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Politique et philosophie dans l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau
Goyard-Fabre Simone
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130514350
On n'a jamais fini de lire une ?uvre qui s'offre selon des points de vue, des perspectives, des niveaux et des résonances multiples. C'est pourquoi lire Rousseau exige que l'on pense avec lui et que l'on retrouve le rythme rarement calme d'une méditation qui, coïncidant avec sa vie, s'élève vers les plus hautes réquisitions critiques de la raison et, tout ensemble, se trouve rongée par un tourment métaphysique. Ce livre montre que si Rousseau, pour qui " tout tient radicalement à la politique ", n'a cessé de disputer à Hobbes l'honneur d'avoir, ne premier, frayé le chemin de la " science politique ", c'est en philosophe - en philosophe profond - qu'il a ouvert cette voie. En effet, sa philosophie politique, qui est d'abord une réflexion sur les " institutions politiques " propres à l'Etat du contrat, se hausse, par une intuition critique encore innomée, jusqu'à l'horizon transcendantal où elle découvre l'idéalité pure de la normativité politique. Mais, dans l'élan d'une pensée réflexive que même les " extravagances " de ses rêveries n'ont pas arrêté, Rousseau, miné par l'angoisse d'exister, cisèle aussi une politique philosophique qui renvoie au mystère ontologique de l'homme condamné à l'errance que lui inflige son historicité. Dès lors, parce que l'ambivalence et les contradictions de la réalité socio-politique taraudent la pensée de Rousseau, celle-ci, déchirée, ne trouve sa cohésion et n'atteint son unité de sens que dans une médiation douloureuse sur l'homme écartelé, incapable d'assumer sa destination dans sa destinée. Jusqu'en ses promenades solitaires, le " subtil Diogène " a, tel un Sphinx, forgé l'énigme de l'homme en ses traits métaphysiques les plus profonds.
Jean Bodin (1530-1596) pense la République au tournant de deux âges et élabore ainsi une théorie de la souveraineté qui pose la première pierre de l'Etat moderne et centralisateur.
Résumé : Le concept de droit est devenu plus problématique que jamais, oscillant dans ses fondements mêmes entre le droit naturel d'une part, et le positivisme de l'autre. Il importe d'en repenser les fondations, en évitant cette fois les écueils d'aujourd'hui que sont les orientations sociologisantes, historicistes, vitalistes ou matérialistes. Quelle est alors l'essence du droit ? Qu'est-ce qui rend compte de la juridicité en général ? Pour répondre à toutes ces questions, l'auteur met en avant le rôle fondamental des exigences d'ordre, de sens et de valeur. Cet ouvrage va ainsi au-delà de la pure Interrogation sur le droit pour confronter le lecteur philosophe aux divers horizons normatifs qui tissent la modernité. Dans un monde déchiré entre les valeurs d'antan, parfois dépassées, et les valeurs nouvelles, si difficiles à dégager, ce livre permet de mieux saisir ce que l'humanisme peut avoir d'essentiel pour l'homme contemporain, que l'avenir risque de plus en plus de livrer à la déshumanisation.
Résumé : Dès l'aurore de la pensée, la recherche des raisons du droit a constitué une voie royale pour la philosophie juridique. Sur cette voie précisément, la raison s'est soumise à son auto-examen afin d'apurer sa propre démarche. La philosophie de Kant a, dans ce registre, donné ses lettres de créance à une critique de la raison juridique dont, malgré des divergences d'interprétation et des pluralismes parfois déroutants, l'héritage est, aujourd'hui encore, riche et vivace. Les chemins du criticisme juridique sont d'autant plus escarpés qu'il existe des âges de la rationalité critique et que le philosophe, en s'engageant sur cet itinéraire, se lance dans une quête réflexive qui demeurera toujours inachevée. Il serait en effet présomptueux de croire que, même avec les nuances et les variances apportées par les philosophies contemporaines de l'argumentation et de la discussion, la philosophie critique de la raison juridique conduit à la fondation ultime et définitive des ordres de droit. On peut néanmoins reconnaître qu'elle jalonne la route au bout de laquelle brille, tel un phare, l'a priori transcendantal auquel s'accrochent le sens et la validité du droit. Dans la perspective que dessine la réflexion critique, la juridicité du droit se révèle donc comme le lieu d'excellence de l'Idéal régulateur de la raison. Il apparaît ainsi que, malgré les périls et les drames qui taraudent notre monde, le droit peut encore, dans le champ pratique où réside l'honneur de l'homme, accorder une place à l'espérance.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
TOME I. Des premiers Écrits à la « Critique de la raison pure » : Les Premiers écrits (1747-1762) - Les Écrits de 1763 - Des observations sur le beau et le sublime à l'étude des rêves d'un visionnaire (1764-1766) - La Position du problème critique (1767-1780) - La Critique de la raison pure (1781-1787). Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié avec la collaboration de Claude Berry, Jean Ferrari, Bernard Lortholary, François Marty, Jacques Rivelaygue et Sylvain Zac, 1840 pages, rel. peau, 105 x 170 mm.
Dans un célèbre article de 1784 où Kant répondait à la question: « Qu'est-ce que ?les Lumières?? », il se pencha sur ce que fut en Allemagne le « siècle des Lumières ». Ce mouvement manifestait, selon lui, la volonté de l'homme de quitter son « enfance intellectuelle » pour conquérir la liberté dans l'usage de la raison ? ce qu'il résuma par la formule empruntée au poète latin Horace Sapere aude, « Ose penser par toi-même ».
TOME III : Les Derniers Écrits : Les Écrits de 1792-1793 - Des réflexions sur « La Fin de toutes choses » à l'examen d'« Un prétendu droit de mentir par humanité » - La Métaphysique des moeurs et le conflit des facultés - Anthropologie et pédagogie - ?uvres inachevées. Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié avec la collaboration de Claude Berry, Luc Ferry, Pierre Jalabert, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue et Heinz Wismann, 1600 pages, rel. Peau.
Diderot Denis ; Delon Michel ; Abramovici Jean-Chr
Les Bijoux indiscrets - La Religieuse - Mystification - Les Deux Amis de Bourbonne - Entretien d'un père avec ses enfants - Ceci n'est pas un conte - Madame de La Carlière - Supplément au Voyage de Bougainville - Le Neveu de Rameau - Jacques le fataliste et son maître - Éloge de Richardson.