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Paroles données
Goyen Anne ; Bocholier Gérard
AD SOLEM
21,30 €
Épuisé
EAN :9782372980234
Feu vivant né du coeur / Si tes mots étaient vrais / Ils brûleraient la page. Une quête exigeante et inquiète attise la flamme du poète "en mal de ciel", claire et sombre à la fois, comme ces beaux arbres que le livre précédent de Anne Goyen, Arbres, soyez, célébrait. Quelque chose de ce que certains écrits spirituels appellent une "âme avancée" résonne dans ce recueil. Une âme touchée par le "souffle d'éternité", qui fait entendre dans ces pages la parole délivrée par son propre souffle en écho - parole qui est un Amen, un Oui d'accueil et d'amour. Le Oui d'Anne Goyen exprime sa confiance, mais aussi s'épanouit dans une espèce de libération. Tout ce qui pouvait alourdir l'âme ou l'encombrer a été écarté. La place est faite. Tout entière elle s'offre à la visite de "l'Hôte", au Visiteur qui ne peut s'installer que dans un parfait berceau de silence. Qu'est-ce de nous / Qui se creuse / Pour qu'au fin fond / Vienne habiter L'Hôte ?
N'Guyen Auguste ; Fréjaville Annette ; Arfouilloux
Résumé : La variété, la fréquence et la gravité des mauvais traitments subis par certains jeunes sont maintenant mieux connues. Les familles et les professionnels les signalent plus volontiers dès qu'il y a suspicion, comme la loi le leur demande. Cette salutaire prise de conscience des abus dont les enfants peuvent être victimes a transformé les mentalités. Notre manière même d'établir des normes a changé : la question devient de savoir s'il y a ou non consentement. La vieille question du rôle des punitions dans l'éducation pose aussi sous un nouvel éclairage : on ne demande plus si elles jouent un rôle utile ou néfaste dans l'éducation, mais si toute contrainte imposée à l'enfant n'est pas une forme déguisée de maltraitance. Quant aux conflits au sein des familles et des institutions, ils se déroulent maintenant d'une autre façon : des suspicions et des accusations de maltraitance viennent à l'appui des arguments des protagonistes, au risque d'occulter les conflits réels sous-jacents, et d'aggraver leur morbidité. Le fonctionnement quotidien de la justice des mineurs a, lui aussi, été profondément bouleversé par la croissance rapide des demandes auxquelles elle n'a pas les moyens de répondre. Enfin la levée du secret professionnel pour les médecins, mais aussi pour les religieux, les travailleurs sociaux et les enseignants, risque de favoriser le retour de la méfiance et des silences mortifères sur les blessures subies dans une société où seul le judiciaire serait l'interlocuteur autorisé. Toutes ces questions furent l'objet du Colloque de soutien à l'équipe du Centre Georges-Amado Le Coteau qui a eu lieu au Sénat le 15 janvier 2000, et dont les actes sont publiés ici.
Dis-moi le temps, Où l'homme et l'arbre, Se ressemblent, Par le rêve obstiné, De croître sans vertige, Et de vivre debout." Les arbres sont les plus vieux amis des hommes. Comme un poème vertical, ils nous apprennent à "vivre debout" dans la patience du temps. Du plus haut au plus profond, l'arbre est comme l'intime échelle de Jacob où la danse des anges relie en songe Terre et Ciel. Depuis l'obscur des racines jusque dans l'élan solaire, la vie d'un arbre, son combat contre les éléments, nous rappelle à notre vocation. "Arbres, Soyez, Les obscurs veilleurs Sous l'écorce des siècles, La louange verticale, La paix ruisselante, Le contre-point d'or et d'ombre, Sous l'immuable clarté". Anne Goyen donne voix dans sa poésie à la leçon de vie que la nature offre à l'attention contemplative de l'homme.
Résumé : Chacun des personnages des dix nouvelles qui composent Précieuse porte est saisi à un moment bouleversant de son existence, "ce moment où l'être humain se dépasse et se transforme, au-delà de lui-même", dit William Goyen.
William Goyen est né en 1925 au Texas et mort en 1983 à Los Angeles. Après des études de littérature à Houston, il enseigne dans les plus prestigieuses universités américaines (Columbia, Brown). Son premier livre, La Maison d?haleine (The House of Breath), paraît en 1952 et rencontre un succès critique immédiat. Ecrivain, enseignant, mais aussi éditeur, il collabore pendant six ans à la prestigieuse maison d?édition américaine McGraw-Hill. Son ?uvre, moins connue que celle des autres écrivains du Sud, a été saluée par de nombreux grands auteurs parmi lesquels Albert Camus, Anaïs Nin, ou encore encore Joyce Carol Oates.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine