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Photographie et langage
Grojnowski Daniel
CORTI
20,30 €
Épuisé
EAN :9782714307927
Les historiens de la Photographie ont quelque peu délaissé les relations qu'elle entretient avec les écrits littéraires, journalistiques ou critiques. C'est pourtant par le biais de discours divers - ceux de la théorie ou d'une spéculation parfois dévergondée - que se compose, depuis plus de cent cinquante ans, un imaginaire photographique où les spectres et les ectoplasmes accompagnent les auras. L'ouvrage présente une série d'études qui portent sur la photographie mise en récit (Villiers de l'Isle-Adam, J. Cortazar, M. Tournier, P. Modiano) ou mise en poème (B. Cendrars) ; sur la fiction illustrée par la photographie (Bruges-la-Morte, Nadja, les romans "populaires") ; sur son utilisation par la presse à grand tirage ; sur l'interprétation qu'en présentent quelques grands théoriciens (Walter Benjamin, R. Barthes) ; mais aussi sur les visions nées du discours scientifique (les optogrammes) ou para-scientifique (la photographie "transcendante"). A la fin de ce volume, on trouvera une anthologie de textes peu connus (de Balzac à Strindberg, en passant par Gautier ou Flammarion), qui révèlent les sources obscures d'une image dont on oublie souvent qu'elle est subjective, médiatrice d'irrationnel.
Le roman de Huysmans rassemble en bric-à-brac une multitude d'objets, de visions ou de références. La diversité des centres d'intérêt éparpille l'attention et les analyses des spécialistes, qui portent tour à tour sur les composantes médicales, religieuses, esthétiques - sur l'art, l'artifice, la décadence, et ainsi de suite. [... ]Conçu sans objectifs posés a priori, sans plan préparatoire, élaboré au fur et à mesure de sa rédaction, le roman de Huysmans ne développe pas une formule. Il se construit avec une belle désinvolture, avec une part d'improvisation à laquelle il doit, sans aucun doute, l'essentiel de son éclat.
Dans " A Rebours ", J. -K. Huysmans met en crise la conception traditionnelle du récit. Il lui substitue un assemblage de développements composites (contes, critiques d'art, critiques littéraires, spéculations, poèmes en prose). Fasciné par l'espace du dedans, il place au premier plan la vie intérieure de son personnage : ses impressions, ses souvenirs, ses rêves et ses rêveries. De sorte que le " moi ", seul et unique, devient le sujet véritable du roman.
Les photographies s'apparentent aux "empreintes" de la tradition chrétienne. Du Mandylion au Suaire de Turin, en passant par le voile de Véronique, elles sont perçues comme autant d'images "vraies" dont les interprétations plastiques et littéraires renforcent l'autorité. Avec elles, se poursuit une "guerre des images" dont on a pu croire que l'avènement du numérique la rendrait caduque : de toute évidence, il la perpétue, comme s'il en constituait un nouvel avatar.
Consacré aux Comiques, cet essai aménage une promenade dans les Lettres et les Arts, d'Alphonse Allais à Marcel Duchamp, en passant par Charlot - mais aussi du politique au poétique ou de l'incongruité au sublime. Car la veine comique s'entremêle à d'autres, qui l'exaltent. Tout en confrontant les principales théories du rire, l'ouvrage interroge la teneur d'un comique pur, cher à Baudelaire. Produisant le non-sens, la mystification et toutes sortes d'effets problématiques, l'humour " moderne " profane la composante sacrée de l'Art.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
J'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.