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De quoi la critique est-elle le nom ?
Granjon Fabien
MARE MARTIN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782849341353
Cet ouvrage est la matérialisation d'un séminaire de recherche qui s'est déroulé à l'Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis en 2012, sous la direction de Fabien Granjon. Intitulé "De quoi la critique est-elle le nom", celui-ci a eu pour principal objectif de proposer à la discussion un ensemble d'interventions visant à préciser ce qu'il est convenu de qualifier "d'approches", de "pensées", de "perspectives" ou encore de "théories" critiques, en essayant d'en spécifier les traits épistémologiques (normativité, dialectique, réflexivité, engagement) et thématiques (idéologies, pathologies, inégalités sociales - notamment en ayant la théorie de la reconnaissance comme fil rouge) les plus saillants. L'ambition n'a pas été d'établir un catalogue systématique des nécessités et des vertus de la critique, mais d'en offrir un échantillon singulier permettant de débattre plus modestement de quelques-uns de ses aspects parmi les plus importants ; perspective couplée à celle d'en défendre l'heuristique à la fois scientifique, politique et sociale. Cet ouvrage regroupe la plupart des contributions qui furent présentées dans le cadre de ce séminaire. Razmig Keucheyan, René Mouriaux, Gérard Mauger, Olivier Voirol, Estelle Ferrarese et Roland Pfefferkorn ont chacun rédigé l'un des six chapitres qui composent le présent opus, lesquels ont été conçus comme autant d'invitations à ouvrir de nouvelles discussions.
Mattelart Armand ; Granjon Fabien ; Sénécal Michel
La présente anthologie collige des textes d'Armand Mattelart publiés entre 1970 et 1986, période riche de nombreuses publications en plusieurs langues, dont beaucoup sont peu connues des lecteurs francophones. Ces travaux séminaux sont pourtant d'un très grand intérêt, tant scientifique que politique, et s'avèrent essentiels pour qui souhaite comprendre le rôle que joue la production médiatique, la culture et la communication dans la lutte des classes. Ils le sont également pour mettre en perspective l'oeuvre d'Armand Mattelart, aujourd'hui considéré comme une figure importante des sciences de l'information et de la communication. Ce deuxième tome rassemble des écrits traversés par un questionnement d'ampleur quant aux conditions de possibilité de résistance populaire à la culture dominante et de l'émergence de cultures subalternes. Que faire avec les médias ? Comment rendre la parole au peuple ? Quelle est la relation entre les médias et la société ? Quel est le lien entre la construction de la démocratie et les systèmes de communication ? Voilà quelques-unes des interrogations auxquelles Armand Mattelart entend répondre. Les expériences révolutionnaires dont il rend compte (Chili, Nicaragua, Mozambique, etc.) placent au coeur de leurs préoccupations, tant théoriques que pratiques, cette attention au politique, à la stratégie et à la dialectique de l'événement et de l'histoire. Armand Mattelart rappelle ainsi la nécessité d'investir dans la connaissance des héritages programmatiques des luttes antérieures, seules capables d'ouvrir à l'analyse, à la compréhension et à l'évaluation des phénomènes sociaux. Le point de vue de classe allié à un regard-monde, si caractéristique des travaux d'Armand Mattelart, constitue une configuration théorique critique particulièrement efficiente pour appréhender les questions contemporaines d'ordre idéologique, médiatique et culturel.
En réaction à la concentration de la production d'information entre les mains de puissants conglomérats de presse, un "médiactivisme" s'est développé tout au long du XXe siècle jusqu'à nos jours. Dès l'origine, Il a pris deux voies parallèles : celle d'un combat contre l'hégémonie culturelle des médias traditionnels, et celle de la production d'un autre type d'information, sur des bases militantes, locales ou communautaires. Alternatif ou militant, ce médiactivisme n'a cessé de s'adapter aux mutations de l'espace journalistique et du répertoire de l'action collective. Cette histoire des médias alternatifs depuis les années 1960 met en lumière la grande diversité des expériences, qu'il s'agisse de la création de journaux révolutionnaires, de médias communautaires, de radios libres, d'agences de presse dans les pays du Sud, ou, plus récemment, d'un activime qui s'exprime sur internet.
Les technologies de l'information et de la communication jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la structuration et les transformations de l'ordre social. Ce livre propose une approche critique de cette importance et de la manière dont il est fait aujourd'hui usage d'Internet. Partant de la théorie de la reconnaissance d'Axel Honneth, il montre comment ces usages s'insèrent dans la définition des identités et participent des univers sociaux des sujets. Les pratiques de l'informatique connectée ne peuvent en effet être réduites à la simple manipulation d'artefacts techniques. Elles s'inscrivent dans la matérialité des dispositifs, mais relèvent également des conditions sociales, des sens pratiques et des dispositions des utilisateurs. Ces ajustements sociotechniques peuvent habiliter le sujet, mais également le contraindre. La démonstration s'organise en trois étapes: elle porte d'abord la focale sur les discours accompagnant le développement des TIC et l'émergence de la "société de l'information"; elle s'intéresse ensuite aux inégalités numériques et aux usages de l'informatique connectée que développent les populations socialement défavorisées; elle traite, enfin, des pratiques récentes de mise en visibilité et de mise en récit de soi sur Internet.
Mattelart Armand ; Granjon Fabien ; Sénécal Michel
Les textes réunis dans ce troisième tome sont exemplaires de l'analyse matérialiste des systèmes de communication et de leurs stratégies de déploiement au niveau transnational qu'Armand Mattelart consolide dans le contexte du "laboratoire chilien" des années 1970-1973 et poursuit après son installation en France. Son travail porte alors sur le dévoilement de l'idéologie impérialiste et de sa matérialité, notamment en ce qui a trait au rôle joué par les multinationales dans la concentration, la marchandisation et l'internationalisation de la production culturelle. Amplifiés en Europe par les processus de dérégulation des systèmes publics de communication, ces phénomènes mettent en évidence les difficultés à penser les alternatives. Toutefois, cette forme de résistance institutionnelle qu'est la création d'industries culturelles nationales s'impose au prix de l'oubli d'une large part des demandes sociales exprimées. Ainsi, les travaux d'Armand Mattelart dépassent la seule problématique des médias et des industries de la culture, en éclairant tout particulièrement cette dialectique de l'emprise du marché global sur les modes de vie et des ripostes qu'elle suscite au sein de la société civile.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.