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Nietzsche. 6e édition
Granier Jean
QUE SAIS JE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782130446743
Rechercher un système philosophique traditionnel dans l'oeuvre de Nietzsche relève du contresens. Les écrits du philosophe rejettent la monotone argumentation logique, louent la variété des approches en mélangeant les genres, transportent le lecteur dans des louvoiements " labyrinthiques ". S'il y a une " méthode " nietzschéenne, elle réside dans la variété des perspectives, la pluralité des points de vue, plus ou moins antagonistes, par lesquels il faut nécessairement passer si l'on veut comprendre la réalité dans son devenir et dans ses contrastes. La contradiction, chez Nietzsche, cesse d'être une épine dans la chair de la pensée, une épine qu'il s'agit d'arracher avec la raison : elle prend la valeur d'un signal pour nous avertir de changer de point de vue.
L'attitude du chrétien face à l'histoire est double. D'un côté il doit se préparer à la "fin des temps", c'est-à-dire à l'avènement de l'Antichrist ; de l'autre, et en dépit des circonstances dramatiques qui entoureront cet avènement, il ne doit pas séparer "espérance et histoire". Pour Josef Pieper, ce paradoxe constitue l'ethos authentique du christianisme. Pourquoi faut-il aimer le monde et son histoire ? Parce que l'Antichrist est aussi l'ennemi de la création. C'est pourquoi l'annonce de l'Evangile s'accompagne de la défense de la dignité de l'homme. La "terre nouvelle" attendue veut dire que rien ne sera perdu de ce qu'il y a de bon dans l'histoire. Platon rêvait d'un festin métaphysique auquel participe l'âme comme commensal des dieux, hors de l'histoire. Le chrétien y communie déjà. Non pas dans un "arrière-monde", mais dans la communion eucharistique. Dans cette perspective, les réalisations sécularisées de cette aspiration à une commensalité universelle ("démocratie", "règne de la liberté", "société sans classe") signalent toujours un lien implicite avec l'espérance chrétienne. Mais ce désir peut être dévoyé et devenir le creuset de la société totalitaire de l'Antichrist. Si l'activité du chrétien dans la cité veut être dotée d'une vraie fécondité, elle doit sourdre d'une veille intérieure. Josef Pieper (1904-1997) a consacré sa vie à la recherche de la vérité par l'exercice de la philosophie. Il fut en Allemagne l'un des grands connaisseurs de Platon, Aristote et saint Thomas d'Aquin. Opposant au régime nazi et réduit au silence, ce n'est qu'après la guerre qu'il trouva une consécration universitaire. On lui doit plus de soixante ouvrages, remarquables par leur concision. Une belle filiation philosophique relie Romano Guardini, inspirateur de Josef Pieper, à Benoît XVI, qui a reconnu en Pieper un maître en philosophie.
L'ouvrage de Jean Granier relève le défi qui, lancé par le nihilisme moderne, s'exprime dans la triple proclamation : " mort de Dieu ", " mort de l'homme " et " mort de la philosophie " elle-même. La pensée doit et peut revendiquer une pleine légitimité face aux empiètements de la raison technicienne et aux abdications de la réflexion critique. Cette légitimité s'atteste le plus clairement avec la décision de " reconstruire la métaphysique ", au-delà des contestations développées par l'immoralisme nietzschéen, la critique marxiste des idéologies et le néo-positivisme de la " scientificité ". La métaphysique, dans sa version nouvelle, s'annonce ainsi comme le retour de Dieu dans la pensée et dans la vie humaines. L'athéisme moderne, avec toutes ses variantes habilement grimées, est alors convoqué devant l'instance du moi, qui réclame un fondement transcendant pour étayer sa révolte contre la discordance du monde ; la radicalité de l'échec de l'athéisme manifeste la nécessité urgente de réviser la question de la Valeur, comme celle du Sens et de la Réalité ultime. La pensée la plus forte est ainsi non point celle qui s'acharne à dominer l'immanence, mais celle qui, par la conviction métaphysique, affirme les " affinités électives entre Dieu et le moi ".
La ville de Vienne est considérée comme une des villes antiques les plus importantes de la Gaule. Héritière d'un riche passé gaulois, la capitale des Allobroges a été dotée dès la période augustéenne d'une parure monumentale digne des plus grandes villes des provinces romaines. On estime qu'elle était équivalente à trois fois Pompéi ! L'un des récents résultats majeurs des recherches est la mise en évidence d'un séisme qui aurait rasé la ville sous le règne de Caligula. Ce séisme est daté par toute une série de faits archéologiques concordants du début de règne de Caligula, comme la destruction générale et la reconstruction du quartier de Saint-Romain-en-Gal. Le réseau d'adduction d'eau a aussi fait l'objet de réparations. Une cartographie des impacts montre ainsi que c'est l'ensemble de la ville qui a été touché par un séisme estimée à 6 sur l'échelle de Richter. Grâce à la mobilisation des édiles et des riches familles viennoises, d'énormes moyens ont pu être mobilisés dès le règne de l'empereur Claude. Ce guide fait le point sur le passé de la ville, ses fouilles et restaurations. Un site a été consacré par le ministère de la Culture et de la Communication à la Vienne antique : http ://www.culture.gouv.fr/fr/arcnat/vienne/fr/index1.htm
Après cinquante ans d'aide publique au développement l'écart entre pays les plus riches et pays les plus pauvres n'a pas été réduit. Ce constat conduit à s'interroger sur les causes de l'échec de l'aide au développement. Parmi ces causes, les différences de culture, manière d'être et de penser, ne jouent-elles pas un rôle déterminant jusque-là par trop négligé ? Cet ouvrage s'attache à démontrer que l'aide au développement de l'Afrique subsaharienne n'atteint pas son but du fait des différences culturelles entre apporteurs et bénéficiaires de l'aide, disparités culturelles qu'il convient de confronter au rationalisme et aux théories des décideurs économiques. Ces différences culturelles culminent au sommet de l'Etat : les donateurs, à défaut d'une définition cohérente, se font une conception irréductible à la culture africaine alors même que l'utilisation de l'aide repose sur le rôle de l'Etat bénéficiaire. Donateurs et bénéficiaires doivent d'abord prendre en compte leurs différences mutuelles. C'est la leçon de la trop longue chronique d'un échec annoncé par les rapports Pearson et Jackson dès 1969.
Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.
Résumé : La Franc-maçonnerie offre à ses adeptes un univers de signes, de figures, d'objets ou de mots qui sont tous dotés d'un sens moral ou spirituel. rien, ou presque, n'est insignifiant dans une loge maçonnique, qu'il s'agisse de sa décoration, de son agencement ou de sa disposition. Il en va de même pour les ornements dont se parent les francs-maçons ou les termes utilisés dans les rituels. Pour autant, la plupart de ces symboles ne sont pas spécifiques à la maçonnerie. Si certains proviennent du métier de maçon (le ciseau, le niveau), d'autres sont astronomiques (soleil, lune), alchimiques (sel, mercure), bibliques (Temple de Salomon), voire à caractère universel comme le triangle ou le cercle. D'Abeille à Voûte, du nombre Quinze à la Houppe dentelée, ce lexique est une invitation à découvrir plus de 200 symboles en usage dans la franc-maçonnerie et à les replacer dans leur histoire.
Résumé : Depuis plus de trois siècles, la franc-maçonnerie participe de l'histoire intellectuelle, politique, sociale et religieuse de l'Europe. Elle revendique aussi une identité "profonde" qu'elle refuse de donner à voir au monde "profane". Comment donner à comprendre et concilier cette dimension essentiellement initiatique et celle, plus politique, qui veut changer la société ? Cet ouvrage propose une introduction générale à la franc-maçonnerie. Il est le fruit des réflexions croisées de deux spectateurs engagés, familiers du monde maçonnique et curieux de son histoire. Grâce à un regard duel, à la fois empathique et distancié, il offre au lecteur un guide de voyage dans un monde parfois déroutant et éclaire le sens du projet maçonnique.