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Mythes et portraits
Groethuysen Bernard
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070746378
Par nature, Groethuysen préférait les questions aux réponses. Ou plutôt il n'avait de repos qu'il n'eût retrouvé, sous chaque réponse, la question qui la provoquait : sans cesse en quête d'une pensée qui n'arrêtât pas la pensée, et pour le reste faisant confiance à l'esprit, tout assuré qu'il n'est point d'idée - si absurde ou folle qu'elle paraisse - qui ne tienne aux autres idées par quelque fil ténu. Indépendance est peu dire. Tel, qui prétend aimer la liberté, n'a de cesse qu'il n'ait fait mettre en prison les ennemis (dit-il) de la liberté. Mais Groethuysen témoignait de cette liberté la forme la plus noble - ou la seule, - qu'on puisse nommer de ce nom. Il préférait à ses idées, les idées de ses amis - celles même des indifférents, ou de ses adversaires. Il tenait que chaque pensée mendie d'être repensée. Ainsi parcourait-il le monde des doctrines et nulle idée, qui se présentait à lui, ne l'avait attendu en vain". Jean Paulhan.
Résumé : Cet ouvrage est composé d'un long fragment sur Montesquieu et d'un essai sur la philosophie de la Révolution française qui constitue la seconde et la plus importante partie du volume. La philosophie de la Révolution, selon Bernard Groethuysen, a pour tâche de montrer comment certains principes abstraits se concrétisent, deviennent pour ainsi dire des images vivantes qui correspondent aux impulsions de la volonté et personnifient en quelque sorte les buts vers lesquels tendent les hommes de l'époque. Descartes à Rousseau, qui, par leurs idées, leurs doctrines, l'atmosphère intellectuelle qu'ils ont créée, ont préparé l'évolution des esprits qui a abouti à la Révolution. De là il passe à l'idée du Droit, dont le caractère révolutionnaire et universel a trouvé son expression dans la Déclaration des Droits de l'Homme. Enfin il expose les principes d'architecture sociale adoptés par la Révolution.
Avec sa conception de l'esprit et son sens de l'analyse, Bernard Groethuysen peut être considéré comme le successeur de Montaigne, de Diderot ou de Nietzsche. Sans aucun pédantisme, sans superficialité, il demeure l'un des rares écrivains du XX? siècle qui met la réflexion des grands penseurs du passé et du monde contemporain au service des interrogations du présent et de l'avenir.Si l'on devait définir l'objectif qu'il assigne à l'intelligence, ce serait celui de combattre le mensonge et la bêtise qui en est l'acceptation involontaire. À ce titre, il est parmi les écrivains de ce siècle celui qui symbolise l'une des formes les plus accomplies de l'esprit critique, avec les vertus qu'il requiert, mais sans les défauts qui généralement l'accompagnent : dogmatisme et sectarisme.Par ces portraits, Groethuysen prolonge l'oeuvre de son maître Dilthey pour en faire une indispensable introduction à la culture et une remarquable histoire de l'esprit, convaincu qu'il n'existe pas de dernier mot posé une fois pour toutes, mais une succession de questions à travers lesquelles l'homme cherche le sens de son propre destin. La vérité humaine, à ses yeux, n'est pas un point de départ, mais le creuset imaginaire de toutes les aspirations individuelles qui se renouvellent époque après époque."Philippe Delpuech.Notes Biographiques : Bernard Groethuysen (1880-1946) a été l'élève de Dilthey et de Simmel après avoir poursuivi des études de philosophie à l'université de Berlin. Pendant de longues années, il a fait dans différentes bibliothèques de France ainsi qu'aux archives nationales des recherches au sujet de la Révolution française qui lui ont permis d'étudier la formation de l'esprit bourgeois.
L'histoire de cette fin de siècle, l'effondrement du communisme, le retour des nationalismes, l'interrogation persistante sur la nature de la démocratie rend toute son actualité à la pensée de Bernard Groethuysen (1880-1946). Représentant éminent de l'Europe des esprits, formé à l'école des grands penseurs allemands et ami de la plupart des intellectuels français qui ont compté dans l'Entre-deux-guerres, l'auteur des Origines de l'esprit bourgeois en France n'a cessé d'honorer l'impératif socratique du "Connais-toi toi-même" . En réunissant des textes devenus inaccessibles dont Les Origines sociales de l'incrédulité bourgeoise en France et l'important Dialectique de la démocratie, traduit pour la première fois en français , ce livre fait apparaître l'immense richesse de l'oeuvre de ce philosophe attentif aux courants de pensée les plus novateurs, qui a su mobiliser de façon exemplaire l'érudition historique pour constituer une anthropologie philosophique dont l'ambition fut de décrypter "la voie suivie par la méditation de l'homme sur soi" .
Kafka Franz ; Groethuysen Bernard ; Vialatte Alexa
Résumé : On raconte que c'est grâce aux éditions clandestines du samizdat - et donc, sans nom d'auteur - que fut introduite en Union soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu'il s'agissait de l'oeuvre de quelque dissident, car ils découvraient, dès le premier chapitre, une scène familière : l'arrestation au petit matin, sans que l'inculpé se sût coupable d'aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l'acceptation immédiate d'un destin apparemment absurde, etc. Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n'était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite. Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d'aucun code et ne pouvait s'achever ni sur un acquittement si sur une damnation, puisque Joseph K. n'était coupable que d'exister.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.