Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA SOPHISTRIA DE ROBERTUS ANGLICUS
GRONDEUX / ROSIER
VRIN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782711618200
L'enseignement universitaire du XIIIe siècle se fonde sur le commentaire et la "dispute'. La Sophistria de Robertus Anglicus (1260-1270), dont est proposée ici l'édition critique accompagnée d'une étude historique et doctrinale détaillée, est un témoin exceptionnel de cette pratique de l'enseignement des arts par"mode de sophisme", surtout développé pour la logique et la grammaire. Il s'agit d'une collection d'une trentaine de sophismes, organisée de façon systématique, et préservée dans huit manuscrits. On y voit ainsi, en partant du sophisme, énoncé problématique, le maître avancer des arguments, avec ou contre ses bacheliers, à propos de toutes les difficultés qu'il contient, les arguments et solutions fournissant au bout du compte un exposé général de la syntaxe latine. La Sophistria s'insère dans une tradition de la grammaire spéculative, qui, contrairement aux grands traités postérieurs sur les Modes de signifier, met l'accent sur la sémanticité plus que sur la grammaticalité: un énoncé incorrect peut êtreadmis si l'on comprend la raison (ratio) qui rend compte de sa déviation. Cette approche, comme l'application très caractéristique de la Physiqued'Aristote à la grammaire, permet de rapprocher la Sophistria de l'enseignement parisien des maîtres anglais de la génération précédente, Robert Kilwardby et Roger Bacon, l'appartenance au milieu parisien se confirmant par sa proximité avec le Tractatus de Gosvin de Marbais."
Biographie de l'auteur Jérôme Grondeux enseigne l'histoire des idées politiques à l'université de Paris IV-Sorbonne, à Sciences Po Paris et à l'Institut catholique. Il est l'auteur d'une Histoire des idées politiques en France au XIXe siècle (1998) et d'un essai sur La religion des intellectuels français au XIXe siècle (2002).
Biographie de l'auteur Jérôme Grondeux, est agrégé, docteur en histoire, maître de conférence à lUniversité Paris IV-Sorbonne et à lIEP de Paris. Publications : Histoire des idées politiques en France au XIXe siècle (La Découverte, 1998) La France entre en République 1870-1893 (Le Livre de Poche, 2000)
La défaite de Sedan a été fatale au Second Empire. Le Gouvernement de Défense nationale, né de la journée parisienne du 4 septembre 1870, ne parvient pas à redresser une situation militaire déjà trop compromise, et les élections de 1871 donnent aux conservateurs une large majorité. La négociation de la paix et l'écrasement de l'insurrection communarde permettent à Thiers de tenter de mettre en place une République conservatrice, le régime qui nous divise le moins". Après sa chute (1873), la tentative de restauration monarchique échoue. Le compromis des centres aboutit à la mise en place des lois constitutionnelles de 1875. Progressivement, les Républicains, s'appuyant sur une stratégie prudente, s'implantent dans le pays et marchent à la conquête du pouvoir. La crise du 16 mai 1877 voit le président Mac Mahon tenter en vain de s'opposer à ce mouvement. Les conservateurs sont désormais écartés du pouvoir.A partir de 1879, les Républicains tiennent la Chambre, le Sénat et la présidence de la République, et impriment leur marque au pays. On analyse ici leur culture politique, ainsi que les aspects libéraux de leur oeuvre législative.Par-delà les affrontements, se poursuit l'oeuvre de redressement national qui aboutit bientôt à une accélération prodigieuse de l'expansion coloniale. Mais cette France connaît aussi des difficultés économiques, dans un contexte international difficile, et des conflits sociaux, alors que le mouvement ouvrier croît à nouveau dasn les années 1880.Le boulangisme marque la première crise politique d'ampleur surmontée par le régime. Le début des années 1890 semble propice à sa consolidation, avec la fin de l'isolement diplomatique qu'apporte l'alliance avec la Russie et le ralliement des catholiques à la République recommandé par le pape Léon XIII.Une plongée aux origines du"modèle républicain"."
L?image célèbre du héros du film Les Temps modernes de Charlie Chaplin, couché sur la roue d?un engrenage bien plus gros que lui, illustre le sort de l?individu, désormais anonyme, presque broyé par la lourde machinerie d?une Modernité nivelante.Mais celle-ci a-t-elle vraiment écrasé toute individualité? C?est pour une fois un historien qui se pose la question, dans ce livre-testament qui doit beaucoup aux travaux de Michel Foucault. Thierry Wanegffelen sonde notre histoire pour dégager la logique profonde de la Modernité, la logique d?un processus qui nous donne à la fois la sensation d?être entraînés dans un grand mouvement et sans cesse ballottés entre espoirs et déceptions.Pour comprendre l'individu moderne, il faut remonter jusqu'à la fin du Moyen Âge. C'est alors que commence à s'imposer une valorisation de l?humain, de son autonomie et de sa réflexion personnelle. Or, très tôt, l'individu pensant célébré par la Renaissance se voit confronté à la construction d'un nouvel ordre imposé par l?État et les orthodoxies religieuses. Et si les Lumières célèbrent la raison individuelle, elles génèrent de nouvelles formes d?oppression qui se réclament de cette raison, brandie comme un totem. Ce livre raconte l'histoire d'une résistance toujours recommencée et toujours combattue, celle du « roseau pensant », pour reprendre le terme de Pascal, de l'individu qui trouve en lui de quoi conquérir un peu de liberté face aux forces qui l'écrasent avant que ne se profilent de nouvelles normes, de nouveaux conformismes qu?il lui faudra à nouveau remettre en question.Avec une lucidité et une érudition rares, Thierry Wanegffelen convoque ici la littérature comme le cinéma pour nous livrer la quintessence de son expérience d?historien. Dans un texte où l?engagement n?exclue ni le recul ni l?humour, il nous livre sa réponse à une question lancinante: dans quelle mesure sommes-nous libres?Thierry Wanegffelen (1965-2009) était un historien moderniste de grand talent, trop tôt disparu. Professeur à l?Université de Toulouse II-Le Mirail, spécialiste des mentalités religieuses et politiques dans l?Europe des XVIe-XVIIe siècles (Ni Rome, ni Genève, Champion, 1997; L?Édit de Nantes. Une histoire européenne de la tolérance, Le Livre de poche, 1998; Une difficile fidélité. Catholiques malgré le Concile en France, PUF, 1999), il avait consacré ses derniers travaux à une anthropologie du pouvoir féminin (Catherine de Médicis: le pouvoir au féminin et Le pouvoir contesté: souveraines d?Europe à la Renaissance, Payot, 2005 et 2008) qui devait déboucher sur une trilogie sur la Modernité.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.