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Reconnaissance et usages d'Internet. Une sociologie critique des pratiques de l'informatique connect
Granjon Fabien
ECOLE DES MINES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782911256738
Les technologies de l'information et de la communication jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la structuration et les transformations de l'ordre social. Ce livre propose une approche critique de cette importance et de la manière dont il est fait aujourd'hui usage d'Internet. Partant de la théorie de la reconnaissance d'Axel Honneth, il montre comment ces usages s'insèrent dans la définition des identités et participent des univers sociaux des sujets. Les pratiques de l'informatique connectée ne peuvent en effet être réduites à la simple manipulation d'artefacts techniques. Elles s'inscrivent dans la matérialité des dispositifs, mais relèvent également des conditions sociales, des sens pratiques et des dispositions des utilisateurs. Ces ajustements sociotechniques peuvent habiliter le sujet, mais également le contraindre. La démonstration s'organise en trois étapes: elle porte d'abord la focale sur les discours accompagnant le développement des TIC et l'émergence de la "société de l'information"; elle s'intéresse ensuite aux inégalités numériques et aux usages de l'informatique connectée que développent les populations socialement défavorisées; elle traite, enfin, des pratiques récentes de mise en visibilité et de mise en récit de soi sur Internet.
Mattelart Armand ; Granjon Fabien ; Sénécal Michel
La présente anthologie collige des textes d'Armand Mattelart publiés entre 1970 et 1986, période riche de nombreuses publications en plusieurs langues, dont beaucoup sont peu connues des lecteurs francophones. Ces travaux séminaux sont pourtant d'un très grand intérêt, tant scientifique que politique, et s'avèrent essentiels pour qui souhaite comprendre le rôle que joue la production médiatique, la culture et la communication dans la lutte des classes. Ils le sont également pour mettre en perspective l'oeuvre d'Armand Mattelart, aujourd'hui considéré comme une figure importante des sciences de l'information et de la communication. Ce deuxième tome rassemble des écrits traversés par un questionnement d'ampleur quant aux conditions de possibilité de résistance populaire à la culture dominante et de l'émergence de cultures subalternes. Que faire avec les médias ? Comment rendre la parole au peuple ? Quelle est la relation entre les médias et la société ? Quel est le lien entre la construction de la démocratie et les systèmes de communication ? Voilà quelques-unes des interrogations auxquelles Armand Mattelart entend répondre. Les expériences révolutionnaires dont il rend compte (Chili, Nicaragua, Mozambique, etc.) placent au coeur de leurs préoccupations, tant théoriques que pratiques, cette attention au politique, à la stratégie et à la dialectique de l'événement et de l'histoire. Armand Mattelart rappelle ainsi la nécessité d'investir dans la connaissance des héritages programmatiques des luttes antérieures, seules capables d'ouvrir à l'analyse, à la compréhension et à l'évaluation des phénomènes sociaux. Le point de vue de classe allié à un regard-monde, si caractéristique des travaux d'Armand Mattelart, constitue une configuration théorique critique particulièrement efficiente pour appréhender les questions contemporaines d'ordre idéologique, médiatique et culturel.
Résumé : Les conflits sociaux s'appuient sur des " armes matérielles " et notamment sur les technologies de communication qui, dès leur genèse, y ont joué un rôle central. Les politiques du conflit reposent ainsi sur une variété de médias qui, aujourd'hui, relèvent assez largement de l'informatique connectée, de plus en plus portable et mobile. De la Révolution bolchévique aux Indignados, de la lutte de libération algérienne aux Révolutions arabes, en passant par les groupes Medvedkine ou Radio Alice, MOBILISATINS NUMERIQUES rend compte de la rencontre entre technologies médiatiques et luttes sociales. Il s'agit, d'une part, de relativiser le caractère supposé inédit de l'usage des technologies de communication par les mouvements sociaux contemporains et, d'autre part, de rentrer dans le détail de ce que ceux-ci font des outils numériques les plus récents qui supportent leurs activités essentielles tout en déplaçant, parfois, certaines de leurs " manières de faire ".
Quels usages les classes populaires font-elles de l'informatique connectée ? De quelle manière les inégalités sociales cadrent-elles les pratiques numériques ? Comment ces pratiques influencent-elles, en retour, les existences des plus modestes ? Cet ouvrage entend apporter des réponses à ces questions et à quelques autres que la littérature en sciences sociales a souvent traité sous les auspices de la "fracture numérique" . L'approche ici mobilisée se détourne néanmoins de ce type d'approches et fait sienne l'idée de logiques d'action qui empruntent à la fois aux propriétés sociales des acteurs et des contextes. Les usages des TNIC tiennent à des compétences pratiques, ainsi qu'à des inclinations à agir, croire, penser, sentir, etc. qui, dans le cours de l'action, vont à la rencontre de la matérialité de l'informatique connectée qui est également sociale. Les TNIC équipent les existences populaires, leur donnent des moyens, mais elles peuvent aussi, par leur omniprésence, devenir des cadres dispositionnels et participer au maintien, au renforcement ou à l'infléchissement des parcours biographiques. Depuis ce cadre général sont discutés différents aspects des "inégalités sociales-numériques" (e-exclusion, illectronisme, abandonnisme, inégalités algorithmiques, etc.) qui sont mis en regard des situations et des positions sociales de ceux qui les subissent. Cette pérégrination dans les pratiques populaires de l'informatique connectée permet également d'ouvrir un ensemble de réflexions connexes portant sur la notion de capital numérique, les processus de dématérialisation des services publics, ou encore, la place des émotions dans les mobilisations en ligne des Gilets jaunes.
Force est de constater que le développement des services en ligne et l'émergence du Web 2.0 sont venus renforcer la croyance dans un devenir participatif du culturel, du politique et du social. A distance des examens pressés qui font d'Internet le socle indispensable au renouvellement des pratiques médiatiques et politiques, le présent ouvrage s'intéresse aux activités de sujets sociaux qui, ni journalistes, ni militants, construisent des espaces d'expressions citoyennes autonomes ou prennent régulièrement part à des plates-formes participatives d'information en ligne. Les auteurs y soulignent qu'engagement citoyen et production de soi ne cessent de se nourrir mutuellement dans la mesure où la production d'information en ligne se présente comme un vecteur de partage, de mise en commun et de discussion citoyenne, lequel est également au principe de demandes de reconnaissance, d'affirmations personnelles et d'expériences de soi.
Andréa-Novel Brigitte d' ; Fabre Benoît ; Jouvelot
Brigitte d'Andréa-Novel, professeur d'automatique à MINES ParisTech, a coordonné cet ouvrage. Il est le fruit de l'expérience du cours intitulé "Acoustique, Informatique, MusiquE" qu'elle a créé pour les élèves ingénieurs de troisième année du cycle ingénieurs civils. Son objectif est de présenter un très large panorama des outils scientifiques dédiés à la musique : liens entre mathématiques, harmonie et composition, méthodes de traitement du signal pour l'analyse et la synthèse des sons musicaux, méthodes d'automatique pour le contrôle d'instruments réels ou virtuels modélisés par les lois de l'acoustique, outils logiciels et matériel, notamment associés à la norme MIDI. De nombreux exemples et travaux pratiques sont proposés pour illustrer l'ensemble des notions présentées, ainsi qu'un CD-audio contenant des réalisations de synthèse sonore et des extraits musicaux. Le contenu de l'ouvrage dépasse largement le cadre du cours. Il intéressera scientifiques et musiciens qui pourront découvrir la musique comme une discipline à la croisée de nombreux chemins et dont les multiples aspects peuvent être analysés selon une démarche scientifique.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.
4e de couverture : En 2008, alors que Frédéric et Julien Lippi viennent de reprendre les rênes de l'entreprise familiale de fabrication de clôtures, celle-ci est frappée de plein fouet par la crise. Les deux frères comprennent qu'ils devront revoir de fond en comble son modèle économique et managérial s'ils veulent tenter de lui assurer un avenir. La transformation qu'ils initient va toucher tous les aspects de l'entreprise.En une quinzaine d'années, celle-ci a non seulement changé de dirigeants, mais ils ont réorganisé les ateliers, numérisé la gestion, révolutionné le management, défini une nouvelle stratégie, réinventé la marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle aux commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. Et cet effort semble payer : après avoir perdu de l'argent entre 2012 et 2017, puis avoir commencé à en gagner en 2018, l'entreprise s'est totalement désendettée et elle enregistre, au premier trimestre 2019, une croissance de son chiffre d'affaires de 21% par rapport à celui du premier trimestre 2018.L'ampleur de la métamorphose est telle, que ce livre pourrait s'apparenter à un manuel de management, à une différence près : l'humilité des deux dirigeants. Frédéric et Julien Lippi ne dissimulent aucun des obstacles, conflits, doutes auxquels ils ont été confrontés, et minimisent leur rôle par rapport à celui joué par l'ensemble des salariés dans la transformation de l'entreprise. Ce livre est le fruit de 65 heures d'entretiens menés par Elisabeth Bourguinat avec une trentaine d'interlocuteurs : les dirigeants de Lippi, mais également des salariés travaillant dans différents services de l'entreprise, ainsi que des consultants qui les ont accompagnés tout au long de la transformation.La sincérité des témoignages recueillis confère à cet ouvrage à la fois une grande singularité au sein de la littérature managériale et une authenticité qui le rend riche d'enseignements.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.