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Matérialismes, culture & communication. Tome 3, Economie politique de la culture, des médias et de l
Granjon Fabien ; Guyot Jacques ; Magis Christophe
ECOLE DES MINES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782356715654
Le projet Matérialismes, culture et communication a pour objectif de mettre en cycle et en concordance des savoirs critiques matérialistes traitant de la culture et de la communication. Ce projet encyclopédique se déploie, à ce jour, sur trois volumes (tome 1 : Marxismes, Théorie et sociologie critiques ; tome 2 : Cultural Studies, théories féministes et décoloniales). Le présent tome rend hommage aux chercheurs inscrivant leurs travaux dans le champ de l'économie politique. La critique des médias et de la communication a longtemps été éludée par les économistes se réclamant du marxisme. Il faut attendre les années 1970 pour que naisse une "économie politique de la communication" digne de ce nom. Pendant longtemps dominé par des contributions nord-américaines ou européennes - et principalement anglo-saxonnes -, ce courant de recherche est souvent décrit, par trop rapidement, comme une approche unifiée du sous-champ interne des études de communication duquel, par ailleurs, bien peu d'ouvrages en français ont proposé l'exégèse.Le présent ouvrage entend à la fois pallier ce manque et ouvrir, par là-même, à la richesse de quelques travaux majeurs se réclamant dudit courant ou de régions épistémologiques proches. Ont participé à cet ouvrage : Maria Alcala Sucre, Verlane Aragão, Robert Babe, Alix Bénistant, David Buxton, Fabien Granjon, Jacques Guyot, Jonathan Hardy, Mariem Hazmoune, Christophe Magis, Guillermo Mastrini, Jacob Matthews, Alan Ouakrat, Maxime Ouellet, Ruy Sardinha Lopes, Maria Trinidad Garcia, Jérémy Vachet, Carlo Vercellone et Mariano Zarowsky.
Quels usages les classes populaires font-elles de l'informatique connectée ? De quelle manière les inégalités sociales cadrent-elles les pratiques numériques ? Comment ces pratiques influencent-elles, en retour, les existences des plus modestes ? Cet ouvrage entend apporter des réponses à ces questions et à quelques autres que la littérature en sciences sociales a souvent traité sous les auspices de la "fracture numérique" . L'approche ici mobilisée se détourne néanmoins de ce type d'approches et fait sienne l'idée de logiques d'action qui empruntent à la fois aux propriétés sociales des acteurs et des contextes. Les usages des TNIC tiennent à des compétences pratiques, ainsi qu'à des inclinations à agir, croire, penser, sentir, etc. qui, dans le cours de l'action, vont à la rencontre de la matérialité de l'informatique connectée qui est également sociale. Les TNIC équipent les existences populaires, leur donnent des moyens, mais elles peuvent aussi, par leur omniprésence, devenir des cadres dispositionnels et participer au maintien, au renforcement ou à l'infléchissement des parcours biographiques. Depuis ce cadre général sont discutés différents aspects des "inégalités sociales-numériques" (e-exclusion, illectronisme, abandonnisme, inégalités algorithmiques, etc.) qui sont mis en regard des situations et des positions sociales de ceux qui les subissent. Cette pérégrination dans les pratiques populaires de l'informatique connectée permet également d'ouvrir un ensemble de réflexions connexes portant sur la notion de capital numérique, les processus de dématérialisation des services publics, ou encore, la place des émotions dans les mobilisations en ligne des Gilets jaunes.
Résumé : Les conflits sociaux s'appuient sur des " armes matérielles " et notamment sur les technologies de communication qui, dès leur genèse, y ont joué un rôle central. Les politiques du conflit reposent ainsi sur une variété de médias qui, aujourd'hui, relèvent assez largement de l'informatique connectée, de plus en plus portable et mobile. De la Révolution bolchévique aux Indignados, de la lutte de libération algérienne aux Révolutions arabes, en passant par les groupes Medvedkine ou Radio Alice, MOBILISATINS NUMERIQUES rend compte de la rencontre entre technologies médiatiques et luttes sociales. Il s'agit, d'une part, de relativiser le caractère supposé inédit de l'usage des technologies de communication par les mouvements sociaux contemporains et, d'autre part, de rentrer dans le détail de ce que ceux-ci font des outils numériques les plus récents qui supportent leurs activités essentielles tout en déplaçant, parfois, certaines de leurs " manières de faire ".
Force est de constater que le développement des services en ligne et l'émergence du Web 2.0 sont venus renforcer la croyance dans un devenir participatif du culturel, du politique et du social. A distance des examens pressés qui font d'Internet le socle indispensable au renouvellement des pratiques médiatiques et politiques, le présent ouvrage s'intéresse aux activités de sujets sociaux qui, ni journalistes, ni militants, construisent des espaces d'expressions citoyennes autonomes ou prennent régulièrement part à des plates-formes participatives d'information en ligne. Les auteurs y soulignent qu'engagement citoyen et production de soi ne cessent de se nourrir mutuellement dans la mesure où la production d'information en ligne se présente comme un vecteur de partage, de mise en commun et de discussion citoyenne, lequel est également au principe de demandes de reconnaissance, d'affirmations personnelles et d'expériences de soi.
Cet ouvrage est la matérialisation d'un séminaire de recherche qui s'est déroulé à l'Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis en 2012, sous la direction de Fabien Granjon. Intitulé "De quoi la critique est-elle le nom", celui-ci a eu pour principal objectif de proposer à la discussion un ensemble d'interventions visant à préciser ce qu'il est convenu de qualifier "d'approches", de "pensées", de "perspectives" ou encore de "théories" critiques, en essayant d'en spécifier les traits épistémologiques (normativité, dialectique, réflexivité, engagement) et thématiques (idéologies, pathologies, inégalités sociales - notamment en ayant la théorie de la reconnaissance comme fil rouge) les plus saillants. L'ambition n'a pas été d'établir un catalogue systématique des nécessités et des vertus de la critique, mais d'en offrir un échantillon singulier permettant de débattre plus modestement de quelques-uns de ses aspects parmi les plus importants ; perspective couplée à celle d'en défendre l'heuristique à la fois scientifique, politique et sociale. Cet ouvrage regroupe la plupart des contributions qui furent présentées dans le cadre de ce séminaire. Razmig Keucheyan, René Mouriaux, Gérard Mauger, Olivier Voirol, Estelle Ferrarese et Roland Pfefferkorn ont chacun rédigé l'un des six chapitres qui composent le présent opus, lesquels ont été conçus comme autant d'invitations à ouvrir de nouvelles discussions.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.
Latortue Xavier ; Cluzel François ; Cointe Françoi
En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs. Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants. Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs. Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.