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Lucia Sanchez Saornil. Poétesse, anarchiste et féministe
Goutte Guillaume
LIBERTAIRE
3,10 €
Épuisé
EAN :9782915514438
Très peu de choses ont été écrites sur Lucia Sanchez Saornil. Certes, l'on peut trouver quelques informations dans différents livres et articles abordant la révolution espagnole de 1936 ou, plus particulièrement, l'organisation des Mujeres Libres, mais c'est bien peu comparé à l'activisme artistique et militant dont a fait preuve Lucia pendant sa vie. D'abord engagée dans l'un des plus importants mouvements poétiques avant-gardistes de l'Espagne, puis activement investie dans l'anarcho-syndicalisme, la lutte pour l'émancipation des femmes et la révolution sociale espagnole de 1936, Lucia a toujours cultivé en elle le changement et le désir de faire naître une société plus juste, plus libre et plus égalitaire. Ce court essai entend faire revivre en quelques pages une femme extraordinaire, à la fois poète et anarchiste, qui a fait de sa vie une lutte pour un monde meilleur.
Résumé : Odradek, pour Walter Benjamin, c'est la forme que prennent les choses tombées dans l'oubli, les choses qui comptent, celles qui touchent à la mémoire des vaincus dans le combat séculaire pour l'émancipation. [...] Quand la seule mesure du temps est le présent perpétuel, rien n'est plus nécessaire, me semble-t-il, que de puiser à cette ancienne mémoire, celle qui couve encore, ne serait-ce que comme espérance de vie décente, sous les ruines d'un monde très méthodiquement déconstruit par ceux-là mêmes qui ont décidé qu'il n'en était nul autre de possible, les maîtres postmodernes du capitalisme réellement existant. Odradek, c'est une sorte de fil rouge que l'oubli ne cesse d'investir, mais qui, du fait même de son inactualité et à condition de ne pas le perdre, peut toujours servir à tisser de nouvelles révoltes. L'anarchiste oscille, en permanence, entre sa part de rêve - l'optimisme de la volonté - et sa part de doute - le pessimisme de la raison -, mais avec la prescience toujours vive que, dans l'ombre de la nostalgie qui l'anime, peuvent toujours éclore, derrière les murs du réel le plus hostile, de nouveaux assauts contre le désordre du monde. Le plus souvent, il se trompe, bien sûr, mais c'est beaucoup moins grave, après tout, que d'abdiquer devant la médiocrité de l'époque.
Le 1er janvier 1994, en s'emparant, armes à la main, de plusieurs grandes villes de l'Etat du Chiapas, dans le sud du Mexique, les rebelles zapatistes ont donné à voir aux sociétés civiles nationale et internationale la réalité cruelle dans laquelle vivent des centaines de milliers d'Indiens mexicains. Réclamant la reconnaissance de leurs droits et de leur identité, ils ont remis sur le devant de la scène l'un des aspects souvent oubliés de la mondialisation : l'écrasement des peuples indigènes par la machine capitaliste. Si les médias n'ont retenu de ces rebelles que les passe-montagnes et les fusils, c'est pour mieux occulter la société authentiquement révolutionnaire que ces dizaines de milliers d'Indiens construisent depuis maintenant plus de vingt ans dans les territoires qu'ils ont libérés. Ce livre entend donner un aperçu des réalisations concrètes de leur projet.
Résumé : Né au XIXe siècle au sein de la haute société britannique, l'alpinisme n'est pas pour autant resté l'apanage des dominants. L'idée de grimper les montagnes a aussi fait son chemin parmi les exploités, à la faveur des premiers congés payés. Mais la montagne n'est pas qu'un terrain de jeu ou une frontière naturelle, c'est aussi un refuge pour les opprimés, un lieu de passage clandestin, un terrain d'expression privilégié pour les luttes écologiques et sociales. Un environnement qui peut sembler hostile, aussi, et qui impose que ceux qui s'y aventurent s'écoutent et s'entraident. Un monde où la solidarité et la liberté forment un socle de valeurs communes entre l'alpinisme et l'anarchisme.
Résumé : "Nous sommes des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître et sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat), et les amants passionnés de la culture de soi-même". Dans ce recueil de textes, Fernand Pelloutier (1867-1901), secrétaire de la Fédération des bourses du travail, appelle les anarchistes à rejoindre les rangs du syndicalisme révolutionnaire afin de favoriser l'autonomie ouvrière et l'auto-organisation du prolétariat, conditions indispensables pour terrasser l'autorité et le capitalisme.
Résumé : Le but de cette brochure est de faire découvrir en France un pédagogue libertaire trop souvent ignoré et pourtant clairvoyant et critique sur les limites des systèmes éducatifs autoritaires de son temps et du nôtre. En effet, le discours de pédagogie critique d'Henri Roorda est encore, on peut le déplorer, largement d'actualité. Ainsi, Henri Roorda fut à la fois un praticien et un critique du système éducatif en Suisse romande, mais sa critique, nous le verrons, dépasse cette région et vaut pour d'autres contrées. Il fut aussi impliqué dans l'Ecole Ferrer de Lausanne. Pour lui comme dans tout projet d'éducation libertaire, " il s'agissait non pas de dogmatiser, mais d'enseigner. C'est du travail que devait se dégager la morale ", car, ajoute-t-il plus loin, " l'Ecole Ferrer a tablé sur deux éléments d'avenir, qui permettent tous les espoirs, toutes les audaces : sur les enfants et sur le travail ".
Résumé : Cet ouvrage est composé de deux ensembles. Le premier s'inscrit dans la suite des réflexions de l'auteur sur l'éducation libertaire. Education libertaire mise en perspective et en lien avec les réalisations de la Commune de Paris et le souhait déjà formulé d'une école laïque et gratuite. Education libertaire encore au coeur du texte de James Guillaume Idées sur l'organisation sociale écrit en 1876. Texte synthétique où l'éducation apparaît parmi d'autres exigences comme l'une des pierres angulaires de la transformation sociale. La seconde partie du volume est composée de différents articles susceptibles d'engager une réflexion sur l'actualité de l'anarchisme et sur la nécessité de l'organisation spécifique anarchiste.
Résumé : L'histoire de l'anarchisme commence au XIXe siècle et la pensée libertaire n'a cessé de se développer depuis. René Berthier se livre ici à un exercice aussi exigeant que nécessaire : embrasser en un petit volume accessible deux siècles d'histoire politique afin de comprendre comment se constituent les courants de pensée libertaire. Document d'histoire autant que cartographie des mouvements contemporains, ce petit ouvrage est à mettre entre toutes les mains animées d'une curiosité politique !
Depuis toujours, et sans aucun doute à toujours, les "cocos" font dans l'anti-anarchisme primaire. A l'époque de Marx déjà, quand la grenouille de bibliothèques londoniennes cherchait à régner par oukases sur la Première Internationale, les Bakouniniens se voyaient interdits d'antenne pour cause de refus d'organiser le prolétariat sur un mode militaire, de refus de chercher à prendre le pouvoir et d'y installer une dictature sur le prolétariat censée mettre en place... les conditions du dépérissement de l'Etat. Lors des révolutions de ce siècle, les tenants d'un socialisme dictatorial, d'un capitalisme d'Etat et du règne sans partage de leur parti-Etat, n'eurent de cesse de dénoncer, d'emprisonner, de torturer, de déporter, de fusiller et d'assassiner ceux qui pensaient que le plus court chemin du capitalisme vers un socialisme à visage humain et, donc, antiautoritaire, passait par l'autogestion généralisée et le fédéralisme. Pendant un siècle, les fascistes rouges, drapés dans un pseudo "science" totalitaire, ont confisqué et dévoyé l'espérance en un monde plus humain. A l'heure où le fascisme rouge a explosé (implosé) en vol et où la barbarie capitaliste dévoile chaque jour un peu plus sa nature cannibale, on voudra bien nous pardonner de ne pas perdre la mémoire. Tirer sur les corbillards, ça peut aider à tuer la mort... mais de bonnes vieilles bombes (politiques, sociales et organisationnelles) antiautoritaires contre tous les intolérables du présent, et surtout, quelques roses de socialisme libertaire, en paroles et en actes, ça ne peut qu'aider l'anti à oser le pour. De l'anti-communisme-autoritaire au communisme libertaire ! Il est des paradoxes dont nous assumons la cohérence !