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Correcteurs et correctrices. Entre prestige et précarité
Goutte Guillaume
LIBERTALIA
8,00 €
Épuisé
EAN :9782377292202
Des scriptoria de l'époque médiévale aux cassetins en télétravail, le vieux métier de correcteur n'a pas fondamentalement changé. Malgré les transformations technologiques et industrielles, le correcteur ou la correctrice est toujours celui qui valide tant sur le fond que sur la forme tout texte publié, quel que soit son support, afin d'en rendre la lecture la plus aisée et agréable possible. Les conditions d'exercice, elles, ont en revanche profondément changé et, si le métier est toujours reconnu, il est désormais en grande partie implanté dans les marges précarisées du monde du travail, entre salariat payé à la tâche et exploitation "microentrepreneuriale". Disséquer ces transformations, c'est mettre en lumière cette précarité de l'ombre, qui s'est installée dans le secret des grandes maisons d'édition et des entreprises de presse, pour donner à voir ce qu'il y a derrière le vernis de la culture et des savoirs : une chaîne de production où s'épanouit une forme de libéralisme sauvage.
Le 1er janvier 1994, en s'emparant, armes à la main, de plusieurs grandes villes de l'Etat du Chiapas, dans le sud du Mexique, les rebelles zapatistes ont donné à voir aux sociétés civiles nationale et internationale la réalité cruelle dans laquelle vivent des centaines de milliers d'Indiens mexicains. Réclamant la reconnaissance de leurs droits et de leur identité, ils ont remis sur le devant de la scène l'un des aspects souvent oubliés de la mondialisation : l'écrasement des peuples indigènes par la machine capitaliste. Si les médias n'ont retenu de ces rebelles que les passe-montagnes et les fusils, c'est pour mieux occulter la société authentiquement révolutionnaire que ces dizaines de milliers d'Indiens construisent depuis maintenant plus de vingt ans dans les territoires qu'ils ont libérés. Ce livre entend donner un aperçu des réalisations concrètes de leur projet.
Résumé : Né au XIXe siècle au sein de la haute société britannique, l'alpinisme n'est pas pour autant resté l'apanage des dominants. L'idée de grimper les montagnes a aussi fait son chemin parmi les exploités, à la faveur des premiers congés payés. Mais la montagne n'est pas qu'un terrain de jeu ou une frontière naturelle, c'est aussi un refuge pour les opprimés, un lieu de passage clandestin, un terrain d'expression privilégié pour les luttes écologiques et sociales. Un environnement qui peut sembler hostile, aussi, et qui impose que ceux qui s'y aventurent s'écoutent et s'entraident. Un monde où la solidarité et la liberté forment un socle de valeurs communes entre l'alpinisme et l'anarchisme.
Résumé : "Dès qu'un homme a eu la criminelle ingéniosité de tirer profit du travail de son semblable, de ce jour, l'exploité a, d'instinct, cherché à donner moins que n'exigeait son patron. Ce faisant, cet exploité a fait du sabotage, manifestant ainsi, sans le savoir, l'antagonisme irréductible qui dresse l'un contre l'autre, le capital et le travail". Emile Pouget (1860-1931), anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, secrétaire adjoint de la Confédération générale du travail, livre un manuel subversif de résistance à l'exploitation capitaliste, fondé sur le principe : "A mauvaise paye, mauvais travail ! "
Résumé : "Nous sommes des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître et sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat), et les amants passionnés de la culture de soi-même". Dans ce recueil de textes, Fernand Pelloutier (1867-1901), secrétaire de la Fédération des bourses du travail, appelle les anarchistes à rejoindre les rangs du syndicalisme révolutionnaire afin de favoriser l'autonomie ouvrière et l'auto-organisation du prolétariat, conditions indispensables pour terrasser l'autorité et le capitalisme.
David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de "Libertalia". Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières ? mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande.
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
Partant du récit de Bernard Moitessier qui refusa de finir une course en bateau qu’il s’apprêtait à remporter, l’autrice nous parle du refus de parvenir, c’est-à-dire refuser les conditions de réussite prônées par nos sociétés pour définir les nôtres, plus en adéquation avec nos valeurs et notamment le respect de la nature. Inspirant, vivifiant, et étonnamment apaisant, ce court essai invite à repenser notre façon d’être à l’heure de l’effondrement écologique. Corinne Morel Darleux nous invite, non pas à baisser les bras, mais à agir, pour rester dignes au présent, et tout tenter même quand les indices sont au rouge et que le monde plonge dans l’absurdité. Et ce, pour réussir à être en accord avec nous-mêmes et sauver ce qui peut l’être.