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Eclats d'anarchie, passage de mémoire
Gomez Freddy ; Goutte Guillaume
CASCADES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782917051153
Odradek, pour Walter Benjamin, c'est la forme que prennent les choses tombées dans l'oubli, les choses qui comptent, celles qui touchent à la mémoire des vaincus dans le combat séculaire pour l'émancipation. [...] Quand la seule mesure du temps est le présent perpétuel, rien n'est plus nécessaire, me semble-t-il, que de puiser à cette ancienne mémoire, celle qui couve encore, ne serait-ce que comme espérance de vie décente, sous les ruines d'un monde très méthodiquement déconstruit par ceux-là mêmes qui ont décidé qu'il n'en était nul autre de possible, les maîtres postmodernes du capitalisme réellement existant. Odradek, c'est une sorte de fil rouge que l'oubli ne cesse d'investir, mais qui, du fait même de son inactualité et à condition de ne pas le perdre, peut toujours servir à tisser de nouvelles révoltes. L'anarchiste oscille, en permanence, entre sa part de rêve - l'optimisme de la volonté - et sa part de doute - le pessimisme de la raison -, mais avec la prescience toujours vive que, dans l'ombre de la nostalgie qui l'anime, peuvent toujours éclore, derrière les murs du réel le plus hostile, de nouveaux assauts contre le désordre du monde. Le plus souvent, il se trompe, bien sûr, mais c'est beaucoup moins grave, après tout, que d'abdiquer devant la médiocrité de l'époque.
A contretemps est une revue de critique bibliographique etd'histoire du mouvement libertaire qui paraît depuis 2001, "augré des lectures, des envies et des circonstances". Les EditionsLibertaires lui consacrent une collection, intitulée "Acontretemps", reprenant, sous forme thématique, l'essentiel desarticles parus dans la revue. Après D'une Espagne rouge etnoire, cet ouvrage en constitue le deuxième volume.
Résumé : Jusqu'alors inédit en français, Au pied du mur est le dernier tome des mémoires d'Abel Paz, combattant de la guerre d'Espagne et figure de l'anarchisme, qui, après avoir tenté de prendre part à une résurgence précaire de résistance libertaire au régime franquiste, devient l'un des nombreux témoins du quotidien des geôles de la dictature nationale-catholique. Ses souvenirs de la période 1942-1954 éclairent les relations de solidarité, les rapports de pouvoir et les débats houleux entre prisonniers (notamment au sein de la CNT), mais aussi, durant cette période tragique et décisive, les errements et bifurcations du mouvement anarchiste et de la solidarité internationale.
L'Echo des pas est resté jusqu'à ce jour inédit en français. A sa parution originale en espagnol en 1978, "le pavé de Garcia Oliver - 650 pages - y produisit quelques effets, dont l'irritation ne fut pas le moindre. C'est que le bonhomme avait l'avantage d'exaspérer d'abord les siens... Quand il proposa au Plenum du 23 juillet 1936 que la CNT prenne tout le pouvoir en Catalogne, Garcia Oliver ne fut pas suivi. Seul le canton du Bas Llobregat vota pour sa proposition. Le témoignage de celui qui fut, depuis 1919, un des hommes clé de la CNT, tour à tour garçon de café, organisateur de syndicats, homme d'action revolver au poing et... ministre de la justice est incontournable.
Résumé : Calomnié par Marx, dévoyé par l'extrême droite, délaissé par les libertaires eux-mêmes, Pierre-Joseph Proudhon, le fondateur de l'anarchisme, reste aujourd'hui encore un mal-aimé, presque un inconnu. Dans cet essai magistral, Pierre Ansart nous livre la quintessence de sa pensée sociale, tout en la resituant dans son milieu d'origine : le monde de l'atelier et de la petite manufacture, où l'ouvrier-artisan, fier de son savoir-faire, dirige en même temps qu'il exécute. Proudhon ne refusait pas seulement le capitalisme en tant que système d'exploitation. Il récusait le modèle de la grande entreprise, de la mécanisation à tous crins, de l'accélération généralisée. La société dont rêvait ce partisan de l'autogestion était faite d'unités de production de taille modeste, décentralisées, dans lesquelles les a travailleurs maîtriseraient leur activité de bout en bout, en privilégiant les rythmes tranquilles du temps jadis. Parce qu'il reflète l'univers moral de populations qui n'avaient pas encore été complètement englobées par la technologie et l'économie, l'anarchisme de Proudhon est comme une critique du vieux monde adressée au monde moderne. Mais il n'a rien de réactionnaire ni de dépassé. Au contraire : il cherche à inventer des formes sociales nouvelles capables de redonner vie aux libertés anciennes, tout en leur ajoutant l'égalité sociale.
Alternant évocation de mythes fondateurs des peuples indigènes et épisodes de la colonisation espagnole et de la révolution mexicaine, agissements sordides des hommes du pouvoir d'hier et d'aujourd'hui, oppression centenaire et rébellion partout présente des pauvres, "ceux d'en bas" , le sous-commandant insurgé Marcos nous propose de feuilleter avec lui les pages d'un calendrier particulier : celui de la résistance, au Mexique, à la phase actuelle d'intensification et de mondialisation du capitalisme. Avec cet humour tantôt ironique, tantôt désabusé qui est le sien, sans pourtant jamais perdre de vue la terrible gravité du sujet, Marcos nous convie donc à faire ensemble l'état des lieux après la Marche de la couleur de la terre qui a tracé en 2001 une spirale de San Cristobal de Las Casas à Mexico : Oaxaca, Puebla, Veracruz, Tlaxcala, Guerrero... Onze Etats puis le District fédéral (Mexico) ont été auscultés par cette "Fragile Armada" : la délégation zapatiste qui souleva une immense mobilisation sociale et un espoir sans précédent pour les peuples amérindiens. Ce Calendrier de la résistance, écrit en février 2003, trouve sa conclusion dans un texte de juillet 2003, "Chiapas : la treizième stèle" , qui étudie une étape essentielle de l'auto-organisation indienne, la création des Caracoles et des Conseils de bon gouvernement. Viens avec moi, regarde avec le coeur ce que te montrent mes yeux, marche sur mes traces et rêve dans mes bras. Tout là-haut, les étoiles forment un colimaçon, une spirale avec la Lune comme point de départ et d'arrivée. Regarde et écoute. Voici une terre digne et rebelle. Les hommes et les femmes qui la peuplent sont comme beaucoup d'autres hommes et d'autres femmes du reste du monde. (...) Nous pourrons écouter le bouillonnement d'activités de ces zapatistes qui s'obstinent à subvertir le temps lui-même et qui brandissent à nouveau, comme s'il s'agissait d'un drapeau, un autre calendrier... celui de la résistance.
Résumé : Jusqu'alors inédit en français, Au pied du mur est le dernier tome des mémoires d'Abel Paz, combattant de la guerre d'Espagne et figure de l'anarchisme, qui, après avoir tenté de prendre part à une résurgence précaire de résistance libertaire au régime franquiste, devient l'un des nombreux témoins du quotidien des geôles de la dictature nationale-catholique. Ses souvenirs de la période 1942-1954 éclairent les relations de solidarité, les rapports de pouvoir et les débats houleux entre prisonniers (notamment au sein de la CNT), mais aussi, durant cette période tragique et décisive, les errements et bifurcations du mouvement anarchiste et de la solidarité internationale.
Christian Ferrer est argentin, sociologue et essayiste. Il est né en 1960 et enseigne la philosophie à la faculté de sciences sociales de Buenos Aires. Il a publié en Argentine et en Espagne des essais sur le langage libertaire, sur la violence technique, une anthologie de la pensée anarchiste. "Ce n'est pas l'image du fleuve qui collerait à l'anarchisme, mais plutôt celle du geyser, ou de l'inondation, de l'alluvion, de la rivière souterraine, du débordement, de la trombe marine, de la vague qui emporte tout, de la tête d'orage".
Dans le sud du Mexique, à Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s'épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d'être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique. Les choses vont vite et l'exemple de la commune naissante d'Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité. (La Jornada 25 juillet 2006.) Biographie: Georges Lapierre, auteur du Mythe de la raison, arpente le Mexique depuis de longues années. Il a tenu sur place, à chaud, cette chronique de la Commune d'Oaxaca. Son récit s'accompagne de documents inédits, d'une chronologie et d'une réflexion sur la communalité des peuples indiens qui irrigue le mouvement de transformation sociale jusqu'au c?ur de la ville.