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Tout pour tous ! L'expérience zapatiste, une alternative concrète au capitalisme
Goutte Guillaume
LIBERTALIA
8,00 €
Épuisé
EAN :9782918059455
Le 1er janvier 1994, en s'emparant, armes à la main, de plusieurs grandes villes de l'Etat du Chiapas, dans le sud du Mexique, les rebelles zapatistes ont donné à voir aux sociétés civiles nationale et internationale la réalité cruelle dans laquelle vivent des centaines de milliers d'Indiens mexicains. Réclamant la reconnaissance de leurs droits et de leur identité, ils ont remis sur le devant de la scène l'un des aspects souvent oubliés de la mondialisation : l'écrasement des peuples indigènes par la machine capitaliste. Si les médias n'ont retenu de ces rebelles que les passe-montagnes et les fusils, c'est pour mieux occulter la société authentiquement révolutionnaire que ces dizaines de milliers d'Indiens construisent depuis maintenant plus de vingt ans dans les territoires qu'ils ont libérés. Ce livre entend donner un aperçu des réalisations concrètes de leur projet.
La petite école zapatiste. Peu après l'extraordinaire marche de quarante mille zapatistes dans cinq villes de l'Etat du Chiapas le 21décembre 2012, l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) annonçait la tenue d'une Petite Ecole zapatiste. La première session eut lieu en août 2013, dans des communautés des cinq zones du territoire zapatiste, mais aussi à San Cristóbal de Las Casas, au Centre indigène de capacité intégrale-Université de la Terre. Pendant une semaine, près de deux mille élèves, venus d'un peu partout, vécurent le quotidien des indigènes zapatistes et purent en apprendre davantage, par l'écoute et la discussion, sur le projet d'autonomie que construisent les rebelles zapatistes depuis maintenant plus de trente ans. Les deux témoignages réunis ici offrent une vision-qui ne saurait être complète - de ce que furent ces cinq jours au contact d'une rébellion toujours vivace et riche d'enseignements pour qui aspire au renversement du monde.
Résumé : Des scriptoria de l'époque médiévale aux cassetins en télétravail, le vieux métier de correcteur n'a pas fondamentalement changé. Malgré les transformations technologiques et industrielles, le correcteur ou la correctrice est toujours celui qui valide tant sur le fond que sur la forme tout texte publié, quel que soit son support, afin d'en rendre la lecture la plus aisée et agréable possible. Les conditions d'exercice, elles, ont en revanche profondément changé et, si le métier est toujours reconnu, il est désormais en grande partie implanté dans les marges précarisées du monde du travail, entre salariat payé à la tâche et exploitation "microentrepreneuriale". Disséquer ces transformations, c'est mettre en lumière cette précarité de l'ombre, qui s'est installée dans le secret des grandes maisons d'édition et des entreprises de presse, pour donner à voir ce qu'il y a derrière le vernis de la culture et des savoirs : une chaîne de production où s'épanouit une forme de libéralisme sauvage.
Résumé : "Nous sommes des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître et sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat), et les amants passionnés de la culture de soi-même". Dans ce recueil de textes, Fernand Pelloutier (1867-1901), secrétaire de la Fédération des bourses du travail, appelle les anarchistes à rejoindre les rangs du syndicalisme révolutionnaire afin de favoriser l'autonomie ouvrière et l'auto-organisation du prolétariat, conditions indispensables pour terrasser l'autorité et le capitalisme.
Résumé : Odradek, pour Walter Benjamin, c'est la forme que prennent les choses tombées dans l'oubli, les choses qui comptent, celles qui touchent à la mémoire des vaincus dans le combat séculaire pour l'émancipation. [...] Quand la seule mesure du temps est le présent perpétuel, rien n'est plus nécessaire, me semble-t-il, que de puiser à cette ancienne mémoire, celle qui couve encore, ne serait-ce que comme espérance de vie décente, sous les ruines d'un monde très méthodiquement déconstruit par ceux-là mêmes qui ont décidé qu'il n'en était nul autre de possible, les maîtres postmodernes du capitalisme réellement existant. Odradek, c'est une sorte de fil rouge que l'oubli ne cesse d'investir, mais qui, du fait même de son inactualité et à condition de ne pas le perdre, peut toujours servir à tisser de nouvelles révoltes. L'anarchiste oscille, en permanence, entre sa part de rêve - l'optimisme de la volonté - et sa part de doute - le pessimisme de la raison -, mais avec la prescience toujours vive que, dans l'ombre de la nostalgie qui l'anime, peuvent toujours éclore, derrière les murs du réel le plus hostile, de nouveaux assauts contre le désordre du monde. Le plus souvent, il se trompe, bien sûr, mais c'est beaucoup moins grave, après tout, que d'abdiquer devant la médiocrité de l'époque.
Questionnant les grandes théories critiques (Marx, Ernst Bloch, Guy Debord), s'appuyant sur l'anthropologie, poussant des incursions du côté de la philosophie (Aristote, Agamben, Simondon), invoquant après les romantiques et les surréalistes la fonction vitale de l'imagination créatrice, L'Homme sans horizon dessine les lignes de fuite qui permettent de rouvrir un horizon utopique. Au-delà de l'utopie libérale, aujourd'hui épuisée, de l'utopie sociale qui a été défigurée par les régimes totalitaires, la seule issue possible est de reprendre et faire triompher le rêve ancestral de société sans classe ni Etat. Aujourd'hui où la survie de l'espèce est en jeu, c'est cette espérance qu'il s'agit de réaliser sous peine de voir l'humanité s'effondrer dans la barbarie.
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
Defoe Daniel ; Sickart Tôma ; Villeneuve Guillaume
Dans cet extrait de L'Histoire générale des plus fameux pyrates, Daniel Defoe (1660-1731), auteur du célébrissime Robinson Crusoé, relate les aventures du capitaine Misson, "l'homme le plus doux dans ses manières qui eût jamais sabordé un navire ou tranché une gorge", et de son complice, l'hérétique Carracioli, qui, las de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une république égalitaire, tout en continuant à piller les navires passant à leur portée. La propriété est abolie, les ressources mises en commun ; les distinctions de classe, de sexe et de race disparaissent. Le rêve sera cependant de courte durée.