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Philosophie critique et raison juridique
Goyard-Fabre Simone
PUF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782130543107
Dès l'aurore de la pensée, la recherche des raisons du droit a constitué une voie royale pour la philosophie juridique. Sur cette voie précisément, la raison s'est soumise à son auto-examen afin d'apurer sa propre démarche. La philosophie de Kant a, dans ce registre, donné ses lettres de créance à une critique de la raison juridique dont, malgré des divergences d'interprétation et des pluralismes parfois déroutants, l'héritage est, aujourd'hui encore, riche et vivace. Les chemins du criticisme juridique sont d'autant plus escarpés qu'il existe des âges de la rationalité critique et que le philosophe, en s'engageant sur cet itinéraire, se lance dans une quête réflexive qui demeurera toujours inachevée. Il serait en effet présomptueux de croire que, même avec les nuances et les variances apportées par les philosophies contemporaines de l'argumentation et de la discussion, la philosophie critique de la raison juridique conduit à la fondation ultime et définitive des ordres de droit. On peut néanmoins reconnaître qu'elle jalonne la route au bout de laquelle brille, tel un phare, l'a priori transcendantal auquel s'accrochent le sens et la validité du droit. Dans la perspective que dessine la réflexion critique, la juridicité du droit se révèle donc comme le lieu d'excellence de l'Idéal régulateur de la raison. Il apparaît ainsi que, malgré les périls et les drames qui taraudent notre monde, le droit peut encore, dans le champ pratique où réside l'honneur de l'homme, accorder une place à l'espérance.
Résumé : On n'a jamais fini de lire une ?uvre qui s'offre selon des points de vue, des perspectives, des niveaux et des résonances multiples. C'est pourquoi lire Rousseau exige que l'on pense avec lui et que l'on retrouve le rythme rarement calme d'une méditation qui, coïncidant avec sa vie, s'élève vers les plus hautes réquisitions critiques de la raison et, tout ensemble, se trouve rongée par un tourment métaphysique. Ce livre montre que si Rousseau, pour qui " tout tient radicalement à la politique ", n'a cessé de disputer à Hobbes l'honneur d'avoir, ne premier, frayé le chemin de la " science politique ", c'est en philosophe - en philosophe profond - qu'il a ouvert cette voie. En effet, sa philosophie politique, qui est d'abord une réflexion sur les " institutions politiques " propres à l'Etat du contrat, se hausse, par une intuition critique encore innomée, jusqu'à l'horizon transcendantal où elle découvre l'idéalité pure de la normativité politique. Mais, dans l'élan d'une pensée réflexive que même les " extravagances " de ses rêveries n'ont pas arrêté, Rousseau, miné par l'angoisse d'exister, cisèle aussi une politique philosophique qui renvoie au mystère ontologique de l'homme condamné à l'errance que lui inflige son historicité. Dès lors, parce que l'ambivalence et les contradictions de la réalité socio-politique taraudent la pensée de Rousseau, celle-ci, déchirée, ne trouve sa cohésion et n'atteint son unité de sens que dans une médiation douloureuse sur l'homme écartelé, incapable d'assumer sa destination dans sa destinée. Jusqu'en ses promenades solitaires, le " subtil Diogène " a, tel un Sphinx, forgé l'énigme de l'homme en ses traits métaphysiques les plus profonds.
Résumé : La Grèce antique fut le berceau de la démocratie. Depuis lors, l'idée de démocratie a traversé les siècles. Au fil d'une pathétique aventure humaine, elle a acquis une dimension planétaire au point de devenir la " loi de la Terre ". Désignant beaucoup moins un régime politique qu'un modèle de société correspondant à un type de mentalité, elle est placée, en son essence même et depuis toujours, sous le signe de l'ambivalence. Riche d'espoirs, la démocratie est pour l'homme une promotion politique : en sa marche lente, elle a scandé la conquête de la liberté des peuples et rendu possible la reconnaissance des droits de l'homme. Mais, dans son irrésistible progression, le " fait démocratique " risque fort d'être pour les hommes une régression existentielle : alourdi par les passions qui agitent la nature humaine, il expose la société à des vices et à des maléfices qui la minent. Une crise endémique rôde dans la démocratie et, particulièrement grave aujourd'hui, la menace d'éclatement. Il appartient au philosophe de comprendre pourquoi la démocratie est à la fois désirable et redoutable. Ce ne sont pas, en effet, les articles d'une Constitution qui font la démocratie. Parce qu'elle est l'énergie d'une idée, elle est une disposition régulatrice riche d'espérance pour tous les hommes ; mais parce qu'elle est l'oeuvre de l'homme, elle est marquée d'une essentielle précarité. Elle n'est ni l'utopie d'une Cité du soleil, ni le mythe de l'Enfer : mais, toujours imparfaite, elle est toujours à refaire. La grande aventure démocratique est lourde à assumer.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.