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LA NOUVELLE HISTOIRE D'ISRAEL. Essai sur une identité nationale
Greilsammer Ilan
GALLIMARD
29,50 €
Épuisé
EAN :9782070747344
Le temps est venu d'écrire la nouvelle histoire d'Israël. Une histoire nouvelle, car, depuis que les archives couvrant les années de fondation de l'Etat ont été ouvertes, le débat historiographique fait rage, avec une violence inégalée en tout autre pays. Des cénacles universitaires aux grands quotidiens, historiens et témoins disputent de questions essentielles pour l'identité nationale et l'avenir du pays : dans quelles conditions le foyer national juif - le Yichouv - s'établit-il en Palestine au XIXe siècle et au XXe siècle dans une terre déjà habitée ? Quelle fut l'attitude des dirigeants du Yichouv face au génocide des Juifs d'Europe, puis à l'égard des survivants ? Quelle fut la nature exacte de la proclamation de l'Indépendance le 15 mai 1948 : visait-elle la création d'un Etat spécifiquement juif, ou les Arabes de Palestine y avaient-ils une place ? Israël pouvait-il être juif et démocratique, laïque et moderne tout en refusant la séparation de la religion et de l'Etat ? Ce débat historiographique marque le délitement du récit national sioniste qui tenait lieu jusqu'à hier d'identité consensuelle. Han Greilsammer en restitue l'ampleur, les origines comme la portée (Première partie : Nouvelle histoire : la rupture). Mais la querelle des historiens ne s'explique pas seulement par l'ouverture des archives : celle-ci n'a fait qu'activer celle-là. Bien que les archives pour les périodes suivantes demeurent inaccessibles, les chercheurs remettent également en cause le récit des événements, de 1948 à l'assassinat de Rabin. Car ils ont tous, comme citoyens, participé à des conflits - glorieux et unanimistes comme la guerre des Six-jours, contestés et traumatisants telles la guerre au Liban ou la répression de l'Intifada. Témoins, ils posent, à partir des événements dont ils sont les contemporains et les acteurs, des questions qui reflètent les affrontements à propos de la reconnaissance de l'Autre palestinien et de l'avenir du pays. Des questions et des débats qu'Ilan Greilsammer noue dans une histoire nouvelle (Seconde Partie : les temps forts de l'Etat d'Israël : 1948-1996). En sorte que le lecteur découvre le fil qui court entre colloques d'historiens et réactions du grand public : Israël, au regard de son histoire, doit-il, peut-il être un Etat sans identité juive, un Etat comme les autres ? On l'aura compris : cet ouvrage pionnier, sans équivalent dans aucune autre langue, reconduit la crise d'identité nationale à la spécificité d'Israël : comment écrire l'histoire d'un Etat où histoire et mémoire collective se confondent, où les témoins se font historiens, où les historiens sont à la fois des chercheurs soucieux de rigueur scientifique et des citoyens en quête de la paix ?
La fin du XIXe siècle, Théodore Herzl donne son sens précis à un mouvement politique et à une idéologie naissants: le sionisme. Cette doctrine a pour objectif de reconstituer une nation juive formant un corps politique pour créer un État souverain. De nos jours, ce concept s'exprime concrètement puisque chaque Juif dans le monde sait qu'il lui est possible d'émigrer en Israël et d'obtenir la nationalité de ce pays. Cet ouvrage retrace l'histoire du sionisme, depuis sa création dans le contexte de l'émancipation des peuples et de la multiplication des pogromes jusqu'à ses évolutions contemporaines au sein d'Israël. Il présente les différents courants du sionisme, de l'extrême droite à l'extrême gauche, en analyse les mythes et en interroge l'avenir. Biographie de l'auteur Ilan Greilsammer est professeur à l'Université Bar-llan de Tel-Aviv.
Secret, fuyant la publicité, il fut avant tout un homme d'influence, méprisant l'argent et l'inféodation aux pouvoirs économiques et politiques. Moraliste autant que journaliste, Hubert Beuve-Méry, qui signait ses éditoriaux Siruis ", puisait ses références dans le Moyen Age des moines défricheurs et dans Péguy. Il cultivait jalousement son indépendance et, pour mieux se prémunir, se refusa longtemps à dîner en ville, fuyant réceptions et cocktails, peaufinant à l'extrême un personnage d'Alceste.Mais qui connaît l'histoire du fondateur du Monde?Pour la première fois, cette biographie retrace les combats d'un grand directeur de quotidien vilipendé par l'extrême gauche, à la Libération, pour son pétainisme supposé, et par l'extrême droite, durant la guerre froide, pour son crypto-communisme présumé...Qui était-il? Né pauvre, presque misérable, sauvé par l'Eglise catholique, il fut avant-guerre le correspondant de presse du Temps en Europe centrale. Durant dix ans, il dénonça la menace du national-socialisme. Il fut l'un des rares intellectuels à crier" Non "aux accords de Munich qui abandonnaient Prague à Berlin, l'Europe à la déferlante nazie.Puis vint Le Monde. L'occasion, à la demande du général de Gaulle, de créer un journal propre, vrai, en rupture avec la presse" pourrie "d'avant-guerre...Portrait d'un homme et histoire d'une exigence, ce livre fait aussi revivre la presse de toute l'époque avec ses passes d'armes, ses engagements, ses égarements parfois, et les figures d'un Camus, d'un Brisson, d'un Lazareff, d'un Mauriac, d'un Servan-Schreiber, etc. Il raconte la formidable aventure d'un" anticonformiste "qui réussit à faire de son journal le bréviaire de la classe politique et des cadres à une époque où la presse supplantait la télévision.Laurent Greilsamer est journaliste au Monde."
Résumé : Un jour de 1936, l'homme au pardessus gris et aux guêtres blanches ouvre une enveloppe qu'on vient de lui remettre. Elle contient un fragment du passé. Léon Blum a-t-il été jeune ? Le corps déchiqueté de Maria, l'amour de ses vingt ans, a été trouvé dans les ruines de Madrid bombardé : une victime de la guerre civile parmi d'autres. Maria Elvira Santa Cruz de Lourdés, une jeune Espagnole aux yeux gris, ardente, incapable de concessions... C'était avant le congrès de Tours, avant la Grande Guerre, avant l'assassinat de Jean Jaurès, avant que Léon Blum ne rejoigne son destin national. Alors se fait entendre la mélodie des souvenirs, la passion intellectuelle d'une jeunesse engagée : de La Revue blanche à la Rue d'Ulm, de la classe ouvrière en gloire à la montée des fascismes, de l'idéal à la désillusion, de la fraternité à la trahison. Dans ce roman humaniste, profond, émouvant, qui montre l'arrière-plan d'une époque où la politique était un engagement, Ilan Greilsammer ne rend pas seulement la vie à un Léon Blum contradictoire, le souffle à une Maria pasionaria. Il pose une question juste : peut-on être fidèle à soi-même autant qu'aux autres ?
Pendant près d'un demi-siècle, fuyant de couvents en monastères, il a disparu de la surface du globe. Comment Paul Touvier, ancien chef de la Milice lyonnaise, inculpé de crimes contre l'humanité, a-t-il pu si longtemps échapper aux recherches ? Qui a ouvert les portes de la maison de Dieu à celui qui avouait : " toute ma vie n'a été qu'une énorme tromperie ? " Ce livre raconte l'odyssée éperdue d'un Français ordinaire, progressivement dévoyé dans la pire " collaboration ", et qui n'a jamais voulu se repentir. Une enquête qui nous entraîne des crimes de l'Occupation au stupéfiant non-lieu de 1992, en passant par les lambris de l'Elysée, où Paul Touvier sera gracié par Georges Pompidou dans les années soixante-dix. Dévoilés pour la première fois, tous les secrets qui ont entouré la fuite d'un certain " Monsieur Paul " : secrets d'Eglise, et secrets d'Etat. Laurent Greilsamer et Daniel Schneidermann sont journalistes au Monde.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés - pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël. De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israel et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.
Aux portes de l’Europe se déploie un monde arabe et musulman, en pleine mutation depuis 2011, l’année des "printemps arabes". Une curiosité nouvelle est née pour les pays qui en font partie. Cet ouvrage d’introduction et de réflexion sur la Palestine invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l’actualité immédiate.
Sami, Najy, Bassam et les autres, les héros de ce livre, sont les sans-grades, les fantassins de la cause nationale palestinienne. Ils vivent soit en Cisjordanie, à Ramallah, dans le camp de réfugiés de Balata, ou à Bethléem, soit dans le territoire de Gaza.Combattants de la première Intifada de 1987 à 1994, ils ont soutenu les négociations entre l'OLP et Israël, approuvé la reconnaissance de l'autonomie palestinienne et la formation de l'Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat.Leur vie n'en a pas été transformée pour autant: une sécurité relative s'est imposée pendant quelques années, mais la paix s'est égarée. Les tensions sociales et politiques entre Palestiniens ont redoublé et la perspective d'un accord définitif s'est une fois encore éloignée le 28 septembre 2000, avec la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem.Celle-ci signait la naissance de la seconde Intifada, l'Intifada al-Aqsa. Haine et violence embrasaient Israël et les territoires occupés, et emportaient Sami, Najy, Bassam et les autres...L
Résumé : Jérusalem cristallise haines et passions. Plus ou moins sanctifiée par deux milliards et demi de chrétiens, de musulmans et de juifs, disputée par deux nations antagonistes, l'antique cité fait ici l'objet, cartes à l'appui, d'une analyse authentiquement géopolitique : stratégies territoriales israéliennes, armes diplomatiques palestiniennes, représentations mystiques, faiblesses au sein de chaque camp. Ainsi sont présentées, de façon sérieuse et objective, les aspirations et les thèses des différents protagonistes. Un outil de compréhension précieux pour aborder l'extraordinaire complexité de Jérusalem.