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Les routines discursives dans le discours scientifique oral et écrit
Luodonpää-Manini Milla ; Grossmann Francis ; Tutin
UGA EDITIONS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782377473076
Nous utilisons fréquemment, dans la vie quotidienne, des formules routinières, tellement banales et automatiques que nous ne les remarquons même plus. Ce type d'automatismes se retrouve aussi dans des genres de discours moins spontanés, tels les articles de recherche, les thèses ou encore dans les formes de communication orale ou mixtes propres aux chercheurs. Les routines servent par exemple, à revendiquer un héritage ou une filiation, à se démarquer du point de vue d'autrui, à attirer l'attention sur un point de son exposé ou de sa démonstration, à renvoyer à un autre point de son texte, ou à une source externe, etc. Le présent ouvrage, qui fonde ses analyses sur des bases de données et des corpus électroniques développés dans plusieurs projets de grande envergure, fournit un socle empirique solide aux recherches présentées. Il vise à permettre l'identification et la modélisation des routines du discours scientifique, objets linguistiques encore peu traités par la linguistique outillée.
Les débats contemporains sur les classifications psychiatriques illustrent la complexité des troubles mentaux. Ces tensions ne sont pas seulement cliniques mais relèvent de défis théoriques, méthodologiques et épistémologiques. L'un de ces débats concerne la tendance à s'éloigner des catégories diagnostiques conventionnelles. L'attention se porte alors sur les symptômes individuels et leurs interactions. Une telle interaction entre des symptômes s'aligne sur l'intuition du praticien à qui apparaît un ensemble de manifestations cliniques : il perçoit en effet un réseau de problèmes qui s'influencent mutuellement. Les réseaux de symptômes discutent cette intuition clinique au prisme de la philosophie de la psychiatrie et de la modélisation. Cette introduction aux réseaux de symptômes est destinée à un public de cliniciens et de chercheurs en psychologie et en psychiatrie non spécialistes, mais intéressés par les nouvelles classifications, les approches émergentes, la modélisation, les apports de la science des réseaux et la philosophie de la psychiatrie.
Simon Jean-Paul ; Tozzi Michel ; Auriac-Slusarczyk
Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entamé par une vingtaine de chercheurs d'horizons géographiques différents (Belgique, Canada, France et Suisse), et de domaines de recherche variés (philosophie, sciences du langage, ergonomie, psychologie, didactique...), lors d'un séminaire d'automne organisé en octobre 2015 par le laboratoire LiDILEM : "Regards croisés de philosophes, linguistes, didacticiens, psychologues, ergonomes ... sur une discussion à visée philosophique : ''pourquoi on dit : c'est pas juste''" http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc (Lien -> http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc)
Résumé : L'attention que nous portons aux divers objets constituant notre monde conditionne la façon dont nous nous comportons envers eux. Si les problèmes d'économie de l'attention sont aujourd'hui à la mode, il reste à comprendre les multiples écologies attentionnelles développées par les sociétés humaines. Or un nouveau champ de recherche émerge depuis une vingtaine d'années sous le titre d'"archéologie des media" : son ambition est d'apporter une lumière nouvelle sur les transformations les plus récentes (entraînées par la numérisation) de nos formes de médialités et de nos régimes attentionnels, en les éclairant par ce que nous apprennent des couches oubliées des pratiques matérielles, des appareillages et des imaginaires médiatiques du passé plus ou moins lointain. Par les va-et-vient déroutants qu'elle propose entre un passé enfoui et un futur émergent, l'archéologie des media est aujourd'hui l'approche la plus prometteuse pour trouver de nouveaux repères dans l'exploration de nos écologies attentionnelles. En croisant les problématiques de l'archéologie des media et de l'écologie de l'attention, ce volume collectif issu d'une semaine de discussions menées dans le château de Cerisy fraie des pistes inédites pour aider à nous situer dans les nouveaux environnements de médialité instaurés par des technologies numériques devenues ubiquitaires.
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.