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Une vie de Français
Grosser Alfred
FLAMMARION
17,10 €
Épuisé
EAN :9782080672810
Si on demande aux Allemands qui est, chez eux, l'équivalent du professeur français Alfred Grosser, ils répondent : Alfred Grosser. Cette formule d'un journaliste, en plus d'être drôle, est vraie. Depuis cinquante ans, ce professeur, orateur, écrivain, journaliste regarde en observateur participant, souvent iconoclaste, tout ce qui constitue les rapports franco-allemands. Aujourd'hui, au lieu de chercher à influencer la vie des autres, il dissèque la sienne dans une autobiographie pleine de surprises. Une vie de Français : le titre indique l'essentiel. D'abord l'implantation : l'arrivée d'Allemagne en 1933, parce que ses parents fuient les persécutions antisémites, et l'assimilation rapide grâce à l'école. En 1940, l'exode, puis la clandestinité. La participation à la libération de Marseille, avec ses joies et ses écoeurements précède de peu le début d'une carrière multiforme. De l'implantation à l'insertion, il n'y a qu'un pas qui est l'engagement d'une vie. Celui qui vise, à partir de la mémoire maintenue, à faire comprendre en France les diversités allemandes et à vouloir peser sur l'évolution des deux pays. Insertion dans l'enseignement, surtout à Sciences-Po, mais aussi à Polytechnique et à HEC, et auprès des agriculteurs, militaires, syndicalistes, magistrats, policiers. Insertion dans les medias afin de faire passer ses idées dans Le Monde, La Croix, Ouest-France, l'Expansion. Insertion toujours, mais avec une distanciation critique en prime dans la vie intellectuelle et culturelle avec le rejet des modes et des gens à la mode. Insertion enfin dans un catholicisme vivant et divers, comme incroyant parmi les chrétiens. Autant d'influences utilisées de surcroit pour agir en faveur des déshérités, tout particulièrement les immigrés d'aujourd'hui. Cet ouvrage est un livre de foi en l'homme, le " Ce que je crois " d'une existence heureuse marquée par le souci des autres, un encouragement à " faire malgré " et à donner un sens à sa vie. Ce sont aussi des Mémoires écrits avec verve et chaleur, partant d'un regard à la fois lucide, attendri et exigeant sur notre monde.
Résumé : Dans cet ouvrage, Alfred Grosser s'interroge sur la spiritualité contemporaine et interpelle à nouveau les chrétiens, dont il est depuis toujours un " compagnon de route ". S'élevant contre toute intolérance, il renvoie dos à dos aussi bien la laïcité agressive que l'auto-enfermement identitaire de certains croyants. Il replace les diverses Eglises dans leurs perspectives historiques et, tout en rappelant les tragédies et les crimes d'hier et d'aujourd'hui, il se montre sensible aux renouvellements moraux et spirituels des dernières décennies. Loin d'un Dieu terrible et menaçant, le christianisme met à présent davantage l'accent sur un Dieu qui par l'incarnation s'est fait homme souffrant. L'entente alors n'est-elle pas possible avec l'humanisme athée, qui se soucie lui aussi prioritairement de cet homme-là ? Aux yeux de l'auteur, de profondes différences subsistent cependant dans la façon même de concevoir la vie et la mort. Avec une lucidité remarquable, il se livre ainsi à une réflexion très documentée sur les grandes questions morales qui agitent notre actualité (identités, inégalités, IVG, euthanasie... ). En lisant ce livre, on est séduit par la richesse des idées d'Alfred Grosser, sa générosité et la franchise avec laquelle il s'exprime. S'il se présente comme un "athée spiritualiste", il montre avant tout le visage d'un homme qui tente de faire partager ses valeurs.
Les Occidentaux, ce sont les gouvernements - ceux de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne fédérale, de l'Italie - en harmonie ou en conflit avec les dirigeants américains. Ce sont aussi les entreprises et les partis communistes, les syndicats et les Eglises. De Gaulle et Roosevelt, la défense de Berlin, la guerre américaine succédant en Indochine à la guerre française, l'Europe organisée comme alliée et comme rivale, le dollar secourable et le dollar égoïste ; les accords et les désaccords face à l'Union soviétique ou au Tiers Monde, mais aussi la contestation étudiante à Berkeley, à Berlin et à Nanterre : les Etats-Unis sont présents, comme acteurs ou comme image, dans la plupart des évolutions que vivent les Européens. Montrer les permanences et les changements ; tenir compte des situations nationales sans négliger les données politiques, stratégiques, économiques, psychologiques communes ; ne pas négliger l'accidentel, mais dégager les composantes de base de relations multiformes - le lecteur dira si l'auteur y est parvenu. Comme il en a l'habitude, il a voulu aller à contre-courant, c'est-à-dire présenter au lecteur des éléments de réalité qui ne lui sont pas familiers et lui faire remettre en cause sa vision des choses. Comme le livre paraît simultanément en allemand à Munich, avant de paraître en américain à New York, il fallait en même temps montrer au lecteur français que son anti-américanisme néglige des éléments essentiels de la réalité, au lecteur américain que l'anti-américanisme français n'a certes pas seulement des fondements psychologiques, et au lecteur allemand que la situation particulière de son pays a réduit considérablement son esprit critique à l'égard des Etats-Unis. Cette exigence contradictoire a constitué pour l'auteur un défi stimulant. Alfred Grosser est à la fois professeur d'université, journaliste et, selon la formule du jury du prix de la Paix qui lui a été remis à Francfort en 1975, " médiateur entre Français et Allemands, entre incroyants et croyants, entre Européens et hommes d'autres continents ".
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)