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Le souffle et la sève
Goyen Anne ; Barnaud Jean-Marie
AD SOLEM
15,05 €
Épuisé
EAN :9782372981309
Dans le fracas du monde Prends garde Ô mon âme De n'oublier Ni la ferveur Du rosier Ni le cristal nocturne Du rossignol Ni la source étoilée. Il ne faut pas chercher dans la poésie d'Anne Goyen une méditation sur l'Histoire, sur les soubresauts des sociétés humaines ou sur les tragédies individuelles. Ce nouveau recueil n'ignore pas le tourment de l'homme. Il considère poétiquement le monde. Il décèle dans les mots les indices fragiles d'une présence dont la poésie témoigne et qu'elle a pour mission de célébrer. De rappeler aussi, quand dans l'oubli de la "source étoilée" rien ne vient plus illuminer "notre nuit déchirée" . Le souffle et la sève se présente comme une mise en garde que le poète s'adresse à lui-même - à nous aussi, comme un appel à la vigilance poétique. Poète et musicienne, Anne Goyen a publié chez Ad Solem Arbres, soyez (2013) et Paroles données (2016). Nous avons le regret de vous faire part du décès de la poétesse Anne Goyen, survenu le 3 février 2024. Auteur reconnu pour ses poèmes sur les Arbres, Anne Goyen a su développer de nombreuses amitiés avec des artistes et des poètes.
Résumé : Chacun des personnages des dix nouvelles qui composent Précieuse porte est saisi à un moment bouleversant de son existence, "ce moment où l'être humain se dépasse et se transforme, au-delà de lui-même", dit William Goyen.
Désenchanté, neurasthénique, Tony Sepulveda s'est réfugié dans un studio où il rumine sa solitude, en tête-à-tête avec une mystérieuse plante. Soudain, du feuillage, il voit surgir un couple tiré à quatre épingles. Henry et Polly Cramoisi - deux êtres minuscules - ont un heureux événement à lui annoncer : Mme Cramoisi est enceinte... Le plus étonnant, ici, n'est pas seulement que toute une société lilliputienne ait élu domicile à l'ombre de la Merveilleuse Plante : c'est qu'à pareille fantasmagorie William Goyen nous prenne avec une élégance si imperturbable. Auteur de romans sensuels, orageux, qui lui valent de compter parmi les plus illustres écrivains du sud des Etats-Unis, l'auteur de la Maison d'haleine signe ici une parabole digne des meilleurs dessins animés - ou des plus luxuriants paradis artificiels ? - pour célébrer cette profusion que l'artiste finit toujours par retrouver, aux pires moments de son cher mal de vivre.
William Goyen est né en 1925 au Texas et mort en 1983 à Los Angeles. Après des études de littérature à Houston, il enseigne dans les plus prestigieuses universités américaines (Columbia, Brown). Son premier livre, La Maison d?haleine (The House of Breath), paraît en 1952 et rencontre un succès critique immédiat. Ecrivain, enseignant, mais aussi éditeur, il collabore pendant six ans à la prestigieuse maison d?édition américaine McGraw-Hill. Son ?uvre, moins connue que celle des autres écrivains du Sud, a été saluée par de nombreux grands auteurs parmi lesquels Albert Camus, Anaïs Nin, ou encore encore Joyce Carol Oates.
Résumé : A la fois roman et poème, La maison d'haleine décrit avec précision une petite ville du Sud, Charity, mais adoucit, par la grâce de la poésie, ce tableau impitoyable. Au centre de tout est la maison d'haleine, la "splendide maison déchue". Ceux qui y vivent, maris et femmes, parents et enfants, étouffent d'ennui, cherchent à fuir. Nulle entente, nulle compréhension. Ceux qui ont réussi à quitter la maison, à quitter la ville de Charity, reviennent parfois, enfants prodigues, blessés, marqués de cicatrices mystérieuses. Il arrive même que leur retour s'effectue dans un cercueil. Mais d'autres restent perdus à jamais... La maison d'haleine a été une des découvertes majeures du grand traducteur Maurice-Edgar Coindreau.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).