des frontières nationales, ces divers tempéraments s'enracinent dans des terrains, des zones d'habitat et des bassins d'activités diversifiées dont une géographie électorale à l'échelle de l'ensemble des quinze pays de l'Union rend compte. Reste à cette Europe inscrite dans les têtes, générant des réflexes électoraux spécifiques, cherchant sa voie dans les agendas politiques et le système des forces, à renforcer sa légitimité en favorisant la construction d'un véritable espace public européen au sein duquel un lien fort au citoyen se tissera.
Résumé : Le socialisme est-il soluble dans le parlementarisme ? Les grands ancêtres, Fourier, Marx, Engels, avaient tranché la question : non, le parti du prolétariat, opposé au régime représentatif, ne saurait composer avec le parlementarisme "bourgeois". Il faudra attendre l'entre-deux-guerres pour que les héritiers de Jean Jaurès, au premier rang desquels Léon Blum, se rallient pas à pas au régime d'assemblées et troquent le mythe du Grand Soir contre une approche plus réaliste, réformiste, républicaine, de la pratique du pouvoir. Une mue qui conduira les socialistes, sous l'influence de François Mitterrand, à s'adapter puis à revendiquer la présidentialisation du régime née de la Constitution gaullienne. La manière dont le socialisme français a pensé et géré, tout au long de son histoire, son rapport au régime représentatif, forme la trame de cette vaste fresque destinée à devenir un classique. Des premiers disciples de Marx à l'acceptation du libéralisme par François Mitterrand et François Hollande, de Jaurès à Jospin en passant par Marcel Pivert, Daniel Mayer, Guy Mollet, Paul Faure, voici retracés deux siècles d'histoire politique et intellectuelle qui éclairent d'un jour neuf, ô combien d'actualité, la difficile question des socialistes face à la pratique du pouvoir.
Les partis socialistes constituent aujourd'hui la plus importante famille politique européenne. Existe-t-il pour autant un socialisme européen ? Les réponses sont sur ce point contradictoires. D'une part, en effet, les différents socialismes ont connu des évolutions convergentes vers une acceptation du libéralisme politique, puis de l'économie de marché, ainsi que la disparition progressive du parti ouvrier. Tous ont finalement rejeté le bolchevisme et assumé leur vocation gouvernementale. Mais, d'autre part, le grave échec de l'Internationale en 1914 a contribué au développement des expériences nationales. Aujourd'hui cependant, une européanisation du socialisme européen semble s'effectuer plus nettement. Construction européenne, économies sociales de marché, remises en cause du keynesianisme, rejet de la xénophobie et embourgeoisement des partis caractérisent cette homogénéisation. Mais le socialisme n'en parvient pas moins difficilement à penser l'Europe en dehors du schéma des Etats-nations. La faiblesse de sa pensée institutionnelle et sa peur de voir les classes populaires sanctionner une politique européenne ambitieuse en sont en partie la cause. Un débat de l'auteur avec Jean-Pierre Delalande et Pascal Perrineau termine cet essai sur les enjeux du socialisme européen. Gérard Grunberg est directeur de recherche au Cevipof (CNRS-FNSP) et professeur à l'IEP de Paris. II a publié récemment, en collaboration avec Alain Bergounioux, Le Long Remords du pouvoir. Le Parti socialiste français, 1905-1992 (Fayard, 1992) et L'Utopie à l'épreuve. Le socialisme européen au vingtième siècle (De Fallois, 1996).
Résumé : Le Parti socialiste français a dirigé pour la première fois un gouvernement il y a près de soixante-dix ans. Il a exercé le pouvoir sous trois républiques et il est devenu, plus encore sous le régime actuel que sous le précédent, un parti du système, parvenant enfin, pendant trois législatures, à diriger ce " gouvernement parfaitement normal de la nation tout entière " que Gaston Defferre appelait jadis de ses v?ux. C'est sous ces couleurs que François Mitterrand a conquis la présidence de la République et il est l'un des deux seuls partis français à pouvoir espérer raisonnablement gagner à nouveau cette élection dans un avenir prévisible. Pourtant, paradoxalement, ce parti n'a jamais assumé aisément son action gouvernementale. Il s'est généralement senti soulagé quand il est retourné dans l'opposition, s'accusant lui-même, ou ceux qui avaient gouverné en son nom, d'avoir trahi ses objectifs et son projet, bref, de n'avoir pas conduit une véritable politique de gauche. Après chaque défaite, envahi par le doute, il a recherché dans son identité originelle les ressources nécessaires à l'élaboration d'un projet authentiquement socialiste. Sa vocation gouvernementale, qui paraît établie, ne lui apparaît pas à l'évidence comme le résultat et la preuve de ses succès. Au contraire, elle suscite chez lui méfiance et suspicion. L'exercice du pouvoir ne le satisfait pas, ne lui suffit pas. Il veut autre chose. Comme le remarquait Léon Blum, il veut accomplir des réformes qui laissent " une trace éblouissante ". D'où ses déceptions répétées et son intention, réitérée régulièrement, de mener, la fois suivante, une action enfin résolument transformatrice. Chaque cycle de pouvoir débute ainsi par la réaffirmation de la doctrine, puis, une fois au pouvoir, par un malaise croissant débouchant sur une critique de l'action gouvernementale, des désillusions et l'appel à un retour aux sources avec la réaffirmation d'une volonté de " rupture ".
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.