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LE CRI
GRAVES ROBERT
OMBRES
10,80 €
Épuisé
EAN :9782841420254
Dans l'introduction qu'il écrit lors de la première publication de son recueil de nouvelles, Robert Graves nous assure que la plupart de ses textes, mêmes ceux qui paraissent les plus invraisemblables, reposent sur des faits authentiques. C'est ainsi qu'il nous livre des expériences pour le moins variées qui reflètent la vie riche en rebondissements d'un homme qui a traversé le siècle et qui a connu la vie dans les tranchées, tout comme la vie dans le grand monde à l'époque édouardienne, les mutations de la capitale ou encore la vie de pensionnaire avec ses blessures et ses humiliations. D'autres récits, tel que Le Cri - adapté à l'écran par Jerzy Skolimovsky et sorti en France sous le titre Le Cri du sorcier (1978) -, quittent les sentiers réalistes pour explorer un univers où se lit la tentation de l'onirisme, voire du surnaturel. Tous ces textes qui côtoient l'insolite, parfois le fantastique, ont en commun d'être habités par une sorte de rire, rire sardonique du démiurge dans le cas du Cri, mais aussi, dans les autres nouvelles, rire libérateur de qui ne veut voir dans son existence qu'une suite de péripéties dont seuls le comique ou le grotesque valent d'être retenus.
Morale protestante des classes dirigeantes anglaises corrigées par un sang impur (allemand), une nature rebelle et une obsession poétique qui prime tout ", tel est l'autoportrait que nous laisse Robert Graves quand il part au front en 1914. Il a dix-neuf ans. Deux ans plus tard, laissé pour mort au Bois des Freux, il est rapatrié en Angleterre, mais repart vite en France : au pays, on ne parle plus la même langue. Le traumatisme et le dépaysement sont si forts qu'après la victoire, et un mariage malheureux, il s'expatrie à Majorque, qu'il ne quittera plus, et, à trente-trois ans, rédige ce récit pour se laver de la guerre et de ce que fut sa jeunesse huppée à une époque que quatre ans d'horreurs ont à jamais repoussée dans un autre âge. Pour écrire, de la poésie surtout, il faut être propre. Pas de larmes donc, mais de l'humour, et souvent cruel : auteur de La Déesse blanche, des Mythes grecs et de nombreux romans historiques, dont le célèbre Moi, Claude, Robert Graves reste avant tout un gentleman.
Cet ouvrage s'est imposé comme un classique de référence. En 170 chapitres il présente les grands épisodes légendaires, les personnalités divines, semi-divines ou héroïques, selon un schéma constant : synthèse narrative des diverses traditions légendaires puis analyse critique des sources, éléments de mythologie comparée, interprétations modernes. Plus de 200 documents en couleur aideront le lecteur à se représenter le monde mythologique comme les Anciens eux-mêmes le voyaient.
Résumé : Un collier de perles d'une valeur inestimable convoité par un millionnaire californien dont les comportements équivoques soulèvent les suspicions les plus invraisemblables, un ranch situé en plein désert autour duquel rôdent les personnages les plus étranges, un meurtre dont on ne connaît ni la victime ni le coupable, telles sont les premières pièces de cette mystérieuse affaire pleine d'imprévus et de rebondissements que le célèbre détective de la police d'Honolulu, Charlie Chan, résout, non sans péril, avec un calme et une maîtrise extraordinaires. "Pour réussir, dit-il en prononçant un de ses aphorismes favoris, pratiquons la patience. Le sage recule d'un pas pour mieux sauter". Charlie Chan, est un détective américain d'origine chinoise créé en 1925 par Earl Derr Biggers (1884-1933). Héros de six romans, il établit un pont entre ses cultures d'origine, mettant en application les principales facettes de sa personnalité : la politesse, la patience, la lenteur, la résignation, l'humilité, la prudence et l'humour, qu'il exprime grâce à d'innombrables aphorismes à la Confucius. Il fut également le héros d'une soixantaine de films réalisés entre 1926 et 1981 (avec divers interprètes), de séries pour la télévision, de dessins animés, de bandes dessinées, de feuilletons radio phoniques et même de jeux de société.
Niels Lyhne va maintenant s'ouvrir devant vous, livre de splendeurs et de pénétrations. Plus on le lit, plus il apparaît que tout y est: du parfum le plus léger de la vie à la pleine saveur de ses fruits les plus lourds. Il n'est rien là qui ne soit compris, saisi, ressenti, et - à la résonance vibrante du souvenir - reconnu. Rien n'y est petit. Le moindre événement se déroule comme une destinée, et la destinée elle-même s'y déploie comme un tissu, ample et magnifique, dont chaque fil, conduit par une main infiniment douce, se trouve pris et maintenu par cent autres. Vous allez connaître le grand bonheur de lire ce livre pour la première fois. Vous irez, comme dans un rêve, d'étonnement en étonnement. Et je puis vous dire que, dans la suite, vous serez toujours à travers ces pages le même marcheur émerveillé, car elles ne sauraient jamais rien perdre du charme féerique, de la puissance miraculeuse de leur première rencontre. On en jouit chaque fois davantage. Elles vous rendent toujours plus reconnaissants, meilleurs, plus simples de regard, plus pénétrés de foi en la vie, et, dans la vie même, plus heureux et plus grands."
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."