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Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français
Granvaud Raphaël ; Tobner Odile
AGONE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782748901566
Contrecarrant "le mythe de l'indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire", puisque l'uranium alimentant le nucléaire civil et militaire provient depuis longtemps et pour une large part du sous-sol africain, Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se procurent un uranium au meilleur coût, au prix d'ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales. Dans un contexte international d'intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, AREVA obtient un tiers de son uranium au Niger, sans que ses habitants n'en tirent de bénéfices - le pays étant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain - et a pu compter sur l'aide toujours active des représentants officiels de l'Etat français, mais aussi sur l'appui des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique. L'auteur démontre que les acteurs historiques du nucléaire français sont pour partie les mêmes que ceux de ces réseaux officieux et dévoile les efforts considérables d'Areva pour que les différents éléments de cette réalité ne viennent pas ternir une image de marque qu'elle voudrait immaculée, alors que "l'Afrique sera dans les années à venir le coeur de [son] activité".
Cet ouvrage sur la ville de Constantine au XVIIIe siècle propose l'une des rares études d'histoire sociale de l'Algérie ottomane. L'enquête prend son point de départ dans l'aventure politique surprenante et énigmatique du gouverneur de cette ville, Sâlah Bey (1771-1792). Personnage mythique aujourd'hui encore, auréolé des fastes de l'époque ottomane, il devait connaître, dans des conditions confuses, une fin brutale dont les conséquences sur le destin de la cité restaient à évaluer. Pour éclairer cet événement singulier, l'auteur s'est attaché à saisir les multiples expériences et pratiques observables dans la cité de Sâlah Bey : réseaux de sociabilité, règlements des litiges - notamment par la médiation des femmes - et implications sociales de la justice, modes d'affirmation d'un pouvoir urbain " autochtone ". L'image dynamique et complexe d'une ville se dessine, dans les interactions entre individus, groupes et institutions qui en tissent la trame. Le livre d'Isabelle Grangaud met en œuvre une histoire sociale dont les sources traduisent autant de points de vue sur une réalité en mouvement. La redécouverte d'un passé partiellement occulté par l'histoire de l'Algérie contemporaine se trouve ainsi engagée.
Résumé : Pour moi, une nouvelle vie commençait : l?université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J?avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n?importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait. Il fallait qu?ils se fassent la guerre, c?était plus fort qu?eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J?étais dépassée. Je n?en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s?affronter allaient au-delà de tout ce qu?on peut imaginer. J?étais au moins sûre d?une chose : tôt ou tard, je paierais les pots cassés. Peut-être même que je ne m?en sortirais pas indemne.
Un bégaiement qui se marque clairement comme artificiel pour jouer avec et sur des mots qui font dériver le sens du récit vers quelque chose de totalement improbable, qui ne provient que de la langue, que de la proximité phonétique, donc d'un arbitraire total ou quasi. Michelle Grangaud, grâce à ce mécanisme de précision du marabout de ficelle amélioré, transforme une journée en une révélation linguistique hallucinatoire. (Eric Suchère, CCP n°4)
L'imperfection à la rencontre du Yoga : un livre pratique et inspirant. 148205, 192 pages, richement illustré par Alexia Allet (illustratrice de T'es bonne bébé) Lors de son voyage au Canada, échappatoire à sa vie tumultueuse, Leslie partira à la rencontre du Yoga, véritable outil à sa renaissance. Critiquée pour son manque de discrétion que l'on qualifie facilement de " too much ", son manque d'organisation, sa tendance à être trop rêveuse, sa capacité à nourrir mille passions à la fois, sans jamais vraiment concentrer toutes son énergie sur une seule d'entre elles, Leslie choisit alors de déconstruire toutes ces injonctions pour prôner le body positive et l'amour de soi, à travers le Yoga. L'imperfection devient pour elle, la base de sa résilience et de sa force. Synergie entre son témoignage et des séances de Yoga et de méditation, Leslie vous accueille au coeur de vous-même, là où l'imperfection est la force yogi.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.