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Philosophie et histoire
Groethuysen Bernard
ALBIN MICHEL
27,25 €
Épuisé
EAN :9782226066398
L'histoire de cette fin de siècle, l'effondrement du communisme, le retour des nationalismes, l'interrogation persistante sur la nature de la démocratie rend toute son actualité à la pensée de Bernard Groethuysen (1880-1946). Représentant éminent de l'Europe des esprits, formé à l'école des grands penseurs allemands et ami de la plupart des intellectuels français qui ont compté dans l'Entre-deux-guerres, l'auteur des Origines de l'esprit bourgeois en France n'a cessé d'honorer l'impératif socratique du "Connais-toi toi-même" . En réunissant des textes devenus inaccessibles dont Les Origines sociales de l'incrédulité bourgeoise en France et l'important Dialectique de la démocratie, traduit pour la première fois en français , ce livre fait apparaître l'immense richesse de l'oeuvre de ce philosophe attentif aux courants de pensée les plus novateurs, qui a su mobiliser de façon exemplaire l'érudition historique pour constituer une anthropologie philosophique dont l'ambition fut de décrypter "la voie suivie par la méditation de l'homme sur soi" .
Résumé : Anthropologie philosophique est une mémoire de l'historicité de l'individu. Le je vis précédant le je pense y expose la "gradation des valeurs bourgeoises et la marche de la pensée moderne". Une philosophie de la vie puise dans sa propre histoire pour montrer que ce qui importe est chaque fois "la question que l'homme se pose à lui-même, et non la façon d'y répondre", et cette histoire lui est nécessaire pour inventer des "formes nouvelles d'existence". L'érudition n'y cherche pas des doctrines, mais une aventure. C'est pourquoi ce qui est dit ici de Platon, de Montaigne, reste toujours nouveau : non une philosophie, mais "l'exercice de la philosophie".Henri Meschonnic.
Résumé : Selon Rousseau, une philosophie qui n'a pas été éprouvée au contact de la vie reste stérile. Elle ne pourra que détruire et ne saura édifier. Telle est, pour lui, la philosophie moderne, philosophie des heureux du siècle et des esprits forts ; elle tourne en dérision ce qui est sacré et établit une morale sans racine ni fruit. Si elle parvient à développer la culture qui orne l'esprit, elle ne saurait nourrir l'âme. Voilà ce que Rousseau reproche aux philosophes, voilà ce qu'il reproche à la civilisation. C'est à cette philosophie, à cette civilisation qu'il opposera son idée de l'homme naturel, de l'homme tel qu'il est sorti des mains de la nature, ou même encore de l'homme tel qu'il est lorsque, s'étant défait des artifices et des intérêts factices, il se retrouve lui-même.
Avec sa conception de l'esprit et son sens de l'analyse, Bernard Groethuysen peut être considéré comme le successeur de Montaigne, de Diderot ou de Nietzsche. Sans aucun pédantisme, sans superficialité, il demeure l'un des rares écrivains du XX? siècle qui met la réflexion des grands penseurs du passé et du monde contemporain au service des interrogations du présent et de l'avenir.Si l'on devait définir l'objectif qu'il assigne à l'intelligence, ce serait celui de combattre le mensonge et la bêtise qui en est l'acceptation involontaire. À ce titre, il est parmi les écrivains de ce siècle celui qui symbolise l'une des formes les plus accomplies de l'esprit critique, avec les vertus qu'il requiert, mais sans les défauts qui généralement l'accompagnent : dogmatisme et sectarisme.Par ces portraits, Groethuysen prolonge l'oeuvre de son maître Dilthey pour en faire une indispensable introduction à la culture et une remarquable histoire de l'esprit, convaincu qu'il n'existe pas de dernier mot posé une fois pour toutes, mais une succession de questions à travers lesquelles l'homme cherche le sens de son propre destin. La vérité humaine, à ses yeux, n'est pas un point de départ, mais le creuset imaginaire de toutes les aspirations individuelles qui se renouvellent époque après époque."Philippe Delpuech.Notes Biographiques : Bernard Groethuysen (1880-1946) a été l'élève de Dilthey et de Simmel après avoir poursuivi des études de philosophie à l'université de Berlin. Pendant de longues années, il a fait dans différentes bibliothèques de France ainsi qu'aux archives nationales des recherches au sujet de la Révolution française qui lui ont permis d'étudier la formation de l'esprit bourgeois.
Il s'agit ici de creuser plus loin que les idées, de faire paraître, parler, cet être prudent, effacé, qu'était le bourgeois d'autrefois. On n'y parviendra pas sans ruse. [...] Le détour imaginé par M. Bernard Groethuysen est celui-ci: ne pouvant écouter les bourgeois, il a écouté les curés, et, à travers leurs propos, il a deviné maintes choses. [...] Ce n'est pas Voltaire, ni Rousseau, dont M. Bernard Groethuysen est curieux, c'est du Français moyen, et pour se rapprocher de lui, il s'assied au prêche avec lui. Soupçonnait-on qu'après tant de travaux une source considérable pour la connaissance du XVIIIe siècle restait négligée? - Daniel Halévy"
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.