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Le désir d'analyse. Textes cliniques
Granoff Wladimir ; Sauverzac Jean-François de ; Ba
AUBIER
23,40 €
Épuisé
EAN :9782700724387
Devenus introuvables, voire inédits, les textes rassemblés dans ce volume (1955 - 1996) témoignent d'une expérience clinique qui s'échelonne sur une quarantaine d'années. Expérience d'un praticien hors pair, auquel des élèves de Lacan venaient demander une analyse didactique, d'un "aristocrate de la pensée", comme l'écrivit E. Roudinesco, qui joua un rôle décisif dans l'histoire de la psychanalyse en France. Parmi les sujets abordés : les catégories du Symbolique, de l'Imaginaire et du Réel (alors promues par Lacan) à propos du comportement fétichiste d'un jeune enfant ; le dessin d'enfant et son interprétation ; les changements de la pratique analytique ; les familles recomposées ; communication sur un échec clinique ; l'héritage de Ferenczi et de ses successeurs (Klein, Balint, Winnicott) ; peut-on parler d'orthodoxie en psychanalyse ? Etc.
Résumé : Les textes que ce volume rassemble - sur les perversions sexuelles, le masculin et le féminin, plaisir et jouissance, le complexe d'?dipe, et plus généralement sur la question des sexes et de leur différence ont été écrits dans les années soixante. Ils portent ainsi la marque des circonstances et l'écho des mouvements - lacanien surtout - qui affectaient alors l'analyse freudienne. Depuis, la question de la féminité a suscité une masse d'écrits. Trouvera-t-on anachroniques les manières de l'envisager alors ? Au-delà du caractère pionnier de ces textes, la permanence des questions qu'ils soulèvent en rend la redécouverte nécessaire.
Granoff Wladimir ; Sauverzac Jean-François de ; Ba
Psychanalyste didacticien alors qu'il a à peine trente ans, Wladimir Granoff sera tôt reconnu comme un maître par des élèves de Lacan qui lui demandent : Apprenez-nous l'analyse. C'est sa passion exigeante pour la psychanalyse qui l'a décidé à suivre Lacan dès la première heure. Il ne reniera jamais son admiration ni sa dette envers celui qui sut l'arracher, lui et certains de sa génération, à l' orthodoxie où se fanait la pensée freudienne. Articles devenus introuvables, nombreux inédits (conférences, extraits de sa correspondance, entretiens), les textes de Wladimir Granoff ici réunis traitent tous de la clinique et de la pratique psychanalytiques. Un récit de cas interroge les résistances de l'analyste et montre à l'oeuvre le praticien d'exception qu'il fut durant cinq décennies. Des propos à bâtons rompus jettent un éclairage nouveau sur la formation des analystes, l'histoire des transferts et des techniques depuis Ferenczi, Klein, jusqu'aux praticiens qu'il côtoya, Balint, Winnicott, Dolto et Lacan. Enfin, ses lettres révèlent cette radicale nécessité, le désir d'analyse, qui le posséda toute sa vie, lui qui ne pouvait renoncer à faire entendre sa parole, celle de l'enfant qui demande plus à être compris qu'aimé. Une grande voix de la psychanalyse en France, susceptible de nourrir les débats sur le statut du psychanalyste, le portrait d'un Granoff avec sa vibration et son intensité toujours singulières.Psychiatre, psychanalyste, Wladimir Granoff (1924-2000) a notamment publié La Pensée et le Féminin, Le Désir et le Féminin avec F. Perrier (Flammarion, coll. Champs, 2004 et 2002): Lacan, Ferenczi et Freud (Gallimard, coll. Connaissance de l'inconscient, 2001): Filiations. L'avenir du complexe d'oedipe (Gallimard, coll. Tel, 2001).
Parmi les nombreux textes de Wladimir Granoff (1924-2000), nous n'en avons retenu que quelques-uns pour constituer ce recueil qui ne prétend donc pas donner une vue d'ensemble des travaux et des intérêts de l'auteur.Le titre donné à cet ouvrage indique ce qui a motivé le parti que nous avons pris: celui de regrouper les textes choisis autour de trois figures, de trois noms qui ont tout particulièrement marqué le trajet de l'auteur de Filiations.Trois noms. Celui de Lacan d'abord. L'entretien "Propos sur Jacques Lacan" donnera au lecteur une idée de ce que lut la relation, intense, difficile, comme l'est tout amour qui connaît la déception, entre Granoff et Lacan.Ferenczi: Granoff fut le premier à faire connaître en France cet analyste d'exception.Freud enfin, dont Granoff resta tout au long de sa vie un lecteur fervent. Sa lecture n'était pas celle d'un universitaire ou d'un "freudologue". Ce polyglotte à la croisée des langues, également exercé à la pratique du russe, de l'allemand, de l'anglais, du français, se montra singulièrement attentif à la langue de Freud et en conséquence aux problèmes que pose sa traduction, comme si, pour lui, il n'y avait d'autre voie d'accès à la pensée que ce qui s'inscrit dans les langues et voyage à travers elles. Le méconnaître, ce serait déjà s'apprêter à "quitter Freud", ce à quoi Granoff ne se résolut jamais.On trouvera en fin de volume les hommages rendus à ses deux vieux compagnons de ce qui, à un moment particulièrement chaud de l'histoire de la psychanalyse, s'appela la "troïka": François Perrier et Serge Leclaire.
Ce livre est dédié aux parents et aux soignants qui accompagnent dans la vie un enfant autiste. L'auteur a voulu éclairer la route tourmentée sur laquelle ils sont engagés, en montrant que cette affection n'est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens lui ont permis d'établir que les autistes sont en réalité arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d'excitations anarchiques et insensés. Pour émerger de cet état primitif et accéder à l'espace plus élaboré des perceptions, l'autiste attend seulement d'être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures. Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l'enfermement de l'autiste, révèle alors qu'il peut être corrigé et le contact avec l'entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d'identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l'enfant de la possibilité du partage. Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd'hui l'approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.