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Penser Freud avec Patrick Mahony
Grenier Louise ; Lasvergnas Isabelle
LIBER CANADA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782895780472
Psychanalyste, exégète et critique de Freud, de l'homme aussi bien que de son oeuvvre, Patrick Mahony a renouvelé l'interprétation de la psychanalyse et secoué l'institution psychanalytique. L'examen minutieux auquel il soumet les grandes études de cas de Freud fait date, et ses efforts pour soustraire la pensée à l'idéalisation dit fondateur agissent comme un choc. " Penser Freud avec Patrick Mahony ", c'est donc emboîter le pas à celui qui poursuit, depuis près de trente ans, un parcours original et exigeant d'interrogation de l'héritage freudien. Fruit d'une collaboration entre auteurs venus d'horizons divers et qui tous reconnaissent l'apport d'un travail historique et interdisciplinaire exemplaire, cet ouvrage entre en résonance avec la lecture passionnée et hors norme que propose Patrick Mahony. Outre deux textes originaux de ce dernier, on y trouvera une analyse de ses positions théoriques et cliniques, de sa méthode d'investigation et de sa critique. Certains s'inspirent de Mahony pour " penser Freud ", à partir de la métaphore archéologique ou de la fiction littéraire. D'autres interrogent sa démarche historienne. Tous admettent une dette de savoir à l'égard de ce chercheur exceptionnel.
Un analysant écrit à son analyste. Lettres, messages, poèmes, récits de rêves ou de souvenirs, aveux d'un désir, ou d'une douleur, qui ne se dit pas. Ces écrits en marge des séances occupent une place à part dans l'analyse ou la psychothérapie, comme si le désir inconscient et ses tourments trouvaient là à se loger. Dans le mouvement même de son écriture, le sujet rejoint la part cachée de son être, celle qu'il ne livre pas en séance. Il se souvient de lui-même en quelque sorte, pour et avec un autre qu'il retrouve dans l'imaginaire. Nous ne sommes plus seulement dans " l'échange de mots " (Freud) au sens strict, mais dans la correspondance. S'agit-il d'une écriture analysante ? D'une échappée hors du cadre analytique ? A-t-on affaire à un récit de soi qui trouve sur le divan sa raison d'être ? Et comment les psychanalystes accueillent-ils les écrits de leurs patients ? La réflexion proposée ici, soutenue par dix-neuf analystes, ne porte pas tant sur des écrits publiés que sur ceux qui croisent la parole en séance. Pour certains, l'écriture a précédé leur entrée en analyse et a rendu possible une ouverture à la parole analytique et à ses soubassements inconscients. Pour d'autres, déjà en analyse, elle est apparue comme une issue créatrice constituant symboliquement une " chambre à soi " (Virginia Woolf) pour y déposer les sédiments de sa parole. Le divan, réel ou imaginaire, constitue dès lors ce lieu où la lettre se compose, rejoint d'autres lettres, des inscriptions et récits d'autrefois en quête de quelque destinataire invisible.
Vaut-il la peine de mourir pour une cause? Vaut-il la peine de mourir pour défendre son désir? Ce recueil interroge l'énigme suscitée par cette figure de l'extrême au féminin qui met la mort au service d'un idéal absolu: Antigone, fille d'?dipe, veut donner une sépulture à son frère Polynice malgré l'interdiction du roi Créon. Il faut enterrer le cadavre, accomplir les rites funéraires, quitte à en mourir. Jamais elle ne renonce à son projet. Rien ne la détourne de ce qu'elle considère comme un devoir sacré. Est-elle folle? Est-elle monstrueuse? Est-elle sublime? Héroïne tragique par excellence, elle incarne: dans l'imaginaire occidental la part exclue de la communauté, celle "qui ne cède pas sur son désir" (Lacan). Depuis l'Antiquité, la pièce de Sophocle ne cesse de fasciner et d'interroger mythologues et philosophes, anthropologues et historiens, dramaturges et, poètes, psychologues et psychanalystes.D'Aristote à Kant, de Kierkegaard à Hegel, de Freud à Lacan, Antigone a été considérée non seulement comme la plus grande des tragédies grecques, mais aussi comme l'une des oeuvres les plus achevées que l'esprit humain ait jamais produites. Ce recueil s'inscrit dans le sillage de ces lectures; plurielles. Provenant de divers champs théoriques et pratiques, les collaborateurs qu'il réunit s'interrogent à leur tour sur la figure complexe de l'héroïne tragique. A travers eux, le lecteur pourra sans doute rencontrer sa propre Antigone.
Résumé : Le gouvernement des Lettrés a interdit les écrans et décrété la lecture obligatoire. Face à cette tyrannie, les Zappeurs se révoltent : ces jeunes rebelles, adeptes de l'image, propagent un virus qui efface les mots des livres à mesure qu'ils sont lus. Seule Allis est capable d'identifier l'inventeur du virus et de trouver un antidote.
Résumé : Quels sont les effets psychiques et relationnels des violences de l'autre ? celles d'un proche ou d'un agresseur anonyme ? sur un enfant ou sur un adulte ? Plus spécifiquement, dans la dépression traumatique, quels sont les rapports entre l'autodestruction et certains états de détresse affective ? Dans ce livre, la psychanalyste Louise Grenier se fait historienne de l'enfance. Puisant dans les expériences de ses patients et la fiction littéraire, elle trouve matière à comprendre ce qui entre en jeu dans toute violence infligée. Dans une situation d'impuissance, affirme-t-elle, la survie consiste trop souvent à retourner la souffrance contre soi-même. Pourtant, l'auteur propose ici une voie nouvelle : celle d'une mise en récit qui permet de reconstruire son image, de réparer la figure blessée de l'autre et de renouer avec le désir. Cette réconciliation peut se faire grâce à la psychanalyse et à l'histoire qui s'entendent sur une chose : la nécessité de faire parler les silences du passé.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?