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Pour une éducation à l'altérité
Groux Dominique
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747529365
La réflexion sur l'éducation à l'altérité s'impose aujourd'hui avec force. Si nous avons, au siècle dernier, atteint l'horreur suprême avec la négation de l'autre et sa destruction systématique, décidée, organisée et assumée par un Etat, la conscience collective de l'humanité devrait aujourd'hui réagir immédiatement devant toute manifestation de haine et d'intolérance à l'égard de l'autre, qu'il s'agisse de l'autre ethnique, culturel, sexuel, générationnel, social, politique... La différence est rarement perçue comme source d'enrichissement. Au contraire, elle est souvent à l'origine de relégation et de violence. Des signes inquiétants d'intolérance, de racisme, de haine sont perçus quotidiennement dans nos sociétés dites démocratiques et respectueuses des différences. Les droits de l'homme y sont régulièrement bafoués. Les textes qui sont présentés dans cet ouvrage proposent une réflexion sur la façon dont l'école pourrait assumer l'éducation des enfants au respect de l'autre dans ses différences. De nombreuses questions relatives à la philosophie de l'altérité, mais aussi à la pédagogie de l'altérité, sont posées : Qui éduque à l'altérité ? L'école éduque-t-elle à l'altérité ? Y enseigne-t-on la prise en compte de l'autre, l'ouverture sur l'autre, le respect de l'autre ? Et si oui, comment ? Existe-t-il des curricula et des activités spécifiques pour permettre cet enseignement ? Ne devrait-on pas mettre en place cette éducation à l'altérité dès la maternelle ? Quelles sont les valeurs transmises à l'école et par l'école ? Quelle formation des enseignants et des acteurs éducatifs peut-on proposer ? Des relations sont établies entre l'éducation à l'altérité et l'éducation à la paix. Car c'est bien, en effet, là que se situe le véritable enjeu de l'éducation à l'altérité. Une éducation à l'altérité étudiée avec lucidité et honnêteté. Existe-t-il des différences inacceptables ? Pouvons-nous nous mettre d'accord sur une plate-forme de valeurs communes à tous ? Celles de la démocratie ? Celles qui figurent dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme ? On le voit, l'enjeu de cette entreprise est fort. La réflexion sur la philosophie et sur les principes d'une véritable éducation à l'altérité est absolument nécessaire. Cette éducation à l'altérité devra être mise en place dans nos écoles par des éducateurs responsables et compétents. Elle constitue un préalable important à la paix sociale et à la paix dans le monde.
Depuis le XIXe siècle l'histoire scolaire construit la cohésion nationale dans la plupart des Etats. Ces principes président au choix des contenus dans les programmes officiels et à l'écriture des manuels. A partir des années 1960, les choses se compliquèrent dans les démocraties du fait de la dénonciation du nationalisme ou de l'ethnocentrisme. Des pratiques nouvelles peuvent soit habiller un contenu plus traditionnellement orienté, soit au contraire initier à une histoire plus critique et plus problématisée.
Biographie de l'auteur Catherine Blaya est Professeure des Universités à l'Université de Dijon depuis 2009. Elle est membre de l'IREDU et travaille également avec l'Observatoire International de la Violence à l'École, dont elle est co fondatrice. Elle a dirigé des recherches sur la violence à l'école depuis une dizaine d'années et a participé à plusieurs projets de recherche internationaux sur la délinquance des mineurs, le décrochage scolaire et l'absentéisme. Ses perspectives sont principalement sociologiques et comparatives.
Les "souvenirs d'école" forment une partie essentielle de la fabrique du présent pédagogique et leur appartenance à l'éducation comparée ne fait plus le moindre doute (comme, de manière éclairante, les "mémoires de la migration" entrent désormais pleinement dans la compréhension de celle-ci). Ils en appellent d'autres et méritent désormais de riches contributions.
L'éducation comparée est trop souvent perçue exclusivement comme l'analyse comparée des systèmes éducatifs, voire des politiques éducatives. Or, elle n'est pas que cela. Elle constitue un vaste champ au sein des sciences de l'éducation et elle représente l'avenir de l'éducation en ces temps de mondialisation. En effet, pouvons-nous continuer à penser plus longtemps notre système éducatif comme un élément hermétique aux influences extérieures, clos et replié sur lui-même ? Les comparaisons avec les autres institutions éducatives européennes, mais aussi mondiales, sont de plus en plus fréquentes, surtout lorsque nous sommes confrontés à un problème qui nous dépasse : Comment remédier à la violence à l'école ? Comment peut-on gérer l'hétérogénéité dans les classes ? Peut-on éviter le redoublement ? La rencontre avec une autre réalité éducative permet une décentration par rapport à sa propre réalité et en donne une vision plus objective. Les échanges éducatifs font partie intégrante de l'éducation comparée. La mobilité des élèves, des étudiants, des enseignants est fondamentale parce qu'elle permet l'éducation à l'altérité. Les articles qui sont présentés dans cet ouvrage sont tous représentatifs, des différents aspects de l'éducation comparée, telle que nous venons de la présenter : ils concernent les pratiques d'éducation comparée et en particulier les échanges éducatifs, les formations des enseignants à l'éducation comparée, les recherches comparatives en éducation et les aspects méthodologiques de la comparaison. La pluridisciplinarité du champ apparaît nettement puisque ces recherches concernent des disciplines variées, comme les sciences, l'histoire, la philosophie, les langues... C'est dire combien les pratiques et la recherche en éducation comparée sont diversifiées et porteuses d'espérances fortes en termes d'amélioration de notre réalité éducative mais aussi en termes d'ouverture à l'autre, d'acceptation de la diversité et de respect de la différence.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.