Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Echanges éducatifs internationaux : difficultés et réussites
Groux Dominique
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747522014
L'internalisation est en train de constituer une dimension ordinaire de notre vie quotidienne. Dans ces conditions, les échanges éducatifs deviennent une nécessité et il est urgent qu'ils soient davantage intégrés à l'institution car ils offrent aussi une des réponses aux difficultés que rencontrent les enseignants et les apprenants. Ne peuvent-ils pas, par exemple, aider les élèves en difficulté à (re)construire leur rapport au savoir et leur relation à l'altérité ? Pourquoi la compétence internationale resterait-elle l'apanage des élites ? Comment pourrait-on démocratiser les échanges ? Comment construire des échanges qui permettraient aux élèves de se réconcilier avec l'école et aux enseignants et responsables éducatifs d'envisager sa transformation ? Comment préparer et former les enseignants à l'international ? Le deuxième colloque de l'Association pour le Développement des Échanges et de la Comparaison en Éducation (ADECE), qui s'est tenu dans les locaux de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de Montpellier en mai 2000, a consacré ses travaux à cette problématique. Ensemble, chercheurs, enseignants, formateurs et administrateurs de systèmes éducatifs se sont efforcés de cerner les difficultés rencontrées et de souligner les réussites des échanges internationaux de l'école à l'université.
Comment se porte aujourd'hui l'e-learning en France et dans le monde ? Comment se situe-t-il par rapport à la formation ouverte à distance et le télé-enseignement à distance ? Comment les formes et les moyens différents d'apprentissage peuvent-ils contribuer au développement de notre professionnalité ? Quelle place l'e-learning occupe-t-il dans le champ de la formation professionnalisante tout au long de la vie ?
L'éducation comparée est trop souvent perçue exclusivement comme l'analyse comparée des systèmes éducatifs, voire des politiques éducatives. Or, elle n'est pas que cela. Elle constitue un vaste champ au sein des sciences de l'éducation et elle représente l'avenir de l'éducation en ces temps de mondialisation. En effet, pouvons-nous continuer à penser plus longtemps notre système éducatif comme un élément hermétique aux influences extérieures, clos et replié sur lui-même ? Les comparaisons avec les autres institutions éducatives européennes, mais aussi mondiales, sont de plus en plus fréquentes, surtout lorsque nous sommes confrontés à un problème qui nous dépasse : Comment remédier à la violence à l'école ? Comment peut-on gérer l'hétérogénéité dans les classes ? Peut-on éviter le redoublement ? La rencontre avec une autre réalité éducative permet une décentration par rapport à sa propre réalité et en donne une vision plus objective. Les échanges éducatifs font partie intégrante de l'éducation comparée. La mobilité des élèves, des étudiants, des enseignants est fondamentale parce qu'elle permet l'éducation à l'altérité. Les articles qui sont présentés dans cet ouvrage sont tous représentatifs, des différents aspects de l'éducation comparée, telle que nous venons de la présenter : ils concernent les pratiques d'éducation comparée et en particulier les échanges éducatifs, les formations des enseignants à l'éducation comparée, les recherches comparatives en éducation et les aspects méthodologiques de la comparaison. La pluridisciplinarité du champ apparaît nettement puisque ces recherches concernent des disciplines variées, comme les sciences, l'histoire, la philosophie, les langues... C'est dire combien les pratiques et la recherche en éducation comparée sont diversifiées et porteuses d'espérances fortes en termes d'amélioration de notre réalité éducative mais aussi en termes d'ouverture à l'autre, d'acceptation de la diversité et de respect de la différence.
La réflexion sur l'éducation à l'altérité s'impose aujourd'hui avec force. Si nous avons, au siècle dernier, atteint l'horreur suprême avec la négation de l'autre et sa destruction systématique, décidée, organisée et assumée par un Etat, la conscience collective de l'humanité devrait aujourd'hui réagir immédiatement devant toute manifestation de haine et d'intolérance à l'égard de l'autre, qu'il s'agisse de l'autre ethnique, culturel, sexuel, générationnel, social, politique... La différence est rarement perçue comme source d'enrichissement. Au contraire, elle est souvent à l'origine de relégation et de violence. Des signes inquiétants d'intolérance, de racisme, de haine sont perçus quotidiennement dans nos sociétés dites démocratiques et respectueuses des différences. Les droits de l'homme y sont régulièrement bafoués. Les textes qui sont présentés dans cet ouvrage proposent une réflexion sur la façon dont l'école pourrait assumer l'éducation des enfants au respect de l'autre dans ses différences. De nombreuses questions relatives à la philosophie de l'altérité, mais aussi à la pédagogie de l'altérité, sont posées : Qui éduque à l'altérité ? L'école éduque-t-elle à l'altérité ? Y enseigne-t-on la prise en compte de l'autre, l'ouverture sur l'autre, le respect de l'autre ? Et si oui, comment ? Existe-t-il des curricula et des activités spécifiques pour permettre cet enseignement ? Ne devrait-on pas mettre en place cette éducation à l'altérité dès la maternelle ? Quelles sont les valeurs transmises à l'école et par l'école ? Quelle formation des enseignants et des acteurs éducatifs peut-on proposer ? Des relations sont établies entre l'éducation à l'altérité et l'éducation à la paix. Car c'est bien, en effet, là que se situe le véritable enjeu de l'éducation à l'altérité. Une éducation à l'altérité étudiée avec lucidité et honnêteté. Existe-t-il des différences inacceptables ? Pouvons-nous nous mettre d'accord sur une plate-forme de valeurs communes à tous ? Celles de la démocratie ? Celles qui figurent dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme ? On le voit, l'enjeu de cette entreprise est fort. La réflexion sur la philosophie et sur les principes d'une véritable éducation à l'altérité est absolument nécessaire. Cette éducation à l'altérité devra être mise en place dans nos écoles par des éducateurs responsables et compétents. Elle constitue un préalable important à la paix sociale et à la paix dans le monde.
Depuis le XIXe siècle l'histoire scolaire construit la cohésion nationale dans la plupart des Etats. Ces principes président au choix des contenus dans les programmes officiels et à l'écriture des manuels. A partir des années 1960, les choses se compliquèrent dans les démocraties du fait de la dénonciation du nationalisme ou de l'ethnocentrisme. Des pratiques nouvelles peuvent soit habiller un contenu plus traditionnellement orienté, soit au contraire initier à une histoire plus critique et plus problématisée.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.