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Religion et Etat en Israël
Greilsammer Ilan ; Portier Philippe
CERF
16,50 €
Épuisé
EAN :9782204101547
Le modèle français de la laïcité, impliquant une séparation entre Eglise et Etat, est-il exportable ? L'histoire des relations entre religion et pouvoir politique dans l'Etat moderne d'Israël est particulièrement remarquable, comme nous le fait découvrir ce livre. L'idée même d'un Etat juif naît, à la fin du XIXe siècle, dans un contexte européen où domine l'idée de nation et où, le " positivisme " aidant, on perçoit, dans certains milieux, une désaffection grandissante à l'égard du fait religieux. Les circonstances historiques contribuent à rendre séduisante l'idée d'un Etat juif. Mais pour la majorité des rabbins, elle paraît contraire à une conception théologique de l'histoire, qui voit dans la dispersion du peuple juif un châtiment qui ne pourra être racheté que par le pardon divin. Les événements du XXe siècle feront que cette idée d'une patrie juive sera acceptée par les courants religieux, au moins pour garantir la survie des juifs, au prix d'un compromis (le statu quo) entre les dirigeants de l'Etat et le judaïsme orthodoxe.
Résumé : D'avril 1943 à avril 1945, Léon Blum a été " déporté " à Buchenwald. Etrange déportation ! Il s'agissait d'un internement dans une petite maison forestière séparée de quelques centaines de mètres du camp de sinistre mémoire. Léon Blum vit cloîtré avec des livres, en tête à tête avec Georges Mandel que les Allemands vont livrer à la milice française pour être assassiné. Il est rejoint par celle qu'il épouse devant un notaire de Weimar, lieu des conversations de Goethe avec Eckermann, qui avaient fait l'objet du premier grand livre de l'ancien critique littéraire de la Revue blanche. Oui, étrange internement, à côté de l'horreur que Léon Blum ne découvrira qu'à son départ. De ces deux années, on ne savait jusqu'alors presque rien, à part Le Dernier Mois, récit de sa libération. Ilan Greilsammer, chercheur israélien, l'auteur d'une classique biographie de Léon Blum, s'est vu confier par son arrière-petit-fils, Antoine Malamoud, les cinquante-huit lettres que Blum a adressées à son fils Robert, officier en captivité, à Lübeck, en Allemagne. Lettres censurées, intéressantes jusqu'à leur banalité même, et témoignage poignant d'un prisonnier presque coupé du monde. Elles éclairent d'un jour inattendu le caractère de l'une des grandes personnalités politiques françaises du XXe siècle. Ilan Greilsammer les a réunies et présentées ici.
Résumé : Certains hommes politiques français continuent de se réclamer de lui : Léon Blum, l'apôtre du socialisme, le disciple de Jaurès, est pourtant venu tard à la politique. Il fut d'abord le critique littéraire le plus remarqué de son temps. Homme de plume avant d'être un homme de tribunes et d'action, il aimait Stendhal, le cardinal de Retz, Michelet, mais aussi Gide et Proust, et il admira beaucoup Shakespeare, Tolstoï, Goethe, dont on retrouve les ?uvres à son chevet jusqu'en 1950, à la veille de sa mort. Il se maria trois fois, toute sa vie eut besoin d'une présence féminine, et la personnalité de chacune de ces femmes annonce et épouse parfaitement les grands choix de son existence : Lise, qui accueille le Paris littéraire des années 1900, Thérèse, la militante socialiste, Jeanne enfin, la compagne des mauvais jours ... De longues années de travail, les plus hautes fonctions de l'Etat, les difficultés du Front populaire, l'antisémitisme toujours renaissant, la déportation et la mort parfois atroce de ceux qu'il aimait n'entamèrent pas un optimisme viscéral et une hauteur de vues vraiment exceptionnelle. Il écrivit de Buchenwald un testament spirituel inédit à ce jour : " Non seulement je n'ai pas été gagné par la contagion des idées de représailles, non seulement je ne renie rien de mes convictions passées, mais au contraire j'y persévère avec une certitude plus entière et une foi plus ardente que jamais. J'y persévère non pas quoique, mais parce que Français, socialiste et Juif. Les conditions de la paix véritable sont restées les mêmes, aussi bien que les conditions de la Justice sociale. Elles ne sont pas à la merci de nos misères nationales ou personnelles ". Ilan Greilsammer est le premier chercheur à avoir travaillé sur les papiers personnels de Blum, emportés par les Allemands en 1940 et retrouvés récemment à Moscou.
Pendant près d'un demi-siècle, fuyant de couvents en monastères, il a disparu de la surface du globe. Comment Paul Touvier, ancien chef de la Milice lyonnaise, inculpé de crimes contre l'humanité, a-t-il pu si longtemps échapper aux recherches ? Qui a ouvert les portes de la maison de Dieu à celui qui avouait : " toute ma vie n'a été qu'une énorme tromperie ? " Ce livre raconte l'odyssée éperdue d'un Français ordinaire, progressivement dévoyé dans la pire " collaboration ", et qui n'a jamais voulu se repentir. Une enquête qui nous entraîne des crimes de l'Occupation au stupéfiant non-lieu de 1992, en passant par les lambris de l'Elysée, où Paul Touvier sera gracié par Georges Pompidou dans les années soixante-dix. Dévoilés pour la première fois, tous les secrets qui ont entouré la fuite d'un certain " Monsieur Paul " : secrets d'Eglise, et secrets d'Etat. Laurent Greilsamer et Daniel Schneidermann sont journalistes au Monde.
Résumé : Le temps est venu d'écrire la nouvelle histoire d'Israël. Une histoire nouvelle, car, depuis que les archives couvrant les années de fondation de l'Etat ont été ouvertes, le débat historiographique fait rage, avec une violence inégalée en tout autre pays. Des cénacles universitaires aux grands quotidiens, historiens et témoins disputent de questions essentielles pour l'identité nationale et l'avenir du pays : dans quelles conditions le foyer national juif - le Yichouv - s'établit-il en Palestine au XIXe siècle et au XXe siècle dans une terre déjà habitée ? Quelle fut l'attitude des dirigeants du Yichouv face au génocide des Juifs d'Europe, puis à l'égard des survivants ? Quelle fut la nature exacte de la proclamation de l'Indépendance le 15 mai 1948 : visait-elle la création d'un Etat spécifiquement juif, ou les Arabes de Palestine y avaient-ils une place ? Israël pouvait-il être juif et démocratique, laïque et moderne tout en refusant la séparation de la religion et de l'Etat ? Ce débat historiographique marque le délitement du récit national sioniste qui tenait lieu jusqu'à hier d'identité consensuelle. Han Greilsammer en restitue l'ampleur, les origines comme la portée (Première partie : Nouvelle histoire : la rupture). Mais la querelle des historiens ne s'explique pas seulement par l'ouverture des archives : celle-ci n'a fait qu'activer celle-là. Bien que les archives pour les périodes suivantes demeurent inaccessibles, les chercheurs remettent également en cause le récit des événements, de 1948 à l'assassinat de Rabin. Car ils ont tous, comme citoyens, participé à des conflits - glorieux et unanimistes comme la guerre des Six-jours, contestés et traumatisants telles la guerre au Liban ou la répression de l'Intifada. Témoins, ils posent, à partir des événements dont ils sont les contemporains et les acteurs, des questions qui reflètent les affrontements à propos de la reconnaissance de l'Autre palestinien et de l'avenir du pays. Des questions et des débats qu'Ilan Greilsammer noue dans une histoire nouvelle (Seconde Partie : les temps forts de l'Etat d'Israël : 1948-1996). En sorte que le lecteur découvre le fil qui court entre colloques d'historiens et réactions du grand public : Israël, au regard de son histoire, doit-il, peut-il être un Etat sans identité juive, un Etat comme les autres ? On l'aura compris : cet ouvrage pionnier, sans équivalent dans aucune autre langue, reconduit la crise d'identité nationale à la spécificité d'Israël : comment écrire l'histoire d'un Etat où histoire et mémoire collective se confondent, où les témoins se font historiens, où les historiens sont à la fois des chercheurs soucieux de rigueur scientifique et des citoyens en quête de la paix ?
Résumé : Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve "si beau, perspicace, intemporel, généreux" selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux. Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah. Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent. Ecrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l'humanité (Hoëbeke, 2016).
Résumé : Durant le long xixe siècle, face à un Occident de plus en plus puissant et arrogant, l'Empire ottoman s'est modernisé dans le but avoué de gérer une situation de plus en plus précaire. L'histoire de cette modernité, fortement empreinte d'occidentalisation, doit s'affranchir de bien des influences politiques et idéologiques qui l'ont grevée jusqu'ici : orientalisme eurocentrique, nationalisme kémaliste, ottomanisme islamisant... L'étude d'une grande variété de sources - la plupart encore inexploitées - viendra nourrir une réflexion critique sur cette période dont l'importance n'a d'égal que sa complexité. L'historien Edhem Eldem a enseigné aux universités de Bo aziçi, Berkeley, Harvard, Columbia, à l'EHESS, à l'EPHE et à l'ENS. Titulaire de la chaire internationale d'Histoire turque et ottomane au Collège de France, il est l'auteur de travaux sur le commerce du Levant, l'épigraphie funéraire, la Banque ottomane, les dynamiques de l'occidentalisation, Istanbul au tournant du xxe siècle, l'orientalisme, la photographie, l'histoire de l'archéologie et des collections dans l'Empire ottoman.
Nul ne connaît mieux l'Asie centrale que René Cagnat. Véritable pivot stratégique, cette région lui sert de prisme géopolitique pour aborder les points brûlants d'aujourd'hui. De la guerre civile tadjike, afghane, pakistanaise, mais aussi yougoslave, à la résistance au contrôle des grandes puissances, en passant par le réveil de l'islam, les hauts et les bas de l'engagement américain, les avatars du triangle Washington-Moscou-Pékin, les migrations présentes et futures ou encore la condition féminine en tant qu'élément de renouveau et de résilience : c'est une image incandescente des incendies planétaires qu'il présente. On trouvera dans cet ouvrage la synthèse d'une réflexion ethnologique étalée sur un demi-siècle, mais aussi la description vivante et aimante, et poétique, des populations centrasiatiques, Afghans et Ouïghours compris.
Résumé : 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un "matin de printemps", l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini "La guerre est un don de Dieu", Faranguis Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.