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Les identités difficiles. 2e édition
Grosser Alfred
SCIENCES PO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782724610383
Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? Qui définit ce nous ? Qui disons-nous qu'ils sont ? Quels fondements à ce ils ? Chacun possède des identités multiples, que ce soit dans son vécu, au sein de la société, d'institutions et d'organisations, ou dans les espaces transnationaux. La notion imprécise d'identité européenne constitue à cet égard un bon exemple d'entrecroisement des facteurs d'identification. Le vécu est en partie déterminé par la mémoire individuelle, et plus encore par une prétendue mémoire collective dont la transmission s'effectue essentiellement par la famille, par l'école, et par les médias dont les influences modèlent les identités. Le tout acquis est aussi absurde qu'un tout inné auquel fait croire le développement de la génétique et de ses applications. Pas plus qu'un tout sexe n'équivaut à l'identification à la relation à autrui, à commencer par l'amour. Les conceptions de l'identité sont liées aux questionnements ultimes et les réponses pèsent en retour sur la façon dont les groupes humains conçoivent et organisent leur avenir, donc sur la politique. Une réflexion précieuse au moment où les questions identitaires ressurgissent avec tant de force. . . Alfred Grosser est professeur émérite des Universités à Sciences Po. Chroniqueur politique à La Croix et à Ouest-France et grand prix de l'Académie des sciences morales et politiques, il a publié dernièrement : Les Fruits de leur arbre. Regard athée sur les chrétiens (2001), L'Allemagne de Berlin, différente et semblable (réédition augmentée, 2007), La France. Semblable et différente (2005).
La république fédérale d'Allemagne est un pays comme la France ; elle partage les mêmes réussites et des difficultés semblables. Elle se trouve cependant dans une situation particulière : malgré le complet rejet du nazisme, la présence de Hitler continue de peser sur la vie politique et culturelle, ainsi que sur le rang international de l'Etat ouest-allemand. Et surtout, cet Etat ne correspond pas à une nation, puisqu'il existe un autre Etat allemand dont les habitants sont, pour ceux de la République fédérale, des compatriotes sans être des concitoyens. Mais cette singularité n'empêche pas la République fédérale d'être bien l'Allemagne en Occident.
Résumé : Si on demande aux Allemands qui est, chez eux, l'équivalent du professeur français Alfred Grosser, ils répondent : Alfred Grosser. Cette formule d'un journaliste, en plus d'être drôle, est vraie. Depuis cinquante ans, ce professeur, orateur, écrivain, journaliste regarde en observateur participant, souvent iconoclaste, tout ce qui constitue les rapports franco-allemands. Aujourd'hui, au lieu de chercher à influencer la vie des autres, il dissèque la sienne dans une autobiographie pleine de surprises. Une vie de Français : le titre indique l'essentiel. D'abord l'implantation : l'arrivée d'Allemagne en 1933, parce que ses parents fuient les persécutions antisémites, et l'assimilation rapide grâce à l'école. En 1940, l'exode, puis la clandestinité. La participation à la libération de Marseille, avec ses joies et ses écoeurements précède de peu le début d'une carrière multiforme. De l'implantation à l'insertion, il n'y a qu'un pas qui est l'engagement d'une vie. Celui qui vise, à partir de la mémoire maintenue, à faire comprendre en France les diversités allemandes et à vouloir peser sur l'évolution des deux pays. Insertion dans l'enseignement, surtout à Sciences-Po, mais aussi à Polytechnique et à HEC, et auprès des agriculteurs, militaires, syndicalistes, magistrats, policiers. Insertion dans les medias afin de faire passer ses idées dans Le Monde, La Croix, Ouest-France, l'Expansion. Insertion toujours, mais avec une distanciation critique en prime dans la vie intellectuelle et culturelle avec le rejet des modes et des gens à la mode. Insertion enfin dans un catholicisme vivant et divers, comme incroyant parmi les chrétiens. Autant d'influences utilisées de surcroit pour agir en faveur des déshérités, tout particulièrement les immigrés d'aujourd'hui. Cet ouvrage est un livre de foi en l'homme, le " Ce que je crois " d'une existence heureuse marquée par le souci des autres, un encouragement à " faire malgré " et à donner un sens à sa vie. Ce sont aussi des Mémoires écrits avec verve et chaleur, partant d'un regard à la fois lucide, attendri et exigeant sur notre monde.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.