Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les migrations internationales et le développement. L'exode de compétences et les envois de fonds ém
Feld Serge ; Grinblat Joseph ; Charbit Yves
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343165431
Depuis 1990, le nombre de migrants internationaux a augmenté de plus de 91 millions, soit plus de 60 %, et s'élève actuellement à 224 millions. La question se pose de savoir si les migrations internationales favorisent le bien-être des populations des pays de départ au-delà des polémiques politiciennes. D'une part, l'émigration de personnel qualifié, appelée également "exode des cerveaux", est considérée comme un frein au développement de nombreux pays. D'autre part, les transferts des économies des migrants vers leurs familles peuvent fournir des ressources qui bénéficient à toute la population. Le livre traite particulièrement de l'émigration de personnel médical des PVD et analyse les données les plus récentes sur le volume de la main-d'oeuvre médicale des PVD, le niveau de santé de la population, le coût de la formation des médecins et aussi sur la qualité et l'efficacité des infrastructures de santé publique. Il aborde aussi les effets de la croissance considérable des envois de fonds sur les populations des pays de départ. Pour les seuls PVD, en 20 ans, l'augmentation a été de 780 % et s'élève à 435 milliards en 2015. Cette croissance est 15 fois supérieure à celle du nombre de migrants. L'ouvrage offre enfin une analyse des théories scientifiques contradictoires des migrations internationales. Il apporte un regard serein et équilibré sur ce thème qui n'a pas jusqu'à présent été traité de manière démographique dans la littérature de langue française.
Résumé : Steven Feld est un anthropologue et artiste sonore nord-américain qui a développé depuis les années 1970 une série de manières originales d'aborder les pratiques culturelles du son, de l'écoute et le rapport aux écosystèmes sonores. Son travail de terrain chez les Kaluli, en Nouvelle-Guinée, a donné naissance à un ouvrage révolutionnaire, Son et sentiment, qui a inspiré de nombreux scientifiques et artistes en renouvelant les rapports entre art, science et écoute ordinaire. Le travail de Feld chez les Kaluli vise à comprendre comment ceux-ci composent les codes de leur existence sociale, leur langage, leurs manières d'interagir, leurs rapports au deuil et à la mort, dans une forme d'écoute dialoguée avec les oiseaux qui peuplent la forêt du Bosavi. Dans une forêt dense et riche en sonorités, Feld observe que les Kaluli possèdent une sensibilité acoustique accrue qui leur permet de déchiffrer le milieu dans lequel ils vivent. L'anthropologue a montré comment le jeu d'écoute et de mimesis par lequel les Kaluli font circuler leur perception de l'espace sonore (à travers chants, rites et danses) crée un espace d'écho dans lequel se développe leurs affects, tout à la fois leur manière de communiquer leurs "sentiments" et d'en jouer socialement comme s'il s'agissait d'un instrument. Son travail pionnier a ouvert un nouveau champ d'étude à l'anthropologie, proposant de se mettre à l'écoute de différentes manières de penser ce que le son fait à nos corps et à nos imaginaires.
L'Esma fut le plus grand centre de détention, torture et disparition forcée des opposants à la dictature en Argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l'" inimaginable ", des chercheurs argentins de renom font l'archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et de ce que sont des crimes contre l'humanité. L'Ecole de mécanique de la marine (Esma) à Buenos Aires fut le plus grand centre de détention et de torture des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L'atrocité des crimes s'est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu'à l'étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens... Si l'Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, l'apport majeur de cet ouvrage est de caractériser la dimension systémique de ce terrorisme d'Etat : persécution de l'ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d'anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des sciences sociales se révèlent cruciaux. Ce livre est en cela un avertissement sur " ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l'autoritarisme niant le droit à l'existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté ".
Résumé : Une anthologie thématique réunissant les poèmes sur la nuit écrits par Paul Celan. Un recueil enrichi par de nombreuses oeuvres du peintre Marc Feld, dont le travail a été inspiré en partie par l'oeuvre de Paul Celan et traduit par le poète Jean Portante. - " Bleue fleurit la nuit : pour qui ? pour qui ? " La nuit est entrée dès les premiers poèmes dans la poésie de Paul Celan et n'en est plus jamais ressortie. Puis est arrivée cette nuit d'automne 1942 où les nazis sont venus frapper à la porte de ses parents pour les déporter vers la mort. La tragédie fondatrice de l'oeuvre de Celan a frappé de nuit. - Une nuit qui a mangé sa mère et son père. Une nuit aussi, devenue champ arable, moissonnable, fertile donc. Il y a toujours, chez Celan, couche sous la couche, sens sous le sens, mot sous le mot. Nuit sous la nuit.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !