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L'écrit scientifique, du lexique au discours
Grossmann Francis ; Tutin Agnès
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753528468
L'étude de l'écrit scientifique est aujourd'hui en plein essor: elle vise en particulier à mieux cerner ce qui fait la spécificité du langage scientifique et à comparer les rhétoriques disciplinaires. Au centre des investigations menées, il y a la manière dont sont mises en scène, dans le lexique et le discours, les procédures de découverte et de validation des connaissances. L'ouvrage s'appuie sur un ensemble de recherches effectuées à partir du corpus SCIENTEXT, corpus en français et en anglais développé par plusieurs équipes de chercheurs sous la responsabilité du laboratoire LIDILEM à Grenoble 3. Deux problématiques sont privilégiées, celle du positionnement de l'auteur scientifique par rapport à ses devanciers et à ses pairs, et celle du raisonnement, tel qu'il apparaît dans l'argumentation ou les chaînes causales. A partir de ces deux entrées principales, une série de thématiques plus spécifiques sont explorées : la phraséologie "transdisciplinaire", le fonctionnement de la citation, l'utilisation des verbes de constat et des verbes causatifs, la structuration textuelle des écrits scientifiques, sans oublier la question de l'expertise des propositions de communication. D'autres retombées du projet font l'objet de développements comme la construction en cours d'un dictionnaire "pour la science", la sensibilisation des jeunes chercheurs aux caractéristiques de l'écriture scientifique pour l'anglais et pour le français. Une présentation des caractéristiques de l'outil de requête développé pour le projet est également effectuée.
Résumé : La reconstitution passionnante de l'affaire Ranucci. Avec elle, les débats houleux de l'erreur judiciaire et de la peine de mort. Trente ans plus tard, Jean Rambla, victime et témoin de l'affaire et du " pull-over rouge ", sera accusé de meurtres. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité. Juin 1974, Marseille. Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère et retrouvée morte deux jours plus tard, le corps lardé de quinze coups de couteau et le crâne fracassé. Aucune trace de violences sexuelles, pas de mobile. Un crime gratuit pour lequel Christian Ranucci sera guillotiné deux ans plus tard. Derrière l'affaire du " Pull-over rouge ", le destin tragique du frère de Marie-Dolorès, Jean-Baptiste Rambla, aujourd'hui en attente d'être jugé en appel pour le meurtre, en juillet 2017, d'une femme de 21 ans. En état de récidive, il avait bénéficié d'une libération conditionnelle après avoir été condamné, en 2008, pour le meurtre de sa patronne. Les deux victimes ont été massacrées. Aucune trace de violences sexuelles. Pas de mobile. Le destin de cet homme interroge celui de sa famille, disloquée par la perte et le chagrin, emportée dans la tourmente judiciaire, broyée par la machine médiatique. Comment se construire dans un tel chaos ? Revenir sur la tragédie de Jean Rambla, c'est aussi se replonger dans une époque : les années 70, la France de Giscard, quand les cités marseillaises étaient encore riantes, le débat sur la peine de mort suscitait les passions, jusqu'à son abolition. Et les ombres de l'affaire Ranucci.
Eric Vial passe Robert Grossmann au scanner et le conduit à se dévoiler en éclairant par la même occasion une période passionnante de notre vie publique. On est à la fois sur la scène et dans les coulisses. Des rafales de questions sans la moindre complaisance. Des réponses sans langue de bois et l'on suit la démarche avec intérêt pour savoir qui donc est le vrai Robert Grossmam ? Une grande gueule, le méchant de service ou tout au contraire un être sensible, amoureux de littérature et d'art à qui on a taillé une sale réputation à coup de rumeurs ? Quel est le secret de sa longévité politique ? Tout en nuances et en contrastes Robert Grossmann fait partie de cette famille de personnages qui ne laissent jamais personne indifférent. On l'aime ou on le déteste...Bizarre ! Il s'agit d'un être entier qui aime se passionner pour de grandes causes et pour qui le débat républicain est une nécessité démocratique. Eric Vial n'élude aucune question, aucun sujet qui fâche. Il fait parler Robert Grossmann de la défaite aux municipales, des conséquences sur ses relations avec Fabienne Keller, des journalistes, des projets réalisés sous l'ère Keller-Grossmann... Il parle de son amour pour sa ville, de ses rencontres historiques avec De Gaulle et Malraux. De sa conception de l'engagement politique. Au passage on peut saisir des esquisses de portraits de Roland Ries, de Philippe Richert, de Daniel Hoeffel, et de beaucoup d'autres. Puis il livre quelques pistes pour demain. Il souhaite du neuf pour Strasbourg et voit avec plaisir des forces nouvelles et jeunes lever autour de lui. Lui se voit bien coach. " Entraîneur, dit-il, mais pas depuis la ligne de touche ! Entraîneur joueur sur le terrain ! " Des révélations, des moments d'émotion, des caractères esquissés.
Je les destine à ceux qui sont curieux de politique, d'histoire, de culture, à ceux qui m'ont toujours suivi aussi bien qu'à tous les autres. Qu'ils jettent un oeil dans cette lorgnette. En lisant, en choisissant, en insistant un peu, le petit bout est susceptible de s'élargir. J'y livre quelques impressions sur la politique et j'interpelle l'UMP : est-elle capable de renouer avec ses fondamentaux ? J'exprime mon ambition de porter un regard moderne sur le gaullisme. J'évoque la place que devrait occuper la culture au coeur de la cité. On y retrouvera aussi de la littérature, La comtesse de Pourtalès, Le choix de Malraux, La République contre les communautarismes, une célèbre Lettre ouverte, mes passions pour Strasbourg, pour l'Alsace et pour ma langue maternelle, l'alsacien. Par ces textes je passe aux aveux : j'ai toujours aimé débattre et, pourquoi ne pas le dire clairement, je ne déteste pas la polémique. Le choc des idées, le courage de les exprimer sont nécessaires et salutaires à la démocratie. J'ai donc tenté de partager mes convictions en refusant les discours convenus, en évitant la langue de bois, en défiant la pensée unique et ses vigiles.
Luodonpää-Manini Milla ; Grossmann Francis ; Tutin
Nous utilisons fréquemment, dans la vie quotidienne, des formules routinières, tellement banales et automatiques que nous ne les remarquons même plus. Ce type d'automatismes se retrouve aussi dans des genres de discours moins spontanés, tels les articles de recherche, les thèses ou encore dans les formes de communication orale ou mixtes propres aux chercheurs. Les routines servent par exemple, à revendiquer un héritage ou une filiation, à se démarquer du point de vue d'autrui, à attirer l'attention sur un point de son exposé ou de sa démonstration, à renvoyer à un autre point de son texte, ou à une source externe, etc. Le présent ouvrage, qui fonde ses analyses sur des bases de données et des corpus électroniques développés dans plusieurs projets de grande envergure, fournit un socle empirique solide aux recherches présentées. Il vise à permettre l'identification et la modélisation des routines du discours scientifique, objets linguistiques encore peu traités par la linguistique outillée.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni