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DIALOGUES. Tome 3, Livre 4, Edition bilingue français-latin
GREGOIRE LE GRAND
CERF
63,00 €
Épuisé
EAN :9782204015431
Y a-t-il encore des miracles de nos jours dans notre pays d'Italie ? " Telle est la question que pose au pape Grégoire son ami le diacre Pierre. C'est pour lui répondre que Grégoire, pape depuis trois ans, rédige en 593-594 ce célèbre recueil de miracles destiné au grand public, afin de montrer que la grâce de Dieu agit toujours, ici et maintenant. Il rappelle fréquemment à son lecteur qu'il s'appuie sur des témoignages oraux qu'il a recueillis. Le livre I commence par raconter nombre de miracles passés, dont les auteurs sont déjà morts. Puis Grégoire consacre tout son livre II à la grande figure de Benoît, le fondateur du cénobitisme d'occident, dont il est de ce fait le principal biographe. Le livre III met en scène des miracles italiens plus récents, et le livre IV resserre encore le théâtre des événements pour le rapprocher de Rome et de l'époque du narrateur ; ce dernier livre contient beaucoup de récits de trépas, ouvrant le lecteur à des visions de l'au-delà pour le faire réfléchir sur sa propre mort. Ce volume contient le livre IV et de nombreux index.
Le pasteur a été régulièrement mis en sa charge (Livre I). On lui a rappelé ce que doit être sa vie intérieure, contemplative, et extérieure, apostolique (Livre II). Désormais, développant considérablement sur ce point l'enseignement de ses prédécesseurs - Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome, Ambroise, Augustin, Césaire d'Arles -, Grégoire le Grand souligne la tâche primordiale de l'évêque : la prédication. C'est le livre III, le plus long de l'ouvrage avec ses quarante chapitres. Sous le signe de l'injonction qui revient dans le titre des trente-sept premiers - " il faut avertir différemment ceux-ci et ceux-là " - est mise en place une magistrale présentation de l'auditoire éminemment complexe que doit affronter le pasteur. Tout être humain peut profiter de l'Évangile, hommes et femmes, jeunes gens et gens âgés, pauvres et riches, bons vivants et tristes... La liste se continue. Tout l'art est de se faire " juif avec les juifs " selon le mot de Paul cité en II, 5. Le livre IV tient tout entier dans un seul chapitre. L'orateur rentre en lui-même. " Souvent, au moment où les phrases d'une prédication au ton juste coulent abondantes, une secrète joie monte en son cœur. " C'est ici que pourrait surgir la suprême falsification. Force de la composition, finesse des analyses, saveur biblique du ton, justesse de l'expérience personnelle généreusement communiquée.
La correspondance du pape Grégoire, rassemblée sous la l'appellation de Registredes lettres, constitue une part importante de son oeuvre, tant par le nombre de lettres conservées (plus de 800 lettres) que par le contenu de ces écrits. Il s'agit d'une correspondance pontificale, émanant du pape au travers de sa chancellerie.
Résumé : Le présent volume comprend les livres XII à XIV de la correspondance, qui est constituée d'un ensemble de 14 livres. Il s'agit donc ici des trois derniers livres. Sont déjà parus les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520). L'ensemble comportera à terme 7 tomes, distribués en 9 volumes. Les lettres de Grégoire le Grand rassemblées dans les livres XII à XIV - les derniers de sa correspondance - retracent la fin de son pontificat, de septembre 601 au 12 mars 604, date de sa mort. Relations avec les souverains, successions épiscopales, enquête sur des violences physiques, cohabitations suspectes, conflits entre évêques, usurpation de siège, discipline dans les monastères, rapports avec les collaborateurs... On peut suivre ici, comme par une immersion dans les réalités de l'époque, l'activité du pape qui, bien que malade et inquiet de la présence lombarde, s'attache à remplir ses obligations. Dans ces lettres, émanant de la chancellerie pontificale, l'empreinte de Grégoire est presque toujours perceptible et, à travers ces ultimes écrits du pape, se dessine un tableau au plus près de la vie des Eglises au tournant des vie et viie siècles, à la charnière de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Age, par l'un des acteurs mêmes de cette histoire. Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.