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Paris 60
Goulaine Robert de
BARTILLAT
18,16 €
Épuisé
EAN :9782841002771
Je voulus connaître cette autre ville, plus surprenante, croyais-je alors, que la forêt gaste des trouvères. Je ne cherchais pas à m'éblouir, à m'instruire ; seulement à me perdre, loin des belles avenues ; là où les rues étaient restées étroites et les murs penchés ; les portes accueillantes, entrebâillées sur un dédale de cours, de galeries et d'escaliers. " Robert de Goulaine nous entraîne dans son Paris des années soixante, où le réel côtoie l'imaginaire et l'intrigue vire à l'énigme ; avec ses enchantements et ses sortilèges : le manoir de la Reine Blanche, le bal de la rue Au-Maire, " la Mouffe ", le square du Vert Galant, les abattoirs de Vaugirard, Pigalle, la galerie Vivienne, les Buttes Chaumont... L'auteur se fait le discret complice d'une série d'étonnants personnages surgis de l'ombre et prompts à y retourner. Paris 60 : une quête alchimique, une aventure souterraine, le miroir d'un temps parallèle.
Et si la vie n'était qu'un songe que rattrapent parfois de brusques bouffées de souvenirs avant de sombrer à nouveau dans l'illusion? Et si le destin ne faisait qu'obéir aux appels secrets et persistants qui montent des miroirs où l'on se contemple? Quand la jeune Adriana rencontre Elio Fazzini, un jeune homme insaisissable aux allures d'Orphée qui collectionne tableaux et objets volés, elle ne soupçonne pas encore la nature de cet amour. Mais entre les murs de Monte Certo, la forteresse hors du temps où il la séquestre, elle découvre soudain sa ressemblance frappante avec Madame Solario, un personnage de roman anonyme dont la légende rôde toujours sur les bords du lac de Côme. Comment trouver le chemin qui mène au coeur d'Elio sans devenir la prisonnière des rêves où il la recrée de toutes pièces? Baignant dans la torpeur d'un contre de fées qui vire peu à peu au cauchemar, Adriana s'apprête à ouvrir la porte de son destin de femme et à affronter sa peur la plus profonde. Et ce n'est qu'au bout d'un long voyage océanique vers le secret de son coeur, et au prix d'une séparation traversée de réminiscences qu'elle découvrira que l'amour, plus fort que la mort, va jusqu'à dépasser le réel. Un roman chargé d'onirisme et de mystère, qui célèbre l'éternité de l'amour et de la jeunesse par-delà le temps vécu, le temps compté. Biographie de l'auteur Robert de Goulaine est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Livre des vins rares ou disparus (Bartillat, 1995), Du côté de Zanzibar (Bartillat, 1996) et Le Prince et le jardinier (Albin Michel, 2003). Il est également l'auteur du Dernier Ange (Motifs n°257) et Paris 60 (Motifs n°275).
Goulaine de Laudonnière René de ; Le Challeux Nico
Résumé : Une Saint-Barthélémy au Nouveau Monde? En 1562, le capitaine Jean Ribault aborde les côtes de la Terra Florida qu?il proclame territoire de Nouvelle France. Trois ans plus tard, les Espagnols fondent non loin de là la colonie de San Augustin. Commence alors une guerre de trois années entre protestants français et catholiques espagnols. Les trois textes réunis dans ce livre sont rédigés par quelques rares français à avoir survécu à l?une des trois expéditions menées dans cette partie du monde entre 1565 et 1568. Trois textes témoignant de la violence de la colonisation européenne qui, abordant de nouvelles terres, y exporte aussitôt ses guerres et ses sanglantes rivalités.
SÉBASTIEN habitait entre cour et jardin (depuis quand n'avait-on pas tondu la pelouse, élagué les arbres?) un hôtel particulier dont il cherchait à se défaire et bradait le contenu dans l'intervalle, s'offrant avec cet argent quelques très belles voitures d'avant-guerre, restaurées à grands frais. J'étais de ceux qui logeaient là et durent bientôt se résigner à coucher sur des matelas à l'étage, parmi cinquante chaises de bal capitonnées de soie rose; elles seules n'avaient pas trouvé preneur et nous les remontions une à une des salons du rez-de-chaussée, dépouillés de leurs lustres et consoles, plongés dans la pénombre, derrière des volets toujours clos. Les bureaux d'une ambassade, style bunker amélioré, occupent à présent ce vaste espace; les derniers marronniers ont été abattus; la rue, aristocratique et provinciale, a changé de visage. Il m'en est resté un goût déraisonnable de ces demeures à la dérive, où la ruine le dispute aux fastes anciens.Sébastien s'entourait de marginaux; non pas les laissés-pour-compte ou les harangueurs de foule à la terrasse des cafés, mais d'aimables solitaires: ni empruntés, ni emprunteurs, pareils au chat de Kipling... «that walked by himself». Henny brillait dans cette assemblée d'un éclat surnaturel; elle venait de Berlin, mariée en 1945 à un G.I. qu'elle ne tarda pas à plaquer pour revenir en Europe et séduire une kyrielle d'interchangeables amants, fascinés par ses yeux verts, son port de reine: Lorelei et ribaude, à la fois. Figuraient encore l'arrière-petite-fille d'un maréchal de France, qui jouait au derviche tourneur, faute de savoir à quel saint se vouer; successivement, des clandestins du FLN et de l'OAS; Nina la Polonaise, rescapée du ghetto de Lvov; un ex-instituteur breton; un peintre roumain; une sorcière catalane, promenant «Sabu» en laisse - horrible matou noir que la lecture, même à voix basse, des nouvelles d'Edgar Poe rendait enragé; un Algérien baptisé Moineau, je ne sais pourquoi (on ne posait pas de questions inutiles chez notre hôte; on ne se renseignait pas: aimer nous suffisait)...
Pour parler de la chasse, Robert de Goulaine a choisi de sortir des sentiers battus. C'est d'une manière très personnelle, où l'ironie se mêle à la passion, qu'il nous la raconte. Souvenirs d'enfance, vieilles demeures, personnages hauts en couleur, anecdotes, forment la trame de ce récit. Les braconniers du bocage côtoient des Belges en loden, des lords anglais aux tweeds aussi râpés que leur fortune est conséquente. Le chapitre espagnol évoque un monde étonnant, plus proche du siècle dernier que du nôtre. Et si les descriptions de la chasse, telle qu'elle se pratique - ou se pratiquait - dans le Midi de la France, confinent parfois au burlesque, c'est d'un œil tendre que l'auteur observe ces pilleurs d'ortolans et de becfigues. Robert de Goulaine a consacré beaucoup de temps à la chasse. Il ne prétend pas s'en justifier, mais célébrer un certain art de vivre, dont ce sport n'était, finalement, que le pretexte.
Résumé : Ce livre met en scène un grand nombre d'expressions, dictons, jurons et proverbes de la langue française concernant le chat dans tous ses états. Cette promenade érudite et souvent drôle en dit long sur la psychologie de ce mystérieux compagnon de l'homme et sur le regard attendri qu'il lui porte. Grâce à ce livre, il s'agit d'adopter un langage "châtié" et de donner sa langue au chat si l'on ne connaît pas la réponse. Parmi les expressions retenues, "avoir d'autres chats à fouetter", "appeler un chat un chat", "avoir un chat dans la gorge", "quand le chat n'y est pas, les souris dansent" : toutes ces formules retrouvent ici leur saveur.
De Chanel N° 5 à Opium, d'Arpège à Joy, de l'Air du temps à Shalimar, chaque parfum célèbre cache une histoire passionnante avec ses secrets. En vingt chapitres, Anne Davis et Bertrand Meyer-Stabley nous dévoilent les secrets des fragrances cultes, les coulisses des grandes maisons de couture ou de parfum, le travail des plus grands "nez". On découvre comment François Coty, Madame Carven, Coco Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Jeanne Lanvin, Nina Ricci, Marcel Rochas, Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy et aussi Elsa Schiaparelli ont exprimé leur style dans leurs parfums. Parfums de légende renoue avec l'âge d'or des maisons Caron, Guerlain, Hermès, Roger & Gallet et de bien d'autres. On y retrouve sans faille ces effluves mythiques qui sont presque des oeuvres d'art, la quintessence de la parfumerie française. Cette édition augmentée inclut cinq nouveaux parfums : Chypre, Eau d'Hadrien, Trésor, Angel et Ambre Sultan.
Résumé : Cette édition rassemble pour la première fois l'ensemble des écrits sur l'art que Huysmans publia entre 1867 et 1905, dont 40 textes jusqu'alors inédits en volume. Découvreur de l'Impressionnisme et révélateur de nombreux talents, Huysmans contribua, par sa critique d'art, à l'évolution des idées esthétiques au tournant des XIXe et XXe siècles et à l'émergence de la peinture moderne. Le premier, il a su percevoir l'avenir du courant impressionniste, apprécier ses couleurs vivres et saisir le rôle nouveau conféré à la lumière, comprendre enfin la révolution qui s'opérait brutalement dans la peinture. De l'art flamand et hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles (Bosch, Brueghel, Van Dyck, Hals, Rembrandt...) à l'Impressionnisme (Monet, Manet, Degas, Pissarro, Caillebotte, Gauguin, Cézanne, Seurat...), puis du Symbolisme (Whistler, Moreau, Redon, Rops...) à la redécouverte des artistes primitifs (Grünewald, Van der Weyden...), la critique d'art de Huysmans est une promenade à travers les plus riches heures de l'Histoire de l'art. Peintre du langage, Huysmans pulvérise la pensée au delà de toute notion de genre. A la frontière de la critique d'art et de la littérature, ses écrits esthétiques prennent place aux côtés de ceux de Diderot, Stendhal ou Baudelaire et constituent le témoignage singulier d'un esthète du XIXe siècle sur la peinture, en même temps qu'une invitation à relire son oeuvre de romancier à la lumière de sa conception picturale personnelle, à la fois moderne et hors du temps.
Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l'histoire de L'Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995, sans oublier les plus récentes controverses qui continuent à l'entourer. Conçu à l'origine pour Khalil-Bey, collectionneur ottoman résidant à Paris, le tableau de Gustave Courbet a connu un itinéraire des plus extraordinaires que Thierry Savatier éclaire d'un jour nouveau. L'ouvrage s'appuie sur de nombreuses archives publiques et privées françaises, anglaises, hongroises et américaines, et dévoile un pan secret à ce jour : le transfert du tableau en 1945 de Hongrie vers l'Union soviétique, où, après bien des drames, son propriétaire le baron Hatvany parviendra à le récupérer. Au début des années 1950, L'Origine du monde revient en France, acquis par Jacques Lacan, avant d'être livré au public. De nombreuses personnalités des XIXe et XXe siècles ont croisé le chemin du tableau : Théophile Gautier, Sainte-Beuve, Edmond Goncourt, Sylvia Bataille, Alain Cuny, Marguerite Duras, Claude Lévi-Strauss, Dora Maar, René Magritte... Scandale majeur de l'histoire de l'art, objet de fascination et de répulsion, cette oeuvre, offerte à toutes les interprétations, marque une date de rupture dans l'aventure de la peinture occidentale, qui justifie pleinement cette " biographie " à part entière.