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Sur les pas de Blaise Pascal. Voyageur de l'infini. Essai de biographie
Grasset Bernard ; Ferreyrolles Gérard
KIME
26,00 €
Épuisé
EAN :9782380721003
L'idée qui a donné naissance à ce livre était d'écrire non seulement une biographie la plus complète possible de l'auteur des Pensées mais aussi de présenter en contrepoint l'ensemble de ses oeuvres, quelle qu'en soit la nature (scientifique, philosophique, mystique...). Sur les pas de Blaise Pascal entend ainsi combler un manque car s'il pouvait exister des biographies de ce dernier, au demeurant peu nombreuses et souvent lacunaires, ou des présentations de ses oeuvres, il n'existait pas de livre qui réunissait les deux. Ce livre s'attache à répondre à deux exigences : d'une part, être le plus rigoureux possible dans la présentation chronologique de la vie de Pascal et de ses différents écrits en s'appuyant sur les sources les plus sûres ; d'autre part conférer à cette présentation le caractère d'une narration littéraire. Science et lettres unies pour donner vie à la vie de Pascal. Eviter le romanesque, les affirmations erronées qui n'ont d'autre but que donner de l'auteur l'image que l'on voudrait qu'il eût, mais éviter aussi la reconstitution d'une vie de manière froide, accumulant des dates sans laisser vibrer le vécu intérieur. L'histoire de Blaise Pascal, comme l'histoire de ses écrits, s'inscrit dans celle de sa famille, de son milieu et du Grand Siècle. Peindre la vie de l'auteur des Pensées, c'est ainsi faire apparaître les événements de son temps qui en constituent l'arrière-plan. C'est aussi cheminer près de tous les lieux où il a séjourné, depuis la rue des Gras à Clermont-Ferrand jusqu'à ses différentes habitations parisiennes en passant par la ville de Rouen, emprunter les pentes du puy de Dôme ou revenir à la tour Saint-Jacques, s'imprégner de l'espace et du temps où il a vécu. En allant sur les pas de Blaise Pascal, le lecteur peut découvrir une vie d'une remarquable exigence et d'une vraie grandeur, centrée sur la vérité et l'amour qu'il mettait au-dessus de tout.
Cet ouvrage rassemble les premier et dernier recueils de Jeanne Tsatsos, parus en 1968 et 1992. "Dans ces deux recueils, on retrouve le même goût pour des poèmes courts, des vers brefs (parfois réduits à un, deux ou trois mots). [...] Ce qui frappe dans le style de ces recueils et que l'on trouve par ailleurs dans l'ensemble de la poésie de Jeanne Tsatsos, c'est l'art du dépouillement, de la sobriété, l'attrait pour la densité. [...] Poésie enracinée, poésie de sentiments, en mouvement, que celle de Jeanne Tsatsos, poésie de tendresse, d'attente, poésie tragique, ardente, où entrent en dialogue la mort et la vie. Poésie à la recherche d'un autre langage unissant profane et sacré dans l'éclaircie du secret. Homme de coeur et d'esprit, attenant au mystère, le poète est appelé à traduire de la vie le poème et à transfigurer sa vie en poème." Bernard Grasset, traducteur.
Blaise Pascal (1623-1662) était-il un scientifique, un polémiste, un apologiste, un moraliste, un théologien, un écrivain, un philosophe, un mystique ? Sans doute tout cela. La démarche entreprise ici est de donner à découvrir l'architecture d'une pensée où se côtoient profane et sacré. La lecture par citations permet de parcourir les différents paysages de la pensée pascalienne, en particulier de celle qui se donne à entendre dans ses Pensées. En les resituant dans le Grand Siècle et en explorant leur héritage à l'époque contemporaine, se manifestent à la fois l'originalité et la fécondité de l'oeuvre du témoin du Mémorial. Si Pascal, qui cultive l'art de la formule brève, frappante, a en partage avec les moralistes de son temps nombre de vues sur l'homme, il s'en détache par un constant enracinement de la pensée dans le sacré. Quant à sa postérité, deux grands courants apparaissent inspirés par l'auteur des Pensées : la philosophie de l'esprit et la philosophie de l'existence. Pascal est un penseur, un grand penseur, comme il fut un grand scientifique. Ce qui n'a cessé de nourrir sa pensée, de donner sens à son existence, c'est sa passion pour l'infini, sa soif de vérité, cette vérité dont la charité est l'autre visage.
Pascal, écrit Bernard Grasset, un scientifique devenu mystique, un contempteur des philosophes et des poètes devenu maître de sagesse et artiste souverain du langage. Chez lui tout nous étonne et nous fascine, tout nous conduit hors des sentiers convenus". Pascal est une des figures les plus originales et géniales de la littérature française. Ses Pensées sont parmi les textes les plus cités, souvent de travers. Mais qui connaît ses autres écrits : ses lettres mais aussi ses textes scientifiques, spirituels, philosophiques ou polémiques ? Selon l'esprit de la collection Ainsi parlait, ce petit ouvrage vise à faire découvrir de manière facile et agréable l'ensemble des facettes de ce véritable météore de la littérature. Un homme moderne par son esprit profondément scientifique et par ses angoisses existentielles. Héritier de Montaigne et précurseur de Leopardi, Nietzsche ou Kierkegard, Pascal a une place essentielle dans la pensée européenne. Son écriture est unique par son intensité, sa limpidité et son élégance. Homme de contrastes, Pascal allie une extrême intelligence avec une vive sensibilité, raison et émotion, esprit de géométrie et esprit de finesse. Volontaire, esprit indépendant, il témoigna d'une longue patience dans la souffrance. Savant mathématicien, il garde le sens pratique, reste attentif au concret. Son aventure intellectuelle et spirituelle nous touche par sa liberté, sa fulgurance et son incandescence.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.