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Autres portraits
Groethuysen Bernard
GALLIMARD
24,00 €
Épuisé
EAN :9782070741748
Avec sa conception de l'esprit et son sens de l'analyse, Bernard Groethuysen peut être considéré comme le successeur de Montaigne, de Diderot ou de Nietzsche. Sans aucun pédantisme, sans superficialité, il demeure l'un des rares écrivains du XX? siècle qui met la réflexion des grands penseurs du passé et du monde contemporain au service des interrogations du présent et de l'avenir.Si l'on devait définir l'objectif qu'il assigne à l'intelligence, ce serait celui de combattre le mensonge et la bêtise qui en est l'acceptation involontaire. À ce titre, il est parmi les écrivains de ce siècle celui qui symbolise l'une des formes les plus accomplies de l'esprit critique, avec les vertus qu'il requiert, mais sans les défauts qui généralement l'accompagnent : dogmatisme et sectarisme.Par ces portraits, Groethuysen prolonge l'oeuvre de son maître Dilthey pour en faire une indispensable introduction à la culture et une remarquable histoire de l'esprit, convaincu qu'il n'existe pas de dernier mot posé une fois pour toutes, mais une succession de questions à travers lesquelles l'homme cherche le sens de son propre destin. La vérité humaine, à ses yeux, n'est pas un point de départ, mais le creuset imaginaire de toutes les aspirations individuelles qui se renouvellent époque après époque."Philippe Delpuech.Notes Biographiques : Bernard Groethuysen (1880-1946) a été l'élève de Dilthey et de Simmel après avoir poursuivi des études de philosophie à l'université de Berlin. Pendant de longues années, il a fait dans différentes bibliothèques de France ainsi qu'aux archives nationales des recherches au sujet de la Révolution française qui lui ont permis d'étudier la formation de l'esprit bourgeois.
Résumé : "Par nature, Groethuysen préférait les questions aux réponses. Ou plutôt il n'avait de repos qu'il n'eût retrouvé, sous chaque réponse, la question qui la provoquait : sans cesse en quête d'une pensée qui n'arrêtât pas la pensée, et pour le reste faisant confiance à l'esprit, tout assuré qu'il n'est point d'idée - si absurde ou folle qu'elle paraisse - qui ne tienne aux autres idées par quelque fil ténu. Indépendance est peu dire. Tel, qui prétend aimer la liberté, n'a de cesse qu'il n'ait fait mettre en prison les ennemis (dit-il) de la liberté. Mais Groethuysen témoignait de cette liberté la forme la plus noble - ou la seule, - qu'on puisse nommer de ce nom. Il préférait à ses idées, les idées de ses amis - celles même des indifférents, ou de ses adversaires. Il tenait que chaque pensée mendie d'être repensée. Ainsi parcourait-il le monde des doctrines et nulle idée, qui se présentait à lui, ne l'avait attendu en vain". Jean Paulhan.
Kafka Franz ; Groethuysen Bernard ; Vialatte Alexa
Résumé : On raconte que c'est grâce aux éditions clandestines du samizdat - et donc, sans nom d'auteur - que fut introduite en Union soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu'il s'agissait de l'oeuvre de quelque dissident, car ils découvraient, dès le premier chapitre, une scène familière : l'arrestation au petit matin, sans que l'inculpé se sût coupable d'aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l'acceptation immédiate d'un destin apparemment absurde, etc. Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n'était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite. Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d'aucun code et ne pouvait s'achever ni sur un acquittement si sur une damnation, puisque Joseph K. n'était coupable que d'exister.
Résumé : Anthropologie philosophique est une mémoire de l'historicité de l'individu. Le je vis précédant le je pense y expose la "gradation des valeurs bourgeoises et la marche de la pensée moderne". Une philosophie de la vie puise dans sa propre histoire pour montrer que ce qui importe est chaque fois "la question que l'homme se pose à lui-même, et non la façon d'y répondre", et cette histoire lui est nécessaire pour inventer des "formes nouvelles d'existence". L'érudition n'y cherche pas des doctrines, mais une aventure. C'est pourquoi ce qui est dit ici de Platon, de Montaigne, reste toujours nouveau : non une philosophie, mais "l'exercice de la philosophie".Henri Meschonnic.
Résumé : Selon Rousseau, une philosophie qui n'a pas été éprouvée au contact de la vie reste stérile. Elle ne pourra que détruire et ne saura édifier. Telle est, pour lui, la philosophie moderne, philosophie des heureux du siècle et des esprits forts ; elle tourne en dérision ce qui est sacré et établit une morale sans racine ni fruit. Si elle parvient à développer la culture qui orne l'esprit, elle ne saurait nourrir l'âme. Voilà ce que Rousseau reproche aux philosophes, voilà ce qu'il reproche à la civilisation. C'est à cette philosophie, à cette civilisation qu'il opposera son idée de l'homme naturel, de l'homme tel qu'il est sorti des mains de la nature, ou même encore de l'homme tel qu'il est lorsque, s'étant défait des artifices et des intérêts factices, il se retrouve lui-même.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Picasso Pablo ; Cocteau Jean ; Caizergues Pierre ;
Résumé : Cette correspondance croisée entre Pablo Picasso (1881-1973) et Jean Cocteau (1889-1963), en grande partie inédite, rassemble 450 pièces enrichies de documents et d'illustrations rares. Elle couvre la période qui va de 1915 jusqu'à la mort de Cocteau en 1963. La relation qui s'instaure entre les deux artistes est d'emblée dialectique : Picasso consolide chez Cocteau un vocabulaire nouveau, celui de l'avant-garde et de la modernité. Cocteau entraîne Picasso dans l'aventure des Ballets russes, l'initiant ainsi à l'esthétique somptueuse des arts du théâtre. Leur collaboration dans Parade (1917) se trouve à l'origine de l'une des plus belles périodes créatrices de l'oeuvre de Picasso, son "rappel à l'ordre" selon l'heureuse formule de Cocteau qui, lui, médite sur sa propre esthétique et sur sa propre éthique.
Résumé : Dans ses Carnets, Henry James a consigné moins les événements de sa vie que ceux de son oeuvre, c'est-à-dire la vie de son oeuvre : invention de sujets, genèse des textes, résumés, projets, interrogations.
Nul lecteur du Journal d'André Gide n'ignore le nom de Marcel Drouin (1871-1943) : il y est souvent cité avec ferveur et y apparaît comme l'un des plus anciens et intimes amis de l'auteur des Nourritures terrestres, avec Pierre Louÿs et Léon Blum, et avant même Paul Valéry, leurs amis communs. Gide a été immédiatement fasciné par les capacités intellectuelles de son ami normalien, futur professeur à qui d'abord tout réussit (major à Ulm, major à l'agrégation) et au contact duquel il se sent exalté et comme sublimé, si différent soit-il de lui-même. Drouin est aussi le seul philosophe du groupe des "pères fondateurs" de La NRF, où sa culture très diversifiée, sa connaissance de la civilisation allemande et la sûreté de son jugement vont faire autorité. Aux côtés et par l'intermédiaire de son ami et bientôt beau-frère André Gide - dont il va épouser en 1897 la cousine germaine Jeanne Rondeaux, soeur de sa propre femme Madeleine -, Marcel Drouin devient l'un des critiques littéraires importants de La Revue blanche, de L'Ermitage, puis de La NRF à ses débuts. Avec Gide, il échange alors de nombreuses lettres où s'affinent les stratégies éditoriales et s'expriment des jugements multiples qui permettent d'imaginer la richesse des très nombreux entretiens qu'ils ont ensemble, à chaque période de vacances à Cuverville, où s'élaborent des oeuvres travaillées ou corrigées en commun. Ainsi ces lettres nombreuses qui témoignent d'une amitié durable, malgré des hauts et des bas inévitables, sont traversées de questions hautement sensibles : la relation de l'écrivain à la réalité, l'affaire Dreyfus et l'antisémitisme, la liberté de moeurs et l'aveu d'homosexualité, la position des intellectuels face aux totalitarismes... Elles offrent également des vues émouvantes et souvent tendres sur la vie au jour le jour d'une famille singulière et chérie, dont Gide a dit à plusieurs reprises qu'elle n'était nullement visée par le fameux : "Familles je vous hais ! "
Sand George ; Flaubert Gustave ; Bahiaoui Danielle
On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et leurs familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie et tristesse, colère et allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.