Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Me faire ça à moi !
Grimblat Pierre
MICHEL DE MAULE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782876232624
L'humour, c'est connu, se pratique au premier, au deuxième voire au troisième degré selon que l'on a ou non l'esprit d'escalier. Jean-Do, le héros du roman, cumule l'esprit d'escalier, les vertus alpestres des grands séducteurs et un sens de l'humour qui, degré par degré, fait gagner son lecteur à la Loterie nationale du rire. Jean-Do fait rire. D'abord, privilège du désespoir, de lui-même, encore et toujours acteur de ses ridicules de fils de famille, né une cuillère nickelée dans la bouche et un baobab dans la main, tout occupé de lui-même, de ses conquêtes, de ses caprices. Il fait rire ensuite de ses semblables, les oisifs et les oisives du grand monde qu'il décrit avec la précision jubilatoire d'un ornithologue traquant l'oie blanche, le merle moqueur et la vieille VIP. Mais ce n'est pas tout. Jean-Do a des problèmes de conscience, des tourments métaphysiques, des interrogations philosophiques pour lesquelles il n'a d'autre interlocuteur que l'Eternel, c'est-à-dire Marcel Proust. Un Marcel mélancolique, observant que son temps perdu n'est pas retrouvé, et que Jean-Do a beau se décarcasser, il n'est pas prêt de le rapporter aux objets trouvés. Si en anglais " swan " est un cygne noir, pour Pierre Grimhlat, Jean-Do (Swann) est un signe qui glisse avec élégance sur le lac de la page blanche et s'envole vers les cieux toujours bleus où l'humour abolit les nationalités. Gérard Mordillat.
Depuis 1990, le nombre de migrants internationaux a augmenté de plus de 91 millions, soit plus de 60 %, et s'élève actuellement à 224 millions. La question se pose de savoir si les migrations internationales favorisent le bien-être des populations des pays de départ au-delà des polémiques politiciennes. D'une part, l'émigration de personnel qualifié, appelée également "exode des cerveaux", est considérée comme un frein au développement de nombreux pays. D'autre part, les transferts des économies des migrants vers leurs familles peuvent fournir des ressources qui bénéficient à toute la population. Le livre traite particulièrement de l'émigration de personnel médical des PVD et analyse les données les plus récentes sur le volume de la main-d'oeuvre médicale des PVD, le niveau de santé de la population, le coût de la formation des médecins et aussi sur la qualité et l'efficacité des infrastructures de santé publique. Il aborde aussi les effets de la croissance considérable des envois de fonds sur les populations des pays de départ. Pour les seuls PVD, en 20 ans, l'augmentation a été de 780 % et s'élève à 435 milliards en 2015. Cette croissance est 15 fois supérieure à celle du nombre de migrants. L'ouvrage offre enfin une analyse des théories scientifiques contradictoires des migrations internationales. Il apporte un regard serein et équilibré sur ce thème qui n'a pas jusqu'à présent été traité de manière démographique dans la littérature de langue française.
Pierre Grimblat semble avoir passé un pacte avec la chance: d'origine modeste, autodidacte d'un naturel charmeur et fantaisiste, il débute à Saint-Germain-des-Prés en disant ses poèmes aux terrasses des cafés. Remarqué par Boris Vian et Raymond Queneau, il entre à la radio, puis gravit rapidement tous les échelons des métiers du spectacle. D'abord dans le disque avec Jacques Canetti, ensuite dans la publicité près de Marcel Bleustein-Blanchet, puis au cinéma comme réalisateur - c'est dans Slogan que Serge Gainsbourg rencontre Jane Birkin - enfin à la télévision où avec un flair infaillible, il crée et produit la plupart des célèbres "séries" qui font les grands soirs du petit écran. Au fil de sa carrière, menée avec une désinvolture légendaire, il privilégie l'amitié, l'amour du public et les femmes. Ecrits dans une langue verte, qui fait parfois songer aux dialogues de son ami Audiard, ses "souvenirs" rassemblent un prodigieux casting. On y retrouve ses copains (de Truffaut à Eddie Constantine et Maurice Ronet, son "frère"), ses conquêtes féminines (innombrables, pittoresques, et dispersées entre Beverly Hills et Saint-Tropez) et ses émotions de jeune enfant d'émigrés ébloui par Paris. Des mémoires? Oui. Mais inattendues. Et d'où l'on ressort avec une furieuse envie de vivre.
Récemment, en cherchant sur Internet des informations sur 2012 et les jeux Olympiques à Londres, Eric Laugérias tombe sur des dizaines de sites annonçant l'apocalypse pour le 21 décembre de la même année. Intrigué, il décide de s'intéresser de plus près au sujet, et se retrouve face à une montagne de documents qui tantôt l'ébranlent, tantôt le font éclater de rire. Des Sumériens à Nostradamus en passant par les calendriers mayas et le peuple hopi, nombreux sont ceux qui ont prédit la fin du monde pour 2012. Sans parler des hypothèses récentes qui impliquent extraterrestres, crânes de cristal ou vastes complots... Alors, fantasme ou réalité? Savoir ancestral ou élucubrations d'illuminés? Et que penser de certaines pistes scientifiques qui, sans donner de date précise, n'en remettent pas moins en question l'avenir du monde? Réchauffement climatique, planètes inconnues, météorites géantes ou supervolcans pourraient bien un jour mettre un terme au règne de l'humanité. Une prise de conscience collective des dangers qui menacent la Terre pourra-t-elle sauver l'Homme?
La psychanalyse n'a pas vocation à donner les clés de l'histoire, mais elle enrichit la compréhension de certains évènements historiques, surtout en période de crises. C'est le mérite de Jacques Grinblat d'avoir analysé comment des pulsions ancestrales ont pu être instrumentalisées par des Etats totalitaires au XXe siècle. Et comment, aujourd'hui, des Etats, même réputés démocratiques, peuvent exploiter des pulsions archaïques encore à l'oeuvre partout. L'apport de Jacques Grinblat est triple : en s'adossant à la psychologie des profondeurs, il opère un aggiornamento de la culture politique d'émancipation, une réintégration de la psyché dans une philosophie matérialiste et un plaidoyer inédit pour l'autonomie et l'autogestion des individus et des sociétés.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Après avoir produit de nombreux films, Carole Weisweiller est l'auteur de plusieurs livres sur Jean Cocteau: Les Murs de Jean Cocteau (Hermé,1998), photographies de Suzanne Held. ? Jean Marais, le bien-aimé (avec Patrick Renaudot), Rocher, 2002. ? Jean Cocteau, Les années Francine (1950-1963), Le Seuil, 2003. ? Elle vient de publier Villa Santo Sospir - Jean Cocteau, beau-livre, aux Editions Michel de Maule, avec des photographies de Christophe Lepetit.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.