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Arbres, soyez
Goyen Anne
AD SOLEM
17,95 €
Épuisé
EAN :9791090819634
Dis-moi le temps, Où l'homme et l'arbre, Se ressemblent, Par le rêve obstiné, De croître sans vertige, Et de vivre debout." Les arbres sont les plus vieux amis des hommes. Comme un poème vertical, ils nous apprennent à "vivre debout" dans la patience du temps. Du plus haut au plus profond, l'arbre est comme l'intime échelle de Jacob où la danse des anges relie en songe Terre et Ciel. Depuis l'obscur des racines jusque dans l'élan solaire, la vie d'un arbre, son combat contre les éléments, nous rappelle à notre vocation. "Arbres, Soyez, Les obscurs veilleurs Sous l'écorce des siècles, La louange verticale, La paix ruisselante, Le contre-point d'or et d'ombre, Sous l'immuable clarté". Anne Goyen donne voix dans sa poésie à la leçon de vie que la nature offre à l'attention contemplative de l'homme.
William Goyen est né en 1925 au Texas et mort en 1983 à Los Angeles. Après des études de littérature à Houston, il enseigne dans les plus prestigieuses universités américaines (Columbia, Brown). Son premier livre, La Maison d?haleine (The House of Breath), paraît en 1952 et rencontre un succès critique immédiat. Ecrivain, enseignant, mais aussi éditeur, il collabore pendant six ans à la prestigieuse maison d?édition américaine McGraw-Hill. Son ?uvre, moins connue que celle des autres écrivains du Sud, a été saluée par de nombreux grands auteurs parmi lesquels Albert Camus, Anaïs Nin, ou encore encore Joyce Carol Oates.
C'était au début mai, je me rappelle. J'ai commencé à percevoir la musique aux faibles pulsations argentées et fluides. Quand j'ai levé les yeux, j'ai aperçu le spectre matinal du vieux pont de chemin de fer abandonné. Le temps s'était approprié ses rails orange. Ce pont, qui n'avait plus à supporter le poids mort du fer, était devenu la fragile avenue des choses infiniment légères, glissements silencieux de serpents, sautillements d'oiseaux, passage de poussières et rayons et fleurs de neige voltigeant. Là, j'ai découvert l'être assis dans des damiers de lumière. Il était habillé d'un vieil uniforme militaire. La musique s'est tue. La silhouette s'est levée et m'a adressé la parole : "Je m'appelle Arcadio. Je suis un chanteur en cavale. J'avais jamais été libre avant que je me sauve : bouclé par mon père, bouclé par le Chinois Shang Boy, bouclé par le vieux Shanks au cirque. Je vais vous raconter tout ça en chantant ma chanson". "
Au sortilège espagnol", telle est l'enseigne de la boutique de Mr. Thomas Harold MacDougal, en plein New York, dans un misérable quartier de petits artisans. Marietta McGee-Chavez, jeune femme de trente ans venue du Nouveau-Mexique, entre un jour dans cette boutique, à la recherche d'un emploi. Elle devient bien vite Mrs. MacDougal et s'applique à exprimer dans la broderie et les objets qu'elle confectionne sa passion pour l'Espagne. Mais bientôt cette Espagne de pacotille ne lui suffit plus. "Son Espagne", ce sera sa chambre qu'elle peuple de ses rêves, où règne Fonso, le vieil oiseau magique rescapé du rayon des animaux d'appartement d'Uniprix. Dans ce domaine étrange pénètrent plusieurs personnages, qui tous se sont trompés d'adresse: Oris, la femme forée par le soleil, Sabino, le toréador, Chalmers Flanders et Loïs Fuchs aux amours tragiques. Chacun peut venir dans la demeure de Marietta "dire une chose jamais dite auparavant, et ainsi retrouver son passé." C'est le jeu auquel se livrent tous ces personnages au cours d'une nuit. "En un pays lointain" nous replonge dans le monde fantastique de "La maison d'haleine", où rêve et réalité se confondent.
Résumé : A la fois roman et poème, La maison d'haleine décrit avec précision une petite ville du Sud, Charity, mais adoucit, par la grâce de la poésie, ce tableau impitoyable. Au centre de tout est la maison d'haleine, la "splendide maison déchue". Ceux qui y vivent, maris et femmes, parents et enfants, étouffent d'ennui, cherchent à fuir. Nulle entente, nulle compréhension. Ceux qui ont réussi à quitter la maison, à quitter la ville de Charity, reviennent parfois, enfants prodigues, blessés, marqués de cicatrices mystérieuses. Il arrive même que leur retour s'effectue dans un cercueil. Mais d'autres restent perdus à jamais... La maison d'haleine a été une des découvertes majeures du grand traducteur Maurice-Edgar Coindreau.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.