L?image célèbre du héros du film Les Temps modernes de Charlie Chaplin, couché sur la roue d?un engrenage bien plus gros que lui, illustre le sort de l?individu, désormais anonyme, presque broyé par la lourde machinerie d?une Modernité nivelante.Mais celle-ci a-t-elle vraiment écrasé toute individualité? C?est pour une fois un historien qui se pose la question, dans ce livre-testament qui doit beaucoup aux travaux de Michel Foucault. Thierry Wanegffelen sonde notre histoire pour dégager la logique profonde de la Modernité, la logique d?un processus qui nous donne à la fois la sensation d?être entraînés dans un grand mouvement et sans cesse ballottés entre espoirs et déceptions.Pour comprendre l'individu moderne, il faut remonter jusqu'à la fin du Moyen Âge. C'est alors que commence à s'imposer une valorisation de l?humain, de son autonomie et de sa réflexion personnelle. Or, très tôt, l'individu pensant célébré par la Renaissance se voit confronté à la construction d'un nouvel ordre imposé par l?État et les orthodoxies religieuses. Et si les Lumières célèbrent la raison individuelle, elles génèrent de nouvelles formes d?oppression qui se réclament de cette raison, brandie comme un totem. Ce livre raconte l'histoire d'une résistance toujours recommencée et toujours combattue, celle du « roseau pensant », pour reprendre le terme de Pascal, de l'individu qui trouve en lui de quoi conquérir un peu de liberté face aux forces qui l'écrasent avant que ne se profilent de nouvelles normes, de nouveaux conformismes qu?il lui faudra à nouveau remettre en question.Avec une lucidité et une érudition rares, Thierry Wanegffelen convoque ici la littérature comme le cinéma pour nous livrer la quintessence de son expérience d?historien. Dans un texte où l?engagement n?exclue ni le recul ni l?humour, il nous livre sa réponse à une question lancinante: dans quelle mesure sommes-nous libres?Thierry Wanegffelen (1965-2009) était un historien moderniste de grand talent, trop tôt disparu. Professeur à l?Université de Toulouse II-Le Mirail, spécialiste des mentalités religieuses et politiques dans l?Europe des XVIe-XVIIe siècles (Ni Rome, ni Genève, Champion, 1997; L?Édit de Nantes. Une histoire européenne de la tolérance, Le Livre de poche, 1998; Une difficile fidélité. Catholiques malgré le Concile en France, PUF, 1999), il avait consacré ses derniers travaux à une anthropologie du pouvoir féminin (Catherine de Médicis: le pouvoir au féminin et Le pouvoir contesté: souveraines d?Europe à la Renaissance, Payot, 2005 et 2008) qui devait déboucher sur une trilogie sur la Modernité.
Résumé : Lorsqu'il commenta l'Epître aux Romains (1515-1516), Luther avait, semble-t-il, déjà découvert le thème central de sa théologie. Identifiant péché et tentation, il fut désormais convaincu que l'homme reste toute sa vie indigne du salut. Le péché originel a été trop profond et trop grave. Mais Dieu se refuse à regarder les fautes d'un pécheur qui continue d'espérer dans son sauveur. C'est la doctrine de la " justification par la foi ". Le présent ouvrage la replace dans son contexte historique et en suit la diffusion dans la partie de la chrétienté devenue protestante. Pour la première fois dans l'histoire une " hérésie " chrétienne tenait en échec l'autorité romaine.
Professeur d'histoire de la première Modernité à l'université de Toulouse-Le Mirail, Thierry Wanegffelen est spécialiste des mentalités occidentales des XVIe et XVIIe siècles. Ses ouvrages novateurs révèlent son intérêt pour les questions de croyance et de tolérance (L'Édit de Nantes, 1998; Une difficile fidélité, 1999) ainsi que pour l'histoire des femmes comme en témoigne sa récente biographie de Catherine de Médicis publiée chez Payot (2005), dont la pertinence a été saluée par la presse.
Wanegffelen Thierry ; Chatenet Monique ; Chédeau C
Au temps de Léonard de Vinci et de Michel-Ange, de Christophe Colomb, de Copernic et de Nostradamus, de Machiavel, d'Erasme et de Rabelais, de la construction des châteaux de la Loire, de la chapelle Sixtine et du Kremlin, comment l'ancienne chrétienté est-elle peu à peu devenue l'Europe moderne, avec ses nations et avec sa diversité culturelle ? Pour le montrer, sept spécialistes des XVe et XVIe siècles, historiens, historiens de l'art et littéraires ont conjugué leurs compétences pour offrir une vaste synthèse accessible à tous. La Renaissance est traitée ici sous toutes ses dimensions, non seulement artistiques et littéraires mais aussi religieuses, intellectuelles et politiques, culturelles, scientifiques, sociales et économiques.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Présente trente-cinq semaines d'affilée dans la liste des best-sellers, La Spectaculaire Histoire des rois des Belges est proposée ici dans une version revue et actualisée.
Résumé : Le roi Léopold Ier des Belges, la reine Victoria d'Angleterre, le tsar Boris des Bulgares? tous descendent de la même lignée ! Après les Habsbourg, les Romanov etles Bourbon, les Saxe-Cobourg sont la dernière famille royale à avoir profondément marqué le visage de l'Europe monarchique. S'ils sont toujours installés sur leur trône au Royaume-Uni (Elizabeth II) et en Belgique (Philippe), ils ont essaimé, au fil du temps, du duché de Cobourg à la Bulgarie en passant par le Portugal et d'innombrables unions dynastiques. Depuis la fin du dix-neuvième siècle et sous l'impulsion de forts caractères comme Léopold Ier ou la reine Victoria, les Saxe-Cobourg ont incarné le renouveau de la monarchie dans un siècle de révolutions. Mariages, trahisons, héritages et coups de génie, leur histoire mouvementée un véritable roman marqué de personnages contrastés et brillants. En racontant avec fougue leur histoire, Patrick Weber nous offre un nouveau regard sur l'Europe dynastique. Une saga écrite et construite comme un roman !
Résumé : Le temps des vacances est l'occasion idéale pour se détendre et redécouvrir notre Histoire et ses mystères en toute décontraction. Grâce à des jeux, des énigmes, des quiz, des charades, retrouvez les vies incroyables des illustres personnages qui ont marqué notre culture, voyagez à travers les grandes époques de notre histoire, visitez les continents et leurs secrets, lancez-vous des défis pour tester vos connaissances et celles de vos proches ! Suivez-moi dans ce grand tour d'Histoire aux secrets inattendus et passionnants.
Résumé : 1895. Boni de Castellane, jeune et séduisant fleuron de la noblesse française, n'ayant pour seuls biens que son panache et ses rêves d'esthète, épouse Anna Gould, héritière convoitée de la plus grosse fortune d'Amérique. Mais le conte de fées tourne bientôt au cauchemar. A travers ce couple improbable, deux mondes s'affrontent, l'Ancien et le Nouveau : une France aristocratique, catholique et libertine, où flotte encore un parfum d'Ancien Régime ; l'Amérique du Gilded Age, puritaine, vouée au culte de l'argent et du self-made man. Ce roman vrai commence à New York sous une profusion de fleurs et de diamants et s'achève à Paris en 1969, dans les décombres d'une demeure légendaire, le Palais Rose. En toile de fond : les fastes de la Belle Epoque et l'effondrement de la vieille Europe, que le comte Boni avait prévu de longue date. Ses prophéties n'échappèrent pas à Marcel Proust, toujours en embuscade pour nourrir la Recherche, dont l'auteure nous livre ici de nouvelles clés. La chronique du couple est fertile en rebondissements, de fêtes somptueuses en procès sordides, de rêves accomplis en destins brisés. Au fil des épreuves, Boni découvre dans "l'art d'être pauvre" sa véritable richesse ; Anna, devenue duchesse de Talleyrand, s'enfermera à jamais dans ses tourments.